Le Musée de Pont-Aven fait sa mueCulture

Le Musée de Pont-Aven fait sa mue

Emeline E.  |   Date de publication : 26 mars 2012 08:04 / Dernière mise à jour : 8 mars 2022 15:51

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Pont-Aven : terre d’accueil d’artistes

Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, la petite commune du Finistère constitue une terre fertile pour la peinture. La ligne de chemin de fer inaugurée en 1862 relie Paris et Quimper. Dès lors, beaucoup d’Américains arrivent pour achever leur école d’art par un périple en Europe. Beaucoup d’autres suivent, et Pont-Aven devient dès lors le nom de rassemblement de ces artistes aux inspirations diverses.

Venus en quête de dépaysement, ils logent à l’Hôtel Julia, à la pension Gloanec, au Manoir de Lézaven. En plus d’une variété de lumières, ils rencontrent un accueil des plus chaleureux, qui participe à l’engouement pour le lieu. Artistiquement, cette première génération d’artistes reste proche de l’héritage de Gustave Courbet.

Naissance du synthétisme à l’École de Pont-Aven

En 1886 débarque un certain Paul Gauguin, qui croise le peintre et écrivain Émile Bernard. De leur rencontre naît le mouvement du synthétisme, résumé en partie par la toile de Bernard « Bretonnes dans la prairie verte », et qui se définit par une prise de distance avec la réalité. On peint selon son souvenir et non plus son seul regard, les émotions s’en trouvent libérées. Gauguin intègre l’approche et la pousse ensuite à son paroxysme.

Toute une colonie d’artistes gravite alors autour des deux hommes, parmi lesquels Filiger, Laval, Seguin et Slewinski que l’on retrouve dans l’exposition. Ils partagent leurs existences, échangent leurs idées sur l’art et forment ensemble l’École de Pont-Aven.

Renaissance d’un musée

L’exposition proposée au Musée de Pont-Aven n’invite pas simplement à la douce contemplation d’un millier d’œuvres environ, ni à l’exploration de 80 artistes. Au-delà de la riche collection, elle propose de se pencher sur l’histoire du musée, depuis sa naissance jusqu’à son futur remaniement, prévu pour satisfaire un public de plus en plus nombreux.

Estelle Guille des Buttes-Fresneau, conservatrice et commissaire de l’exposition, voit l’endroit comme « un lieu de mémoire pour une réappropriation des traces documentaires et plastiques des peintres de l’École de Pont-Aven ». Une belle occasion à ne pas rater pour se familiariser avec ce qui a fait et constitue toujours la magie de Pont-Aven. Après, le musée restera portes closes pendant 18 mois.

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