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Sujet médical (Médecins généralistes et autres..)

mirabelle95 - 1 décembre 2022 15:19

Grève des médecins : des généralistes témoignent de leur quotidien, entre amour du soin, surcharge de patients et paperasse
Mathilde Goupille 01/12/2022 06:05
Des cabinets fermés, des stéthoscopes rangés dans un tiroir et des blouses blanches dans la rue. Au côté d'autres professions médicales, les médecins généralistes sont appelés à la grève, jeudi 1er et vendredi 2 décembre, pour réclamer une revalorisation de leurs honoraires, refuser le projet gouvernemental d'ajout d'une quatrième année d'internat en médecine générale ou la possibilité, pour certains infirmiers.
Avant cette mobilisation, franceinfo a consulté certains d'entre eux. Ces médecins généralistes, qui se disent "habitués à rester silencieux", "difficiles à mobiliser" ou encore "éloignés de la politique" veulent cette fois faire entendre leur voix. Raconter le quotidien d'un métier qu'ils estiment de plus en plus difficile. Voici leurs témoignages.
Isabelle*, 51 ans, Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) : "J'ai le sentiment de faire du travail à la chaîne"
Après vingt ans d'exercice, je vois bien que la situation se dégrade, avec de plus en plus de départs en retraite non remplacés. Même quand ils le sont, il faudrait un jeune médecin et demi pour remplacer un médecin âgé qui part en retraite. Les jeunes générations veulent moins travailler, pour préserver leur vie de famille. Je les comprends car, nous, on y laisse notre peau. J'ai des rendez-vous de 15 minutes par patient, et j'ai beau garder une quinzaine de créneaux chaque jour pour les urgences, ça ne suffit jamais. Je suis obligée d'intercaler certains patients entre deux rendez-vous. Je pars de chez moi à 7 heures, je rentre à 20h30, avec 15 minutes de pause-déjeuner. C'est un rythme infernal.
Mais ça n'est pas tant la charge de travail qui me dérange, que l'impression de mal faire mon métier. J'ai le sentiment de ne plus prendre du temps avec les gens, de faire du travail à la chaîne. Ça me pose vraiment un cas de conscience, dernièrement. Quand je rentre chez moi le soir, je refais les consultations dans ma tête, pour être sûre de ne pas être passée à côté de quelque chose d'important.

"L'erreur médicale me fait peur."

Isabelle*,
médecin généraliste dans le Pas-de-Calais
Clairement, je ne me vois pas continuer comme ça jusqu'à 65 ans. Il m'est arrivé, quand je n'avais pas trop le moral, de regarder ce que je pourrais faire d'autre comme métier. Pourtant, je rêve d'être médecin de famille depuis toute petite. J'aimerais bien travailler moins et mieux, en ayant un jeune médecin qui accepte de faire un mi-temps avec moi. Mais je n'y arrive pas. Même pour partir en vacances, on a du mal à trouver un remplaçant.

Marie, 32 ans, Vitrolles (Bouches-du-Rhône) : "J'ai l'impression qu'on nous méprise"
On n'est pas considérés. On a l'impression d'avoir fait dix ans d'études et de sacrifices pour rien. Les gens arrivent au cabinet et disent : "J'ai besoin d'une IRM". Mais la médecine, ce n'est pas Doctissimo, ce n'est pas Google.
En tant que jeune femme, je fais souvent face à de l'agressivité verbale. Une fois, un papa m'a hurlé dessus car je lui avais donné un conseil qu'il a mal interprété. C'est la patiente suivante qui a dû entrer dans mon bureau pour me protéger. Evidemment, tous ne sont pas comme ça et la plupart de mes patients sont adorables.
Maintenant, le gouvernement veut déléguer certaines de nos tâches aux infirmiers, aux sages-femmes, aux pharmaciens, parce que ça fait 30 ans qu'ils [les gouvernements successifs] n'ont pas réfléchi au fait que la formation d'un médecin prend dix ans. Oui, faire un test pour une angine, c'est facile, tout le monde peut le faire. Mais il existe des diagnostics différentiels : ce n'est pas parce que ça ressemble à une angine que c'est forcément une angine. La médecine, ça demande du temps, d'ausculter les patients. J'ai l'impression qu'on nous méprise. On se demande à quoi on sert.

Alban, 47 ans, Troyes (Aube) : "J'ai fait un burn-out"
Les soignants, comme souvent les mères, connaissent bien la charge mentale. Vous savez que votre salle d'attente est pleine, des coups de fil tombent de partout pour rajouter encore du monde, et vous voyez les gens venir à deux ou trois pour un même rendez-vous. Vous avez beau faire tout ce que vous pouvez pour augmenter les cadences, ça ne s'arrête pas. Vous ne voyez pas de solution car vous savez bien qu'il n'y aura pas plus de médecins pour vous aider. Sans compter qu'en rentrant le soir chez vous, c'est difficile, car vous n'êtes jamais là. C'est la famille qui part à vau-l'eau, la lettre de demande de divorce qui vous attend sur la table... Ma femme a tenu le coup, mais ça a été tendu.
J'ai décidé de m'imposer certaines limites : un soir par semaine, je m'arrête à 20 heures et je vais faire de la musique avec des amis. J'essaie de profiter davantage des moments passés en famille. Et j'ai déménagé en 2017, en quittant la campagne pour la ville. A Troyes, où je suis désormais installé, il y a SOS Médecins et les urgences. Donc, même quand je ferme mon cabinet, mes patients ont un plan B. Je n'accepte plus non plus de nouveaux patients, et je sais dire "non" à certaines demandes qui me paraissent injustifiées.
"Je refuse le costume de Superman."

Alban,
médecin généraliste dans l'Aube
Malgré tout ça, j'ai fait un burn-out en janvier 2021. Après un an de stress lié au Covid-19, les vaccins sont arrivés, avec un immense espoir de retrouver une vie plus normale. Mais les antivax sont aussi apparus. Leur virulence et leur négation face aux morts du Covid-19 ont achevé mes capacités de résistance. Je me suis écroulé. Je n'avais plus d'énergie, plus de volonté, je ne pouvais plus me consacrer aux autres. J'ai appelé le numéro d'urgence dédié aux soignants et on m'a conseillé de fermer au moins 15 jours. Ce que j'ai fait. Pendant dix jours, les larmes coulaient spontanément, à n'importe quelle occasion. Après deux semaines sans aucun revenu, et face à la culpabilité de laisser mes patients sans solution, j'y suis retourné.

Geoffrey, 37 ans, Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) : "Je me transforme en gestionnaire de réunions"
Quand j'ai commencé à exercer, il y a huit ans, les médecins se plaignaient déjà beaucoup de la place de l'administratif dans leur activité. Je ne voyais pas ça de manière négative, car l'administratif fait partie du métier. Mais ces dernières années, le temps qui lui est consacré s'est amplifié, avec la forte incitation du gouvernement à se réorganiser localement (en maison de santé pluriprofessionnelle, en communauté professionnelle territoriale de santé...). Ces formes de regroupement peuvent avoir du sens dans des endroits où les médecins ne travaillent pas beaucoup en coordination. Mais en campagne, comme là où je suis installé, on se connaît déjà et on n'a pas attendu d'être mis en réseau pour décrocher notre téléphone.
Ces nouveaux modes d'organisation prennent énormément de temps : il faut faire deux ou trois réunions par semaine avec les autres professionnels de santé, en plus de nos réunions personnelles, avec les infirmières par exemple. Je me transforme en gestionnaire de réunions et c'est du temps que je ne peux plus consacrer à autre chose. Alors même qu'on nous demande de voir plus de patients, compte tenu du manque de médecins.
Et plus on fait d'administratif, moins on consulte, donc moins on gagne d'argent. Il y a trois ans, quand je me suis installé dans une maison de santé, l'objectif était de prendre une troisième secrétaire pour gérer l'administratif, afin, justement, d'éviter aux médecins de le faire. Mais l'embauche d'une troisième personne a été repoussée. Désormais, elle est impossible et on ne peut même plus prendre de remplaçante quand l'une de nos deux secrétaires n'est pas là. Le gouvernement nous dit qu'il va nous rétribuer pour la gestion de ces réseaux locaux, afin de compenser notre perte de revenus. Mais il faudrait plutôt nous donner de l'argent pour pouvoir embaucher des personnes qui nous déchargeraient de l'administratif, afin qu'on se recentre sur la médecine !

Aurélie, 38 ans, Breteuil (Oise) : "En premier recours, on ne peut pas tout résoudre"
Il faut déployer de plus en plus d'énergie pour que les patients puissent bénéficier d'examens complémentaires et avoir accès à des spécialistes. Il y a 15 jours, la famille d'un de mes patients suivi pour un cancer invasif m'a appelée en panique pour me dire que la séance de chimiothérapie de leur proche était reportée, car il n'y avait plus de place à l'hôpital. Mais les protocoles de soin, c'est quelque chose de sérieux, ils ont un sens ! Les modifier entraîne une perte de chance pour le patient.
Il y a quelques jours encore, j'ai un patient atteint de Parkinson pour lequel on m'a appelée en me prévenant qu'il ne pourrait pas aller à sa séance de rééducation car il n'y avait pas de transport disponible pour lui, faute d'ambulancier. C'est grave d'en arriver à ces situations, en France. Je n'ai jamais vu ça, en sept ans de pratique.
"Aujourd'hui, pour prendre un premier rendez-vous de neurologie dans l'Oise, il faut attendre juin 2023."

Source: France Info

Sujet médical (Médecins généralistes et autres..)

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mirabelle951 décembre 2022 15:19

Grève des médecins : des généralistes témoignent de leur quotidien, entre amour du soin, surcharge de patients et paperasse
Mathilde Goupille 01/12/2022 06:05
Des cabinets fermés, des stéthoscopes rangés dans un tiroir et des blouses blanches dans la rue. Au côté d'autres professions médicales, les médecins généralistes sont appelés à la grève, jeudi 1er et vendredi 2 décembre, pour réclamer une revalorisation de leurs honoraires, refuser le projet gouvernemental d'ajout d'une quatrième année d'internat en médecine générale ou la possibilité, pour certains infirmiers.
Avant cette mobilisation, franceinfo a consulté certains d'entre eux. Ces médecins généralistes, qui se disent "habitués à rester silencieux", "difficiles à mobiliser" ou encore "éloignés de la politique" veulent cette fois faire entendre leur voix. Raconter le quotidien d'un métier qu'ils estiment de plus en plus difficile. Voici leurs témoignages.
Isabelle*, 51 ans, Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) : "J'ai le sentiment de faire du travail à la chaîne"
Après vingt ans d'exercice, je vois bien que la situation se dégrade, avec de plus en plus de départs en retraite non remplacés. Même quand ils le sont, il faudrait un jeune médecin et demi pour remplacer un médecin âgé qui part en retraite. Les jeunes générations veulent moins travailler, pour préserver leur vie de famille. Je les comprends car, nous, on y laisse notre peau. J'ai des rendez-vous de 15 minutes par patient, et j'ai beau garder une quinzaine de créneaux chaque jour pour les urgences, ça ne suffit jamais. Je suis obligée d'intercaler certains patients entre deux rendez-vous. Je pars de chez moi à 7 heures, je rentre à 20h30, avec 15 minutes de pause-déjeuner. C'est un rythme infernal.
Mais ça n'est pas tant la charge de travail qui me dérange, que l'impression de mal faire mon métier. J'ai le sentiment de ne plus prendre du temps avec les gens, de faire du travail à la chaîne. Ça me pose vraiment un cas de conscience, dernièrement. Quand je rentre chez moi le soir, je refais les consultations dans ma tête, pour être sûre de ne pas être passée à côté de quelque chose d'important.

"L'erreur médicale me fait peur."

Isabelle*,
médecin généraliste dans le Pas-de-Calais
Clairement, je ne me vois pas continuer comme ça jusqu'à 65 ans. Il m'est arrivé, quand je n'avais pas trop le moral, de regarder ce que je pourrais faire d'autre comme métier. Pourtant, je rêve d'être médecin de famille depuis toute petite. J'aimerais bien travailler moins et mieux, en ayant un jeune médecin qui accepte de faire un mi-temps avec moi. Mais je n'y arrive pas. Même pour partir en vacances, on a du mal à trouver un remplaçant.

Marie, 32 ans, Vitrolles (Bouches-du-Rhône) : "J'ai l'impression qu'on nous méprise"
On n'est pas considérés. On a l'impression d'avoir fait dix ans d'études et de sacrifices pour rien. Les gens arrivent au cabinet et disent : "J'ai besoin d'une IRM". Mais la médecine, ce n'est pas Doctissimo, ce n'est pas Google.
En tant que jeune femme, je fais souvent face à de l'agressivité verbale. Une fois, un papa m'a hurlé dessus car je lui avais donné un conseil qu'il a mal interprété. C'est la patiente suivante qui a dû entrer dans mon bureau pour me protéger. Evidemment, tous ne sont pas comme ça et la plupart de mes patients sont adorables.
Maintenant, le gouvernement veut déléguer certaines de nos tâches aux infirmiers, aux sages-femmes, aux pharmaciens, parce que ça fait 30 ans qu'ils [les gouvernements successifs] n'ont pas réfléchi au fait que la formation d'un médecin prend dix ans. Oui, faire un test pour une angine, c'est facile, tout le monde peut le faire. Mais il existe des diagnostics différentiels : ce n'est pas parce que ça ressemble à une angine que c'est forcément une angine. La médecine, ça demande du temps, d'ausculter les patients. J'ai l'impression qu'on nous méprise. On se demande à quoi on sert.

Alban, 47 ans, Troyes (Aube) : "J'ai fait un burn-out"
Les soignants, comme souvent les mères, connaissent bien la charge mentale. Vous savez que votre salle d'attente est pleine, des coups de fil tombent de partout pour rajouter encore du monde, et vous voyez les gens venir à deux ou trois pour un même rendez-vous. Vous avez beau faire tout ce que vous pouvez pour augmenter les cadences, ça ne s'arrête pas. Vous ne voyez pas de solution car vous savez bien qu'il n'y aura pas plus de médecins pour vous aider. Sans compter qu'en rentrant le soir chez vous, c'est difficile, car vous n'êtes jamais là. C'est la famille qui part à vau-l'eau, la lettre de demande de divorce qui vous attend sur la table... Ma femme a tenu le coup, mais ça a été tendu.
J'ai décidé de m'imposer certaines limites : un soir par semaine, je m'arrête à 20 heures et je vais faire de la musique avec des amis. J'essaie de profiter davantage des moments passés en famille. Et j'ai déménagé en 2017, en quittant la campagne pour la ville. A Troyes, où je suis désormais installé, il y a SOS Médecins et les urgences. Donc, même quand je ferme mon cabinet, mes patients ont un plan B. Je n'accepte plus non plus de nouveaux patients, et je sais dire "non" à certaines demandes qui me paraissent injustifiées.
"Je refuse le costume de Superman."

Alban,
médecin généraliste dans l'Aube
Malgré tout ça, j'ai fait un burn-out en janvier 2021. Après un an de stress lié au Covid-19, les vaccins sont arrivés, avec un immense espoir de retrouver une vie plus normale. Mais les antivax sont aussi apparus. Leur virulence et leur négation face aux morts du Covid-19 ont achevé mes capacités de résistance. Je me suis écroulé. Je n'avais plus d'énergie, plus de volonté, je ne pouvais plus me consacrer aux autres. J'ai appelé le numéro d'urgence dédié aux soignants et on m'a conseillé de fermer au moins 15 jours. Ce que j'ai fait. Pendant dix jours, les larmes coulaient spontanément, à n'importe quelle occasion. Après deux semaines sans aucun revenu, et face à la culpabilité de laisser mes patients sans solution, j'y suis retourné.

Geoffrey, 37 ans, Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) : "Je me transforme en gestionnaire de réunions"
Quand j'ai commencé à exercer, il y a huit ans, les médecins se plaignaient déjà beaucoup de la place de l'administratif dans leur activité. Je ne voyais pas ça de manière négative, car l'administratif fait partie du métier. Mais ces dernières années, le temps qui lui est consacré s'est amplifié, avec la forte incitation du gouvernement à se réorganiser localement (en maison de santé pluriprofessionnelle, en communauté professionnelle territoriale de santé...). Ces formes de regroupement peuvent avoir du sens dans des endroits où les médecins ne travaillent pas beaucoup en coordination. Mais en campagne, comme là où je suis installé, on se connaît déjà et on n'a pas attendu d'être mis en réseau pour décrocher notre téléphone.
Ces nouveaux modes d'organisation prennent énormément de temps : il faut faire deux ou trois réunions par semaine avec les autres professionnels de santé, en plus de nos réunions personnelles, avec les infirmières par exemple. Je me transforme en gestionnaire de réunions et c'est du temps que je ne peux plus consacrer à autre chose. Alors même qu'on nous demande de voir plus de patients, compte tenu du manque de médecins.
Et plus on fait d'administratif, moins on consulte, donc moins on gagne d'argent. Il y a trois ans, quand je me suis installé dans une maison de santé, l'objectif était de prendre une troisième secrétaire pour gérer l'administratif, afin, justement, d'éviter aux médecins de le faire. Mais l'embauche d'une troisième personne a été repoussée. Désormais, elle est impossible et on ne peut même plus prendre de remplaçante quand l'une de nos deux secrétaires n'est pas là. Le gouvernement nous dit qu'il va nous rétribuer pour la gestion de ces réseaux locaux, afin de compenser notre perte de revenus. Mais il faudrait plutôt nous donner de l'argent pour pouvoir embaucher des personnes qui nous déchargeraient de l'administratif, afin qu'on se recentre sur la médecine !

Aurélie, 38 ans, Breteuil (Oise) : "En premier recours, on ne peut pas tout résoudre"
Il faut déployer de plus en plus d'énergie pour que les patients puissent bénéficier d'examens complémentaires et avoir accès à des spécialistes. Il y a 15 jours, la famille d'un de mes patients suivi pour un cancer invasif m'a appelée en panique pour me dire que la séance de chimiothérapie de leur proche était reportée, car il n'y avait plus de place à l'hôpital. Mais les protocoles de soin, c'est quelque chose de sérieux, ils ont un sens ! Les modifier entraîne une perte de chance pour le patient.
Il y a quelques jours encore, j'ai un patient atteint de Parkinson pour lequel on m'a appelée en me prévenant qu'il ne pourrait pas aller à sa séance de rééducation car il n'y avait pas de transport disponible pour lui, faute d'ambulancier. C'est grave d'en arriver à ces situations, en France. Je n'ai jamais vu ça, en sept ans de pratique.
"Aujourd'hui, pour prendre un premier rendez-vous de neurologie dans l'Oise, il faut attendre juin 2023."

Source: France Info

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kunzite

4 décembre 2022 13:03
hervé Nono a écrit :
Je vous dis que le corporatisme obséde la France 🇨🇵
''faut être de mauvaise foi pour ne pas le voir '''c'est tous les jours qu'une corporation nous met des bâtons dans les roues '''''les médecins conventionnés sont des sortes de fonctionnaires puisqu'ils reclament à l'état 100% d'augmentation ''''et ça vous choque même pas ''''
C'est grave '''',,

Je n'ai pas la même analyse que vous . J'ai surtout une autre image des professionnels de santé . Ils ne sont pas tous obsédés par le fric quoi que vous en pensiez .
Hier soir, j'ai regardé la fin du téléthon et tous ces chercheurs médecins pour la plupart qui se battent sans compter leur temps tout simplement parce qu'ils sont passionnés et altruistes c'est bien loin de ce que vous véhiculez mais c'est ce qui m'intéresse .

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philippine

4 décembre 2022 07:53
carousse a écrit :
"50 euros la consultation c’est du pur délire ,,,"

tandis que 180 euros pour 1/4 d'heure de plombier, c'est tout à fait légitime

Tout a fait chère Carousse

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

3 décembre 2022 19:31
kunzite a écrit :
C'est vous qui êtes obsédé par le corporatisme pas moi .

Ce ne sont pas les médecins qui font garantir leurs consultations par l'État c'est l'État qui leur impose une nomenclature et des tarifs . C'est d'ailleurs le cas de toutes les professions para médicales conventionnées . L' État ne leur garantit pas un revenu en cas d'arrêt de travail pour autant même pour une pathologie qui ne leur permet pas de continuer leur activité . Donc, contrairement à vos affirmations ils ne répondent pas à la définition du
" fonctionnaire "

Bien sûr que si la concurrence existe et vous le savez fort bien ! Vous pouvez changer de médecin si celui qui vous soigne ne vous convient pas .

Personne n'empêche un chef d'entreprise " de faire des heures supplémentaires de manière démente " et vous n'allez pas le qualifier de "fonctionnaire " pour autant !

Je vous dis que le corporatisme obséde la France 🇨🇵
''faut être de mauvaise foi pour ne pas le voir '''c'est tous les jours qu'une corporation nous met des bâtons dans les roues '''''les médecins conventionnés sont des sortes de fonctionnaires puisqu'ils reclament à l'état 100% d'augmentation ''''et ça vous choque même pas ''''
C'est grave '''',,

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Avatar kunzite

kunzite

3 décembre 2022 19:22
hervé Nono a écrit :
C’est Le corporatisme qui obsède la France 🇫🇷 plutôt
Mais passons ,,ça semble vous convenir ,,,

Les médecins sont des fonctionnaires puisqu’ils font garantir leurs consultations par l’état.
,où est la concurrence dans cette corporation ..

Ce sont des fonctionnaires qui ont le droit de faire des heures supplémentaires de manière démente ,,,
Longtemps Aidés en cela par un numerus clausus débilitus 😊
Où ??,,,est la concurrence 😊

C'est vous qui êtes obsédé par le corporatisme pas moi .

Ce ne sont pas les médecins qui font garantir leurs consultations par l'État c'est l'État qui leur impose une nomenclature et des tarifs . C'est d'ailleurs le cas de toutes les professions para médicales conventionnées . L' État ne leur garantit pas un revenu en cas d'arrêt de travail pour autant même pour une pathologie qui ne leur permet pas de continuer leur activité . Donc, contrairement à vos affirmations ils ne répondent pas à la définition du
" fonctionnaire "

Bien sûr que si la concurrence existe et vous le savez fort bien ! Vous pouvez changer de médecin si celui qui vous soigne ne vous convient pas .

Personne n'empêche un chef d'entreprise " de faire des heures supplémentaires de manière démente " et vous n'allez pas le qualifier de "fonctionnaire " pour autant !

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Avatar kunzite

kunzite

3 décembre 2022 18:57
hervé Nono a écrit :
Non je fais référence au syndicat des médecins dont la mentalité féodale a été révélée par plusieurs enquêtes journalistiques

Il a un nom ce syndicat des médecins, pourquoi ne le nommez-vous pas ? On saurait exactement de quoi vous parlez .

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Avatar artmonika

artmonika

3 décembre 2022 17:01
hervé Nono a écrit :
Il faudra bien que quelqu’un paye ,,,
Et que feront-ils de tout cet argent 💰
Il n,y a aucune raisons que le train de vie
des médecins double
C’est une revendication scandaleuse....
Si les médecins sont vraiment libéraux
Qu’ils se révoltent contre cette revendication ahurissante,,,,

Et puis quoi encore 😏??,,,

De toute façon, pour moi, 50 e ne sera jamais accepté. Mais il convient de remonter le prix de façon équitable.

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Avatar artmonika

artmonika

3 décembre 2022 16:58
hervé Nono a écrit :
Je n'ai pas de convictions particulières j'essaie juste d'être sincère ''''les médecins subissent autant qu'ils profitent '''
Je suis pour une augmentation raisonnable 'maxi 30 euros '''''''100%c'est délirant '''voir prétentieux ''''
C'est du racket '''

Je trouve aussi que 50 e c'est trop élevé. Mais j'estime qu'une consultation mérite davantage que 25 e.
Un compromis est souhaitable. 35 e me semblerait équitable.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

3 décembre 2022 16:44

Il faudra bien que quelqu’un paye ,,,
Et que feront-ils de tout cet argent 💰
Il n,y a aucune raisons que le train de vie
des médecins double
C’est une revendication scandaleuse....
Si les médecins sont vraiment libéraux
Qu’ils se révoltent contre cette revendication ahurissante,,,,

Et puis quoi encore 😏??,,,

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

3 décembre 2022 14:01
hervé Nono a écrit :
Non je fais référence au syndicat des médecins dont la mentalité féodale a été révélée par plusieurs enquêtes journalistiques

Il est a constaté que si là, le syndicat les a fédérès pour tenter d'obtenir les visites à 50 €, il s'est bien gardé de les fédérer contre l"Etat lorsque ce dernier leur a interdit de soigner comme ils l'entendaient les malades du Covid ! Plus de 99 % des généralistes se sont comportés alors comme de pauvres moutons (ils mériteraient d'ailleurs d'être traités de ploucs vi leur niveau de diplomes). Ils n"ont plus, à part de rares exceptions, mon admiration, à tel point que je n'ai plus de médecin référant depuis 4 ans, depuis que mon médecin exceptionnel d"ouverture, un ami de 30 ans, a pris sa retraite.
Si la visite passe à 50 € (et je m'étonne qu'une telle augmentation soit acceptée), avant de hurler, attendez que la Sécu vous anolnce ce qui restera à votre charge. A vous lire pour la plupart, on a l'impression que cela sortira directement de votre poche ...

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hervé Nono

3 décembre 2022 13:02
artmonika a écrit :
Le constat que je fais, moi, c'est qu'un médecin soigne et est payé pour ce faire. Il ne choisit pas les patients qui viennent le voir. Il ne fait pas de différences sociales.
Or, vous le voyez et le classez dans les nantis et les profiteurs et ça, c'est le fond de commerce du syndicalisme.
Il faut parfois savoir, nono, dépasser ses convictions.

Je n'ai pas de convictions particulières j'essaie juste d'être sincère ''''les médecins subissent autant qu'ils profitent '''
Je suis pour une augmentation raisonnable 'maxi 30 euros '''''''100%c'est délirant '''voir prétentieux ''''
C'est du racket '''

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Avatar artmonika

artmonika

3 décembre 2022 11:36
hervé Nono a écrit :
Et bien que voulez vous je suis réaliste 😊
Le pognon est très addictif .....
C’est juste un constat,,,
Il n’y a rien de minable à constater ,,,,
😃
Cordialement

Le constat que je fais, moi, c'est qu'un médecin soigne et est payé pour ce faire. Il ne choisit pas les patients qui viennent le voir. Il ne fait pas de différences sociales.
Or, vous le voyez et le classez dans les nantis et les profiteurs et ça, c'est le fond de commerce du syndicalisme.
Il faut parfois savoir, nono, dépasser ses convictions.

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hervé Nono

3 décembre 2022 10:56
kunzite a écrit :
Manifestement quand vous parlez du "obscur syndicat des médecins " vous faîtes plutôt allusion à l'ordre des médecins qui ne regroupe pas que les médecins libéraux mais l'ensemble y compris les hospitaliers .

Non je fais référence au syndicat des médecins dont la mentalité féodale a été révélée par plusieurs enquêtes journalistiques

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hervé Nono

3 décembre 2022 10:53
mirabelle95 a écrit :
Bonjour,
Ce que je pense ,moi, c’est que pour être médecin on leur demande trop d’années d’étude et il commence à travailler un peu tard!
Dans d’autres pays et même en Europe certains étudiants en médecine font moins d’années d’étude !
Alors pourquoi en France en font-ils autant? Je ne parle pas des spécialistes médicaux…..
Bonne journée

Exactement ,,
,certains disent que c’est pour décourager les candidatures d’autres formes d’intelligence ,,,
C’est une sorte de reproduction à l’identique du corps médical 🏥
le même phénomène existait à feu l’ENA

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hervé Nono

3 décembre 2022 10:48
artmonika a écrit :
Quelle réponse minable !🙄
J'espère, nono, que vous savez vous passer d'un médecin pour tant d'indignité à son égard.

Et bien que voulez vous je suis réaliste 😊
Le pognon est très addictif .....
C’est juste un constat,,,
Il n’y a rien de minable à constater ,,,,
😃
Cordialement

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

3 décembre 2022 10:42
joiedevivre15 a écrit :
Et le loyer de son habitation, et, et ...

Arrêtez ,,,ouvrez plutôt une cagnotte pour les pauvres toubibs ,,😢😊

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