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Le jeune soldat

machajol - 10 novembre 2020 12:14

Le jeune soldat
par Machajol




Sa main tremble, il a froid
Sous la pluie, dans la boue
Dans ses yeux c'est l'effroi
L'attente le rend fou

Une lettre, il écrit
Dans la tranchée, la nuit
Soudain, un tir d'obus
Les mots se seront tus

Sa lettre en confettis
N'atteindra pas l'amie

Trop jeune, il est parti
Comme tous ces soldats
Sacrifiés au combat
Cibles pour l'ennemi

Quatre années de misère
Puis les clairons sonnèrent
Les cloches résonnèrent
L'armistice, ils signèrent

Bleuets, coquelicots
Au revers des manteaux
Minutes de silence
Puis c'est l'effervescence

La Paix est à gagner
Un monde à restaurer
Relever de ses ruines
Un pays sous la bruine

Clémenceau le disait
Plus dure que la guerre
La Paix est à gagner
L'armistice... naguère

Le jeune soldat

Avatar machajol

machajol10 novembre 2020 12:14

Le jeune soldat
par Machajol




Sa main tremble, il a froid
Sous la pluie, dans la boue
Dans ses yeux c'est l'effroi
L'attente le rend fou

Une lettre, il écrit
Dans la tranchée, la nuit
Soudain, un tir d'obus
Les mots se seront tus

Sa lettre en confettis
N'atteindra pas l'amie

Trop jeune, il est parti
Comme tous ces soldats
Sacrifiés au combat
Cibles pour l'ennemi

Quatre années de misère
Puis les clairons sonnèrent
Les cloches résonnèrent
L'armistice, ils signèrent

Bleuets, coquelicots
Au revers des manteaux
Minutes de silence
Puis c'est l'effervescence

La Paix est à gagner
Un monde à restaurer
Relever de ses ruines
Un pays sous la bruine

Clémenceau le disait
Plus dure que la guerre
La Paix est à gagner
L'armistice... naguère

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Avatar ange

ange

10 novembre 2020 16:53

salut

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Avatar machajol

machajol

10 novembre 2020 16:21

grand merci pour vos lectures et commentaires !

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Avatar Nexus

Nexus

10 novembre 2020 14:11

Arthur RIMBAUD 1854 - 1891

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

10 novembre 2020 12:28

C'est beau et triste ce poème écrit par un pauvre jeune envoyé (par des politicards et officiers galonnés bien au chaud) à la boucherie !

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