Frères musulmans

- 14 octobre 2023 07:57

Pour qu’on comprenne, un mot sur Florence Bergeaud-Blackler et son travail.

Florence Bergeaud-Blackler appartient à un institut de recherche public, le CNRS, et elle a une spécialité : l’islamisme. Elle s’est intéressée à la nourriture hallal, à la formation d’une norme sociale de pureté islamique en Europe, et cela l’a conduite à travailler longuement sur la confrérie des frères musulmans. Cette société plus ou moins opaque développe, selon elle, une philosophie politico religieuse et un plan, pour établir un califat en Europe. Elle documente ses affirmations par un corpus de texte. Mais son travail lui vaut de nombreuses inimitiés, y compris au sein de la recherche publique. On la traite de complotiste, de raciste, d’islamophobe. Elle explique qu’elle fait l’objet de fortes pressions, qu’on multiplie les obstacles sur son sujet de recherche. FBB travaille sous tension.

Et la doyenne Université de la Sorbonne a donc annulé la conférence?

J’ai eu un échange par mail lapidaire avec l’Université hier, on m’a expliqué que la conférence n’était ni “ annulée ni censurée”, mais reportée à une date ultérieure. Je n’ai en revanche eu aucune réponse, sur les fameux “motifs de sécurité”. Florence Bergeaud-Blackler explique qu’elle n’a été alertée de rien, aucune campagne contre la conférence. Elle est donc tombée de sa chaise, d’autant que la direction de l’Université ne l’a même pas contactée.

Qu’est-ce qu’on doit comprendre de tout cela ?

En l’absence de justification de l’Université, on peut quand même formuler quelques réflexions. D’abord, il règne un tabou sur l’Université française, autour de l’islamisme. Pour Florence Bergeaud-Blackler, cela rend la recherche quasiment impossible. Selon elle, le référentiel imposé par les frères musulmans qui consiste à assimiler toute étude, toute critique, à de l’islamophobie fonctionne à merveille : pas besoin de menaces, l’autocensure fait le travail toute seule. Pour Florence Bergeaud Blackler, depuis la décapitation de Samuel Paty, ceux qui résistaient encore ont tellement peur qu’ils ont renoncé.

Une défaite intellectuelle pour l’Université française

C’est terrible. Dans tous les cas, l’Université sort dégradée de cette histoire. Soit il y a de vraies menaces et nous sommes dans la situation intolérable où l’institution a capitulé. Elle s’est soumise sous la menace. Elle renonce à protéger chercheurs et étudiant. Cela donnerait terriblement raison à la Florence Bergeaud-Blackler, il y a bien une menace physique exercée par les frères musulmans et leurs réseaux sur la liberté de recherche et d’expression. Et personne pour y faire face.

Soit il n’y a pas de menaces réelles, et l’Université a simplement intégré la défaite intellectuelle de la raison face au fait religieux. Les notions de blasphème, de liberté d’expression conditionnée au fait de ne pas choquer les croyants musulmans ont été intégrées sans discuter. Il y a des sujets auxquels on ne touche plus. Elle a tout simplement éteint la lumière, en silence.

Frères musulmans

14 octobre 2023 07:57

Pour qu’on comprenne, un mot sur Florence Bergeaud-Blackler et son travail.

Florence Bergeaud-Blackler appartient à un institut de recherche public, le CNRS, et elle a une spécialité : l’islamisme. Elle s’est intéressée à la nourriture hallal, à la formation d’une norme sociale de pureté islamique en Europe, et cela l’a conduite à travailler longuement sur la confrérie des frères musulmans. Cette société plus ou moins opaque développe, selon elle, une philosophie politico religieuse et un plan, pour établir un califat en Europe. Elle documente ses affirmations par un corpus de texte. Mais son travail lui vaut de nombreuses inimitiés, y compris au sein de la recherche publique. On la traite de complotiste, de raciste, d’islamophobe. Elle explique qu’elle fait l’objet de fortes pressions, qu’on multiplie les obstacles sur son sujet de recherche. FBB travaille sous tension.

Et la doyenne Université de la Sorbonne a donc annulé la conférence?

J’ai eu un échange par mail lapidaire avec l’Université hier, on m’a expliqué que la conférence n’était ni “ annulée ni censurée”, mais reportée à une date ultérieure. Je n’ai en revanche eu aucune réponse, sur les fameux “motifs de sécurité”. Florence Bergeaud-Blackler explique qu’elle n’a été alertée de rien, aucune campagne contre la conférence. Elle est donc tombée de sa chaise, d’autant que la direction de l’Université ne l’a même pas contactée.

Qu’est-ce qu’on doit comprendre de tout cela ?

En l’absence de justification de l’Université, on peut quand même formuler quelques réflexions. D’abord, il règne un tabou sur l’Université française, autour de l’islamisme. Pour Florence Bergeaud-Blackler, cela rend la recherche quasiment impossible. Selon elle, le référentiel imposé par les frères musulmans qui consiste à assimiler toute étude, toute critique, à de l’islamophobie fonctionne à merveille : pas besoin de menaces, l’autocensure fait le travail toute seule. Pour Florence Bergeaud Blackler, depuis la décapitation de Samuel Paty, ceux qui résistaient encore ont tellement peur qu’ils ont renoncé.

Une défaite intellectuelle pour l’Université française

C’est terrible. Dans tous les cas, l’Université sort dégradée de cette histoire. Soit il y a de vraies menaces et nous sommes dans la situation intolérable où l’institution a capitulé. Elle s’est soumise sous la menace. Elle renonce à protéger chercheurs et étudiant. Cela donnerait terriblement raison à la Florence Bergeaud-Blackler, il y a bien une menace physique exercée par les frères musulmans et leurs réseaux sur la liberté de recherche et d’expression. Et personne pour y faire face.

Soit il n’y a pas de menaces réelles, et l’Université a simplement intégré la défaite intellectuelle de la raison face au fait religieux. Les notions de blasphème, de liberté d’expression conditionnée au fait de ne pas choquer les croyants musulmans ont été intégrées sans discuter. Il y a des sujets auxquels on ne touche plus. Elle a tout simplement éteint la lumière, en silence.

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Avatar Mirabelle

Mirabelle

14 octobre 2023 09:06

"J’ai eu un échange par mail lapidaire avec l’Université hier" : c'est vous, Arielle qui avez eu cet échange hier ?

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liloue

14 octobre 2023 08:56

...Le "travail" des frères musulmans est souterrain..La censure les protège ...et les rares courageux(ses) qui s'y frottent reçoivent des menaces de mort !
Et l'Etat laisse faire.
Ne voit-il pas déjà qu'il est impuissant face à ces vermines ?? Ce seront nous, les futures victimes, et dans un temps proche, hélas, car nous n'aurons plus personne pour REAGIR...Plus personne pour nous PROTEGER !

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Vieuxchat

14 octobre 2023 08:23

👍 👏 Tout cela est parfaitement exact ! La France a vendu son âme et sa culture...

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