Ne lache pas ma main
- 25 avril 2021 09:37
Ne lache pas ma main
25 avril 2021 09:37

rdbrdb
Marie-anne a écrit :
"He oui je m'aperçois que le poëme n'a pas ete pris en compte , une mauvaise manipulation de ma part , je ne suis pas douée.
...........................;
Marie Anne oui le poème aurait mérité effectivement d'être attaché directement à votre forum
(vous l'aviez mis juste après je l'avais lu et vous avais remerciée)
Mais je me permets de vous signaler que celui qui "propose une discussion" peut à tout moment rectifier celle-ci , en cas de "fooooote" de frappe que d'autres appelleront faute d'orthographe, ou pour un ajout,
Il suffit de revenir dans votre discussion et tout en haut à droite vous avez 4 symboles, vous cochez le premier, "crayon effaceur" et hop vous faites un copié-collé de votre poème...
Bonne soirée à vous et à vos lecteurs.
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Vamycrons
niceflore a écrit :
ALORS?
La plupart du temps je ne ressent pas le besoin de mettre ma main dans une autre mais plutôt de tendre la mienne pour partager tout le plaisir de l'amour que j'aurais pour qui l'accepterait.
Bien entendu c'est parce que pour moi ''tout va bien'' demain il peut m'en être tout différent et je deviendrai certainement un mendiant.
La vie ne se passe pas sans que l'on ait eu ou que l'on aura encore l'occasion de tendre la main et de ce fait recevoir ce que la nature de chacun aime; donner ou recevoir.
Parfois il arrive que contre un peu d'amour reçu on espère bien en donner beaucoup plus mais on ne peut pas à l'avance savoir si recevoir conviendra à qui se contente du peu qu'il a depuis longtemps. 😥
niceflore
On ressent toujours intensément le besoin d 'une main dans la sienne!
On la recherche, on la teste, et tend à lui communiquer notre chaleur, à ressentir en retour la sienne!
Prends ma main, c'est une invitation qui peut être graduée du sentiment d'humilité, à celui d'amour! c'est le ressenti d'un bien être sous plusieurs formes!
On la tend, confiant, sans quelquefois exiger un retour, bienveillance, admiration?
ou au contraire, on la donne, on est dans la sollicitation, de sincérité, réconfort, force ,
l 'évidence d'une harmonie, d'une stabilité... soif d'affection ?
On y croit, alors que aussi, par ailleurs, la liberté et l'indépendance, nous animent:
ambiguïté du désir
On ne veut pas la lâcher alors qu'il faut se rendre à l'évidence ,quelle qu'elle soit, elle ne nous accompagnera que le temps d'un espoir, d'un rêve, ou d'une courte réalité!.. lucidité ?
c'est pourquoi ...?
maud22
Enya a écrit :
J'aime beaucoup aussi cette citation :
"Je ne sais pas où je vais, mais je marche mieux quand ma main serre la tienne. " (Alfred de Musset).
Tout y est, quel pouvoir evocateur dans ce tableau en mots. La beauté concise et depouillée d'un Haïku qui s'ouvre toutes portes ouvertes sur l'imaginaire
rdbrdb
christine a écrit ;
Est-ce que la personne adressée dans ce texte est une personne très malade à la fin de sa vie?
...............
je ne sais pas ... – Simone Conduché" est décédée à 93 ans quelques années près avoir publié ce poème...
...
mais la main, est ce lien qui nous relie à ceux que nous aimons, qui nous aiment, que nous soutenons.... les mains de nos parents, nous accompagnent toute notre enfance, nous guident, nous apaisent, puis à notre tour nous tenons la main de nos enfants, de nos amours... jusqu'au bout... ...
Enya
rdbrdb a écrit :
Merci Marie Anne
Merci Enya ...
..."Si tu n’as plus la force de te battre prends ma main.
Prends ma main, ne la lâche pas. J’écouterai ce que tu veux me dire. Si tu préfères te taire, j’entendrai ton silence. Si tu ris, je rirai avec toi, mais jamais de toi.
Si tu es triste, j’essaierai de te consoler. Je ferai pour toi des bouquets de soleil. J’allumerai des feux de joie là où chacun ne voyait plus que cendres.
Si je n’ai qu’une rose, je te la donnerai. Si je n’ai qu’un chardon, je le garderai pour moi. Je te donnerai ce qui te plaît, ce qui te rassure le plus, si je le possède. Si je ne le possède pas, j’essaierai de l’acquérir.
Donne-moi la main. Nous irons où tu voudras. Je te ferai entendre la musique que j’aime. Si tu ne l’aimes pas, j’écouterai la tienne. J’essaierai de l’aimer.
Je te dirai le nom de mon fleuve, je le sais. Car l’eau fuit. Coulant vers son destin, toujours pareille et toujours renouvelée.
Chacun de nous a laissé sur une berge des instants de sa vie qui sont devenus souvenirs, racines, source où l’on revient quand resurgit en nous la soif de pureté.
On dit alors « mon fleuve », pour ne pas dire « ma jeunesse », pour ne pas dire « mes amours », pour ne pas dire « autrefois ». Si tu le veux, je dirai « Il était une fois… »
Je t’apprendrai ce que je sais. C’est peu. Tu m’apprendras ce que tu sais. C’est beaucoup. Ne dis pas que tu ne sais rien. Cela n’existe pas, quelqu’un qui ne sait rien. Ou alors, si cela existe, tant mieux.
C’est comme un jardin sauvage, un jardin vierge, un jardin à naître, où l’on peut rêver de mille jardins.
C’est comme l’enfant à venir, l’enfant espéré. C’est la vie devant soi. Ronde et inattaquée, comme une boule de Noël.
Prends ma mains. Cinq doigts refermés autour des nôtres. C’est le plus beau cadeau du monde. Cela nous préserve de la peur, de l’abandon, du doute. Une main offerte, c’est un monde nouveau. Deux bras ouverts, c’est le miracle.
Je te prêterai un peu de ma folie. Enseigne-moi un peu de ta sagesse. Un peu, mais pas trop. Quand tu me verras raisonnable, si je le deviens jamais, rends-moi, s’il te plaît, un peu de ma folie.
Empêche-moi de m’éteindre. Je t’empêcherai de te brûler pour rien aux feux des pilleurs d’épave. Efface de ma vie les gestes inutiles, les gestes sans amour. Il n’y a plus de gestes inutiles quand ils servent à la joie.
« Il était une fois » un lieu où j’aimais à chanter quand j’étais petite, parce qu’un écho chantait avec moi. Nous serons pareils à des échos. Je ne me blesserai pas de tes silences. Tu respecteras les miens. Je ne t’assassinerai pas de « Pourquoi? » Tu n’es ni clef ni serrure. Je ne suis ni charade ni question à résoudre.
Tu es toi. Je suis ce que je suis. Je ne troublerai pas ta musique intérieure. Ne dis pas que je fais des fausses notes si je ne pense pas comme toi. Nous sommes vivants en quête de vivants.
Donne-moi ta main. Si tu veux me quitter au coin de la rue, je te quitterai au coin de la rue. C’est promis. Si tu veux aller plus loin, je t’accompagnerai jusqu’à ce « plus loin ». Mais pas au-delà. Tu n’est pas remorqueur. Je ne suis pas bouée.
Nous allons avec la vie comme le sable, le temps et l’eau entre source et delta..."
–
– Simone Conduché
Merci pour ce très beau texte rdbrdb ! J'aime beaucoup, bon dimanche.
rdbrdb
Merci Marie Anne
Merci Enya ...
..."Si tu n’as plus la force de te battre prends ma main.
Prends ma main, ne la lâche pas. J’écouterai ce que tu veux me dire. Si tu préfères te taire, j’entendrai ton silence. Si tu ris, je rirai avec toi, mais jamais de toi.
Si tu es triste, j’essaierai de te consoler. Je ferai pour toi des bouquets de soleil. J’allumerai des feux de joie là où chacun ne voyait plus que cendres.
Si je n’ai qu’une rose, je te la donnerai. Si je n’ai qu’un chardon, je le garderai pour moi. Je te donnerai ce qui te plaît, ce qui te rassure le plus, si je le possède. Si je ne le possède pas, j’essaierai de l’acquérir.
Donne-moi la main. Nous irons où tu voudras. Je te ferai entendre la musique que j’aime. Si tu ne l’aimes pas, j’écouterai la tienne. J’essaierai de l’aimer.
Je te dirai le nom de mon fleuve, je le sais. Car l’eau fuit. Coulant vers son destin, toujours pareille et toujours renouvelée.
Chacun de nous a laissé sur une berge des instants de sa vie qui sont devenus souvenirs, racines, source où l’on revient quand resurgit en nous la soif de pureté.
On dit alors « mon fleuve », pour ne pas dire « ma jeunesse », pour ne pas dire « mes amours », pour ne pas dire « autrefois ». Si tu le veux, je dirai « Il était une fois… »
Je t’apprendrai ce que je sais. C’est peu. Tu m’apprendras ce que tu sais. C’est beaucoup. Ne dis pas que tu ne sais rien. Cela n’existe pas, quelqu’un qui ne sait rien. Ou alors, si cela existe, tant mieux.
C’est comme un jardin sauvage, un jardin vierge, un jardin à naître, où l’on peut rêver de mille jardins.
C’est comme l’enfant à venir, l’enfant espéré. C’est la vie devant soi. Ronde et inattaquée, comme une boule de Noël.
Prends ma mains. Cinq doigts refermés autour des nôtres. C’est le plus beau cadeau du monde. Cela nous préserve de la peur, de l’abandon, du doute. Une main offerte, c’est un monde nouveau. Deux bras ouverts, c’est le miracle.
Je te prêterai un peu de ma folie. Enseigne-moi un peu de ta sagesse. Un peu, mais pas trop. Quand tu me verras raisonnable, si je le deviens jamais, rends-moi, s’il te plaît, un peu de ma folie.
Empêche-moi de m’éteindre. Je t’empêcherai de te brûler pour rien aux feux des pilleurs d’épave. Efface de ma vie les gestes inutiles, les gestes sans amour. Il n’y a plus de gestes inutiles quand ils servent à la joie.
« Il était une fois » un lieu où j’aimais à chanter quand j’étais petite, parce qu’un écho chantait avec moi. Nous serons pareils à des échos. Je ne me blesserai pas de tes silences. Tu respecteras les miens. Je ne t’assassinerai pas de « Pourquoi? » Tu n’es ni clef ni serrure. Je ne suis ni charade ni question à résoudre.
Tu es toi. Je suis ce que je suis. Je ne troublerai pas ta musique intérieure. Ne dis pas que je fais des fausses notes si je ne pense pas comme toi. Nous sommes vivants en quête de vivants.
Donne-moi ta main. Si tu veux me quitter au coin de la rue, je te quitterai au coin de la rue. C’est promis. Si tu veux aller plus loin, je t’accompagnerai jusqu’à ce « plus loin ». Mais pas au-delà. Tu n’est pas remorqueur. Je ne suis pas bouée.
Nous allons avec la vie comme le sable, le temps et l’eau entre source et delta..."
–
– Simone Conduché
