
Florence
janine33 a écrit :
Il conviendrait de développer un peu : « . C’est une lettre de 1766…à un ami M.Damilaville dont voilà la suite
…
Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple, que vous croyez digne d’être instruit.
J’entends par peuple la populace, qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire ; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes.
Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande…
Il est vrai que Confucius a dit qu’il avait connu des gens incapables de science, mais aucun incapable de vertu.
Aussi doit-on prêcher la vertu au plus bas peuple ; mais il ne doit pas perdre son temps à examiner qui avait raison ….
Et plût à Dieu qu’il n’y eût jamais eu de bon bourgeois infatué de ces disputes !
nous n’aurions jamais eu de guerres de religion, nous n’aurions jamais eu de Saint-Barthélemy.
Toutes les querelles de cette espèce ont commencé par des gens oisifs et qui étaient à leur aise.
Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu »
Dans le fond Voltaire n’a pas tort de considérer que s’engagent dans la course aux idées , les gens oisifs .
En 1766 la bourgeoisie vivait de ses rentes .
Aujourd’hui , le peuple a été libéré d’une partie du travail . Ne parlons nous pas d’une civilisation du temps libre ?
Il n’est plus analphabète non plus .
Cependant combien ont des connaissances adaptées à la compréhension du monde contemporain ?
Des connaissances en économie , en législation en matière d’échanges , en droit international ?
Très peu .
Alors Voltaire a raison : nous sommes tous ignares et seule une cohorte de spécialistes peut comprendre les rouages qui donneront du pain aux laboureurs .
Les gens de la ville semblent mieux placés pour cela que les rats des champs . Dommage !
Merci de la suite.
jani1
janine33 a écrit :
Il conviendrait de développer un peu : « . C’est une lettre de 1766…à un ami M.Damilaville dont voilà la suite
…
Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple, que vous croyez digne d’être instruit.
J’entends par peuple la populace, qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire ; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes.
Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande…
Il est vrai que Confucius a dit qu’il avait connu des gens incapables de science, mais aucun incapable de vertu.
Aussi doit-on prêcher la vertu au plus bas peuple ; mais il ne doit pas perdre son temps à examiner qui avait raison ….
Et plût à Dieu qu’il n’y eût jamais eu de bon bourgeois infatué de ces disputes !
nous n’aurions jamais eu de guerres de religion, nous n’aurions jamais eu de Saint-Barthélemy.
Toutes les querelles de cette espèce ont commencé par des gens oisifs et qui étaient à leur aise.
Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu »
Dans le fond Voltaire n’a pas tort de considérer que s’engagent dans la course aux idées , les gens oisifs .
En 1766 la bourgeoisie vivait de ses rentes .
Aujourd’hui , le peuple a été libéré d’une partie du travail . Ne parlons nous pas d’une civilisation du temps libre ?
Il n’est plus analphabète non plus .
Cependant combien ont des connaissances adaptées à la compréhension du monde contemporain ?
Des connaissances en économie , en législation en matière d’échanges , en droit international ?
Très peu .
Alors Voltaire a raison : nous sommes tous ignares et seule une cohorte de spécialistes peut comprendre les rouages qui donneront du pain aux laboureurs .
Les gens de la ville semblent mieux placés pour cela que les rats des champs . Dommage !
Pour moi, c'est une très bonne et intéressante réponse que vous avez dénichée là, janine33 !
J'en garderai une copie en lieu sûr. Merci!
Dommage que ces 2 messieurs sans nés trop tôt pour voter pour eux!
Cdlt., - jani
janine33
Il conviendrait de développer un peu : « . C’est une lettre de 1766…à un ami M.Damilaville dont voilà la suite
…
Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple, que vous croyez digne d’être instruit.
J’entends par peuple la populace, qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire ; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes.
Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande…
Il est vrai que Confucius a dit qu’il avait connu des gens incapables de science, mais aucun incapable de vertu.
Aussi doit-on prêcher la vertu au plus bas peuple ; mais il ne doit pas perdre son temps à examiner qui avait raison ….
Et plût à Dieu qu’il n’y eût jamais eu de bon bourgeois infatué de ces disputes !
nous n’aurions jamais eu de guerres de religion, nous n’aurions jamais eu de Saint-Barthélemy.
Toutes les querelles de cette espèce ont commencé par des gens oisifs et qui étaient à leur aise.
Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu »
Dans le fond Voltaire n’a pas tort de considérer que s’engagent dans la course aux idées , les gens oisifs .
En 1766 la bourgeoisie vivait de ses rentes .
Aujourd’hui , le peuple a été libéré d’une partie du travail . Ne parlons nous pas d’une civilisation du temps libre ?
Il n’est plus analphabète non plus .
Cependant combien ont des connaissances adaptées à la compréhension du monde contemporain ?
Des connaissances en économie , en législation en matière d’échanges , en droit international ?
Très peu .
Alors Voltaire a raison : nous sommes tous ignares et seule une cohorte de spécialistes peut comprendre les rouages qui donneront du pain aux laboureurs .
Les gens de la ville semblent mieux placés pour cela que les rats des champs . Dommage !
