Écriture inclusive à l’université : « une mystique délirante »

- 16 mai 2023 16:40

ENTRETIEN. Le linguiste Jean Szlamowicz réagit à la polémique suscitée par l’emploi du langage « inclusif » dans un examen de droit de l’université Lyon-II.

 Touz », « Als », « appelæ »… L'emploi de l'écriture dite « inclusive » n'en finit plus de percuter le débat public. Dernière illustration en date : un sujet d'examen rédigé sous cette forme et adressé le 10 mai aux étudiants de l'université Lumière Lyon-II. L'initiative du professeur – qui au passage semble inventer des mots – a provoqué une bronca à droite de l'échiquier politique. L'UNI, syndicat étudiant, qui a révélé ce devoir, estime que « les sujets d'examen ne doivent pas être le lieu de la propagande woke ».

À Grenoble, au contraire, le tribunal administratif a annulé le 11 mai les statuts du service des lettres de l'université de Grenoble-Alpes, eux aussi rédigés en écriture inclusive depuis 2020. À la lumière de ces deux événements, le linguiste Jean Szlamowicz, auteur de l'essai « Les Moutons de la pensée » (Les éditions du Cerf, 2022), qualifie ce langage d'« ésotérisme illuminé ».

Le Point : De l'écriture dite « inclusive » dans une épreuve universitaire et dans les statuts d'une fac française… En tant que linguiste, comment appréciez-vous ces deux initiatives ?

Jean Szlamowicz : C'est l'illustration d'un phénomène farcesque, visiblement suffisamment consensuel dans ces milieux spontanément activistes : la confusion des signes linguistiques avec des personnes humaines. Des gens parfaitement ignorants de la réalité scientifique de la langue s'autorisent à légiférer à partir de leurs conceptions de la morale et de leur interprétation symbolique sauvage. Ils prétendent alors « inclure » en fonction d'une croyance à la représentation de l'ontologie humaine par les signes linguistiques. C'est une mystique délirante, un désir fou – avec un horizon totalitaire parfaitement assumé.

LP - Pour le profane, cette forme d'écriture apparaît comme énigmatique, voire impénétrable…

JS - L'idée que la langue doive « représenter » des êtres dans un sens politique témoigne d'une perte totale de rationalité – comme s'il était concevable qu'une langue parfaite ait des vertus magiques qui résoudraient les maux de la société. C'est un ésotérisme illuminé qui détourne complètement la nature même des phénomènes sociaux qui ne dépendent certainement pas de la grammaire ou de l'orthographe !

LP - Y voyez-vous l'expression d'une énième percée woke dans nos universités ?

JS - Cet entrisme pseudo-progressiste se trouve, en tout cas, en flagrant décalage avec les exigences institutionnelles. L'enseignant est censé se comporter en modèle, et non pas instrumentaliser sa position afin de diffuser ses priorités idéologiques personnelles. On est tenté d'y voir une forme de détournement de l'autorité publique. L'enjeu, c'est la banalisation de propositions idéologiques complètement partisanes. Cette normalisation ne tient que par l'emploi du mot « inclusif » qui établit sa moralité par le seul fait que son antonyme est la notion d'exclusion.
Vous remarquerez que le sujet de l'épreuve incite à utiliser l'écriture inclusive – « vous répondrez avec la forme d'inclusivité que vous maîtrisez » –, ce qui présente l'inclusivité à la fois comme une innovation, un devoir et une compétence : l'enseignant montrerait une certaine bienveillance temporaire face aux hésitations. Le flottement des normes serait permis le temps d'imposer de nouvelles pratiques. Il n'y aurait donc plus de graphie commune : ce qui compte, c'est d'exhiber sa bonne volonté politique, sa soumission idéologique… et de le marquer dans l'orthographe.
Autre point troublant de cette proposition dans un examen universitaire : si chacun invente les formes qui lui conviennent, sur quels critères reconnus peut-on évaluer des examens ?

LP - Dans un récent livre, la sociologue Nathalie Heinich dit que la France apparaît comme un bastion de résistance au wokisme. L'annulation par la justice des statuts de l'université de Grenoble-Alpes rédigés sous cette forme lui donne-t-elle raison ?

JS - Je ne suis pas sûr qu'il faille s'en remettre au droit pour légiférer sur des faits de culture, d'idéologie, d'usage linguistique ou d'interprétation linguistique… Il suffirait que la justice décide en sens inverse pour que l'écriture inclusive devienne non seulement une contrainte mais se mette à incarner une interprétation « légale » de la langue… La majorité des locuteurs du français parlent et écrivent normalement.
Seuls quelques idéologues exercent une pression pour imposer leur lecture fantaisiste et partiale de la langue. Le rationalisme se porte encore bien en France. Mais est-ce durable avec des enseignants de plus en plus gagnés à la cause inclusiviste ? Les savoirs disciplinaires sont de moins en moins maîtrisés, mais que d'arrogance vertueuse chez ces petits intellectuels !

LP - Le débat autour de l'écriture inclusive fait penser que la langue est devenue un champ de bataille idéologique. Cela vous inquiète-t-il ?

JS - Comme le lieu de cette bataille est l'enseignement, cela conditionne la diffusion des connaissances, voire substitue aux connaissances des postures morales. Le marquage des préférences idéologiques dans l'écriture est d'une gravité radicale. Cela revient à instaurer un signalement personnel volontaire où chacun doit manifester le camp auquel il appartient par sa pratique linguistique. On construit ainsi les conditions d'une bataille rangée où l'on peut compter ses alliés et ses ennemis. L'agit-prop remplace la culture, le marquage binaire et polarisant – pour ou contre – remplace la pensée.

LP - Quel serait, selon vous, le meilleur rempart contre la diffusion de cette forme d'écriture ?

JS - Le faux savoir est pire que l'ignorance. Croire que l'on sait mieux que les autres comment changer la société en imaginant que l'orthographe est la clé d'une réforme des mentalités repose sur le réflexe moutonnier consistant à se placer au-dessus des autres. C'est une logique de parti, voire de secte.
Il faut donc avoir le courage de ne pas céder à la mode, avoir la persévérance de rectifier les contre-vérités et ne pas se laisser intimider par l'air du pseudo-progressisme. Car c'est l'un des arguments creux qui séduit tant les faibles, celui qui consiste à faire miroiter une appartenance au camp du Bien, le rabâchage de l'inclusivisme se présentant comme le sens même de l'Histoire.

Propos recueillis par Kévin Badeau – Le Point, 16/05/2023

Écriture inclusive à l’université : « une mystique délirante »

16 mai 2023 16:40

ENTRETIEN. Le linguiste Jean Szlamowicz réagit à la polémique suscitée par l’emploi du langage « inclusif » dans un examen de droit de l’université Lyon-II.

 Touz », « Als », « appelæ »… L'emploi de l'écriture dite « inclusive » n'en finit plus de percuter le débat public. Dernière illustration en date : un sujet d'examen rédigé sous cette forme et adressé le 10 mai aux étudiants de l'université Lumière Lyon-II. L'initiative du professeur – qui au passage semble inventer des mots – a provoqué une bronca à droite de l'échiquier politique. L'UNI, syndicat étudiant, qui a révélé ce devoir, estime que « les sujets d'examen ne doivent pas être le lieu de la propagande woke ».

À Grenoble, au contraire, le tribunal administratif a annulé le 11 mai les statuts du service des lettres de l'université de Grenoble-Alpes, eux aussi rédigés en écriture inclusive depuis 2020. À la lumière de ces deux événements, le linguiste Jean Szlamowicz, auteur de l'essai « Les Moutons de la pensée » (Les éditions du Cerf, 2022), qualifie ce langage d'« ésotérisme illuminé ».

Le Point : De l'écriture dite « inclusive » dans une épreuve universitaire et dans les statuts d'une fac française… En tant que linguiste, comment appréciez-vous ces deux initiatives ?

Jean Szlamowicz : C'est l'illustration d'un phénomène farcesque, visiblement suffisamment consensuel dans ces milieux spontanément activistes : la confusion des signes linguistiques avec des personnes humaines. Des gens parfaitement ignorants de la réalité scientifique de la langue s'autorisent à légiférer à partir de leurs conceptions de la morale et de leur interprétation symbolique sauvage. Ils prétendent alors « inclure » en fonction d'une croyance à la représentation de l'ontologie humaine par les signes linguistiques. C'est une mystique délirante, un désir fou – avec un horizon totalitaire parfaitement assumé.

LP - Pour le profane, cette forme d'écriture apparaît comme énigmatique, voire impénétrable…

JS - L'idée que la langue doive « représenter » des êtres dans un sens politique témoigne d'une perte totale de rationalité – comme s'il était concevable qu'une langue parfaite ait des vertus magiques qui résoudraient les maux de la société. C'est un ésotérisme illuminé qui détourne complètement la nature même des phénomènes sociaux qui ne dépendent certainement pas de la grammaire ou de l'orthographe !

LP - Y voyez-vous l'expression d'une énième percée woke dans nos universités ?

JS - Cet entrisme pseudo-progressiste se trouve, en tout cas, en flagrant décalage avec les exigences institutionnelles. L'enseignant est censé se comporter en modèle, et non pas instrumentaliser sa position afin de diffuser ses priorités idéologiques personnelles. On est tenté d'y voir une forme de détournement de l'autorité publique. L'enjeu, c'est la banalisation de propositions idéologiques complètement partisanes. Cette normalisation ne tient que par l'emploi du mot « inclusif » qui établit sa moralité par le seul fait que son antonyme est la notion d'exclusion.
Vous remarquerez que le sujet de l'épreuve incite à utiliser l'écriture inclusive – « vous répondrez avec la forme d'inclusivité que vous maîtrisez » –, ce qui présente l'inclusivité à la fois comme une innovation, un devoir et une compétence : l'enseignant montrerait une certaine bienveillance temporaire face aux hésitations. Le flottement des normes serait permis le temps d'imposer de nouvelles pratiques. Il n'y aurait donc plus de graphie commune : ce qui compte, c'est d'exhiber sa bonne volonté politique, sa soumission idéologique… et de le marquer dans l'orthographe.
Autre point troublant de cette proposition dans un examen universitaire : si chacun invente les formes qui lui conviennent, sur quels critères reconnus peut-on évaluer des examens ?

LP - Dans un récent livre, la sociologue Nathalie Heinich dit que la France apparaît comme un bastion de résistance au wokisme. L'annulation par la justice des statuts de l'université de Grenoble-Alpes rédigés sous cette forme lui donne-t-elle raison ?

JS - Je ne suis pas sûr qu'il faille s'en remettre au droit pour légiférer sur des faits de culture, d'idéologie, d'usage linguistique ou d'interprétation linguistique… Il suffirait que la justice décide en sens inverse pour que l'écriture inclusive devienne non seulement une contrainte mais se mette à incarner une interprétation « légale » de la langue… La majorité des locuteurs du français parlent et écrivent normalement.
Seuls quelques idéologues exercent une pression pour imposer leur lecture fantaisiste et partiale de la langue. Le rationalisme se porte encore bien en France. Mais est-ce durable avec des enseignants de plus en plus gagnés à la cause inclusiviste ? Les savoirs disciplinaires sont de moins en moins maîtrisés, mais que d'arrogance vertueuse chez ces petits intellectuels !

LP - Le débat autour de l'écriture inclusive fait penser que la langue est devenue un champ de bataille idéologique. Cela vous inquiète-t-il ?

JS - Comme le lieu de cette bataille est l'enseignement, cela conditionne la diffusion des connaissances, voire substitue aux connaissances des postures morales. Le marquage des préférences idéologiques dans l'écriture est d'une gravité radicale. Cela revient à instaurer un signalement personnel volontaire où chacun doit manifester le camp auquel il appartient par sa pratique linguistique. On construit ainsi les conditions d'une bataille rangée où l'on peut compter ses alliés et ses ennemis. L'agit-prop remplace la culture, le marquage binaire et polarisant – pour ou contre – remplace la pensée.

LP - Quel serait, selon vous, le meilleur rempart contre la diffusion de cette forme d'écriture ?

JS - Le faux savoir est pire que l'ignorance. Croire que l'on sait mieux que les autres comment changer la société en imaginant que l'orthographe est la clé d'une réforme des mentalités repose sur le réflexe moutonnier consistant à se placer au-dessus des autres. C'est une logique de parti, voire de secte.
Il faut donc avoir le courage de ne pas céder à la mode, avoir la persévérance de rectifier les contre-vérités et ne pas se laisser intimider par l'air du pseudo-progressisme. Car c'est l'un des arguments creux qui séduit tant les faibles, celui qui consiste à faire miroiter une appartenance au camp du Bien, le rabâchage de l'inclusivisme se présentant comme le sens même de l'Histoire.

Propos recueillis par Kévin Badeau – Le Point, 16/05/2023

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Avatar helene9434

helene9434

24 mai 2023 06:12
artmonika a écrit :
Ce n'est pas moi qui ai évoqué Jean Gabin. Et en aucun cas je n'aurais juste même osé le comparer à Corinne Masiero. Un grand film n'a rien à voir avec une série télévisée. Et quel que soit son jeu, il est loin de valoir celui de ce formidable acteur qu'était Gabin. Mais bon, la série est divertissante pour ceux qui aiment le personnage du gendarme joué de manière insolente et excessive par Masiero.

quand j'ai écrit :
Corinne Masiero fait du Masiero comme Gabin faisait du Gabin, je ne comparais évidemment pas les carrières et les films.
Cela voulait dire que des acteurs extrêmement connus finissent plus ou moins par avoir des tics de jeu qui ont contribué à leur célébrité et qu'ils ont tendance à l utiliser , aidés en cela par le style de rôle qu'on leur propose.
Belmondo, de Funès étaient dans le même cas, et il y en a et en aura d'autres.

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Avatar Jean

Jean

23 mai 2023 08:52

Oui: "Un horizon totalitaire parfaitement assumé!!!"
"La confusion des signes linguistiques avec des personnes humaines"...
Je m'imagine devant enseigner cette "nouvelle" grammaire à mes élèves aujourd'hui, pour être bien vu, dans le sens du vent "progressiste"...
Pimaly a de la constance! C'est amusant de constater que chaque fois qu'elle propose un thème de société intéressant (et ils le sont toujours, c'est la seule personne que je lis), il est aussitôt dévié vers des considérations futiles, voire grotesques, qui n'ont plus rien à voir avec le sujet à débattre!
Sinon ce matin, elle ne fait pas belle, et même elle pleut...

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artmonika

22 mai 2023 15:14
mick26 a écrit :
Je ne mettrais pas Mme Masiero et M.Gabin sur le même plan ! Il a fait des films différents, joué des personnages différents, donné la réplique à des grands comédiens ! Ses films font partie du patrimoine Français !!! Je ne pense pas qu'il en sera de même pour la série de Mme Masiero !
Je reconnais que c'est divertissant car finalement l'intrigue policière n'a pas grande place !! La police ne sort pas grandie de cette série !

Ce n'est pas moi qui ai évoqué Jean Gabin. Et en aucun cas je n'aurais juste même osé le comparer à Corinne Masiero. Un grand film n'a rien à voir avec une série télévisée. Et quel que soit son jeu, il est loin de valoir celui de ce formidable acteur qu'était Gabin. Mais bon, la série est divertissante pour ceux qui aiment le personnage du gendarme joué de manière insolente et excessive par Masiero.

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mick26

22 mai 2023 15:03
Anne marie a écrit :
bien sûr, je comprends que certains aiment mais pas moi. et je trouve comme vous que c'est de plus en plus surjoué.

Pour ma part je ne peux qu'être d'accord avec vous ! Cependant je ne dénigre pas une série sans prétention qui détend : par les temps qui courent où il n'y a que tueries, viols et autres faits "réjouissants" (sic) ça peut être un bon dérivatif !!! Mais il ne faut pa le voir comme une série policière car le crime n'est qu'un prétexte !

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mick26

22 mai 2023 14:58
artmonika a écrit :
Du jargon régional avec des mots spécifiques je vous l'accorde, mais avec une bonne dose de vulgarité en prime.
On sait bien qu'accentuer ses propos et son comportement participe évidemment de la construction de son personnage. D'autant qu'elle a déjà un naturel très "authentique".

Je ne mettrais pas Mme Masiero et M.Gabin sur le même plan ! Il a fait des films différents, joué des personnages différents, donné la réplique à des grands comédiens ! Ses films font partie du patrimoine Français !!! Je ne pense pas qu'il en sera de même pour la série de Mme Masiero !
Je reconnais que c'est divertissant car finalement l'intrigue policière n'a pas grande place !! La police ne sort pas grandie de cette série !

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artmonika

22 mai 2023 13:40
Cathy 77 a écrit :
Amusant d'entrevoir le sujet et d'atterrir sur Corinne Masiero.
Mais pas envie de m'en farcir «quat» pages....
Ceci-dit, je me régale dans cette série des messages subliminaux qui passent, (en outre) des formules bien assénées...

Si vous vous régalez, tant mieux.

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Avatar artmonika

artmonika

22 mai 2023 13:39
mick26 a écrit :
Vouloir faire vivre le ch'ti je comprends ! Mais est ce une avancée de donner de la police cet aspect un peu (beaucoup) spécial ! Mon père a été 37 ans dans la police et je n'ai pas reconnu les policiers dans la représentation de Mme Masiero !!! Certes je comprends que tout évolue et donc la police aussi mais il faudrait rester crédible et donner une image de la police qui soit un minimum "normalisé" !!! Il ne faut pas s'étonner si les gens n'ont plus peur des forces de l'ordre !!!
Je revois ma mère repasser avec les 3 plis dans le dos les chemises de mon père !!! Il est vrai que la police en uniforme ne faisait pas tout à fait le même boulot que les "en civil" !
Ceci explique cela !!!

Mon père était inspecteur de police des renseignements généraux. Costume cravate.
Mais peu importe l'habit.
Comme vous, je trouve que l'image de la police et de la gendarmerie est salie par la représentation qu'en donne effrontément Corinne Masiero. Et ça n'a rien à voir avec sa ridicule chapka. C'est tout son comportement, sa façon d'être indécente et son énorme sans-gêne avec ses you you quand elle entre chez des gens endeuillés, qu'ils s'avèrent être coupables ou victimes lors de l'enquête. Au moment où les institutions sont mises à mal, c'est une série qui ne fait qu'amplifier négativement les choses.

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Avatar mick26

mick26

22 mai 2023 10:15
Anne marie a écrit :
oui c'est excessif et pas toujours lié au langage chti qui en plus n'a rien à voir avec la série..

Tout ce qui est excessif devient insignifiant dit on !!!!

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Avatar mick26

mick26

22 mai 2023 10:14
artmonika a écrit :
Du jargon régional avec des mots spécifiques je vous l'accorde, mais avec une bonne dose de vulgarité en prime.
On sait bien qu'accentuer ses propos et son comportement participe évidemment de la construction de son personnage. D'autant qu'elle a déjà un naturel très "authentique".

Vouloir faire vivre le ch'ti je comprends ! Mais est ce une avancée de donner de la police cet aspect un peu (beaucoup) spécial ! Mon père a été 37 ans dans la police et je n'ai pas reconnu les policiers dans la représentation de Mme Masiero !!! Certes je comprends que tout évolue et donc la police aussi mais il faudrait rester crédible et donner une image de la police qui soit un minimum "normalisé" !!! Il ne faut pas s'étonner si les gens n'ont plus peur des forces de l'ordre !!!
Je revois ma mère repasser avec les 3 plis dans le dos les chemises de mon père !!! Il est vrai que la police en uniforme ne faisait pas tout à fait le même boulot que les "en civil" !
Ceci explique cela !!!

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Avatar Cathy 77

Cathy 77

19 mai 2023 20:03

Amusant d'entrevoir le sujet et d'atterrir sur Corinne Masiero.
Mais pas envie de m'en farcir «quat» pages....
Ceci-dit, je me régale dans cette série des messages subliminaux qui passent, (en outre) des formules bien assénées...

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Avatar Anne marie

Anne marie

19 mai 2023 19:27
artmonika a écrit :
Du jargon régional avec des mots spécifiques je vous l'accorde, mais avec une bonne dose de vulgarité en prime.
On sait bien qu'accentuer ses propos et son comportement participe évidemment de la construction de son personnage. D'autant qu'elle a déjà un naturel très "authentique".

oui c'est excessif et pas toujours lié au langage chti qui en plus n'a rien à voir avec la série..

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Avatar artmonika

artmonika

18 mai 2023 16:19
helene9434 a écrit :
c'est voulu : l'actrice est ch'ti, son personnage aussi- il a été fait pour elle - et elle prend plaisir à en rajouter dans le ch'ti , pour se faire passer pour une idiote (chez les suspects, mais aussi chez les auditeurs semble-t-il...).
Au fil des ans, on peut avoir une impression de lourdeur - en fait, elle fait du Masiéro, comme Gabin faisait du Gabin, et d'autres acteurs aussi...

rappel : le ch'ti est une façon de parler régionale qui n'est aucunement un mauvais français comme certains on l'air de dire...
dans toute les régions il y a des tournures de phrases, des mots spécifiques ! les bretons, les occitans, les savoyards, etc... , ils apprécient beaucoup les "parisiens" qui se moquent d'eux...

Du jargon régional avec des mots spécifiques je vous l'accorde, mais avec une bonne dose de vulgarité en prime.
On sait bien qu'accentuer ses propos et son comportement participe évidemment de la construction de son personnage. D'autant qu'elle a déjà un naturel très "authentique".

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Avatar colette

colette

18 mai 2023 12:34
Anne marie a écrit :
j'ai parlé des féministes débiles qui s'engouffrent dans n'importe quelle brèche pour exister et ne représentent malheureusement plus les femmes.. Je les trouve excessives

les Précieuses ridicules et les Femmes Savantes sont toujours vivantes c'est dire l'importance de Molière

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Avatar helene9434

helene9434

18 mai 2023 10:58
Anne marie a écrit :
je suis effarée chaque fois que je l'entends parler.. cela n'apporte rien au film mais qu'est ce que cela renvoie comme message ?

c'est voulu : l'actrice est ch'ti, son personnage aussi- il a été fait pour elle - et elle prend plaisir à en rajouter dans le ch'ti , pour se faire passer pour une idiote (chez les suspects, mais aussi chez les auditeurs semble-t-il...).
Au fil des ans, on peut avoir une impression de lourdeur - en fait, elle fait du Masiéro, comme Gabin faisait du Gabin, et d'autres acteurs aussi...

rappel : le ch'ti est une façon de parler régionale qui n'est aucunement un mauvais français comme certains on l'air de dire...
dans toute les régions il y a des tournures de phrases, des mots spécifiques ! les bretons, les occitans, les savoyards, etc... , ils apprécient beaucoup les "parisiens" qui se moquent d'eux...

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Avatar Anne marie

Anne marie

18 mai 2023 10:41
colette a écrit :
genrée vous avez dit débile?

j'ai parlé des féministes débiles qui s'engouffrent dans n'importe quelle brèche pour exister et ne représentent malheureusement plus les femmes.. Je les trouve excessives

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