
doyen
Bon nombre de personnes ont été choquées par le sort réservé à Damien Abad ancien député LR (chef de file de ce groupe à l’assemblée nationale), lorsqu’il fut nommé ministre des solidarités dans le premier gouvernement Elisabeth Borne.
Mis en cause, mais non mis en examen à la suite d’accusations de viol, il fut démissionné, mais non démissionnaire. Sa culpabilité n’étant pas du tout démontrée, d’autant plus que sa situation de handicap, sans l’écarter, la rendait fortement douteuse. L'infirmière qui s’occupait de lui quotidiennement avait témoigné en ce sens.
Heureusement que les électeurs lui ont rendu justice, car à la suite de son départ du gouvernement, il a été réélu député de l’Ain au second tour, avec 57,86 % des voix.
En réalité, il y a eu un règlement de compte du LR à son encontre, cette histoire de viol ayant été révélée peu de temps après sa nomination comme ministre.
Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, également mis en cause par des accusations de viol n’a pas connu le même sort, puisqu’il n’a ni démissionné, ni été démissionné. A la suite de la procédure, il a bénéficié d’un non-lieu confirmé en appel.
Pareillement pour Eric Dupond-Moretti mis en examen pour prise illégale d’intérêt et donc traduit en justice. Il est vrai que sa situation est différente de celle de Abad et Darmanin, puisqu’il n’est pas poursuivi dans le cadre d’une infraction de droit commun jugée par une juridiction composée de magistrats de métier. Il s’agit pour lui d’une infraction commise dans l’exercice de ses fonctions et donc jugée par un tribunal spécial, la Cour de justice de la République (CJR) composée de 15 juges : 12 parlementaires de toutes tendances politiques : 6 députés et 6 sénateurs) et 3 magistrats de métier de la Cour de cassation.
Bien que cela soit quelque peu choquant, le maintien en fonction de Dupond-Moretti s’explique probablement par la nature de l'accusation et la particularité de la procédure devant la CJR.
Les voies du politique...
doyen
Jean-claude a écrit :
Ce n'est pas les premiers et n'y sans doute les derniers. Les français les aiment comme cela, et c'est pourquoi ils les élisent.
Il y des exceptions ; heureusement.
Juppé, condamné à l'inéligibilité et exilé quelques temps au Québec n'a pu vraiment revenir au premier plan. Battu aux législatives, il a dû démissionner de son poste ministre des affaires étrangères sous Sarkozy.
Il a été éliminé aux primaires de la droite au profit de Fillon qui, lui même, a été battu ensuite
Cahuzac, chargé de la lutte contre la fraude fiscale a dû démissionner de son poste de ministre, pour avoir caché des comptes bancaires à l'Etranger.
Il a disparu du paysage politique.
Sarkozy a été battu aux présidentielles face à Hollande et a été barré aux primaires de la droite 5 ans plus tard.
Tout cela à raison de fraudes sur les comptes de campagne électorale
Fillon a été éliminé aux présidentielles de 2017 imperdables pour la droite, permettant une confrontation au second tour entre Macron et M. Le Pen.
Son épouse et lui, ont été pénalement condamné
J'oublie certainement d'autres exemples, notamment Patrick Balkany.
janine33
Merci Doyen , mais quand on ne connaît rien aux lois , comme moi , on ne peut s’exprimer . C’est sans doute vous même qui êtes le mieux placé pour nous expliquer ces contradictions certainement d’apparence .
Nous avons trop de textes de lois , trop peu de devoirs , eu égard nos libertés , surtout pour ceux qui en abusent .
