Benalla, un citoyen au dessus de tout soupçon ?

- 14 septembre 2021 07:21

https://www.mediapart.fr/journal/france/120921/le-proces-d-alexandre-benalla-l-ombre-d-emmanuel-macron

Le procès d’Alexandre Benalla, l’ombre d’Emmanuel Macron

12 SEPTEMBRE 2021 PAR MICHEL DELEAN

Alexandre Benalla, ancien « Monsieur sécurité » de l’Élysée, comparaît à partir du 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour les violences du 1er mai 2018, le « selfie » avec arme, et l’utilisation de passeports diplomatiques.

Il est celui par qui le scandale arrive à l’Élysée, dans la torpeur de l’été 2018. Celui qui passe tout d’un coup du statut d’homme de confiance du président à nervi de la République. Alexandre Benalla, 30 ans, l’homme qui a mis à nu la grande légèreté d’Emmanuel Macron s’agissant des questions de sécurité, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de ce lundi 13 septembre. Le procès doit durer trois semaines.
Trois autres personnes doivent comparaître au côté de l’ancien « Monsieur sécurité » de Macron (il avait le titre d’adjoint au chef de cabinet du président de la République), aujourd’hui reconverti dans la sécurité privée et les affaires. Il s’agit du gendarme Vincent Crase, agent de sécurité à En Marche! puis à l’Élysée, et des policiers Maxence Creusat et Laurent Simonin, en poste à la préfecture de police de Paris.
Alexandre Benalla doit répondre de plusieurs séries de faits : les violences qu’il a commises le 1er mai 2018 à Paris, place de la Contrescarpe et au Jardin des Plantes ; l’utilisation d’images de vidéosurveillance appartenant à la préfecture de police ; le selfieavec arme à feu pendant la campagne présidentielle, en avril 2017 dans un restaurant de Poitiers ; et enfin l’utilisation de passeports diplomatiques.

Le tout lui vaut d’être poursuivi pour pas moins de 12 infractions, allant de « violences volontaires en réunion » à « immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique », en passant par « port d’arme de catégorie B » ou encore « faux et usage de faux ». Alexandre Benalla risque théoriquement jusqu’à sept ans de prison.

Inconnu jusque-là du grand public, Alexandre Benalla est sorti de l’ombre le 18 juillet 2018, lorsque Le Monde a révélé ses agissements lors de la journée du 1er Mai, au cours de laquelle, arborant l’équipement et le brassard des policiers en civil, l’homme de l’Élysée n’a pas hésité à violenter et interpeller des manifestants.
La scène est filmée et affole les réseaux sociaux. La panique gagne le sommet du pouvoir, où l’on a toujours cherché à protéger Benalla, quitte à faire fuiter des images volées et tronquées des incidents du 1er Mai, pour faire contre-feu. Sous la pression, l’Élysée finira par congédier ce collaborateur devenu trop encombrant.

Les révélations se succèdent. Après celles des deux manifestants malmenés place de la Contrescarpe, de nouvelles vidéos révèlent que le tandem Benalla-Crase a également rudoyé et arrêté trois autres personnes au Jardin des Plantes, ce même 1er Mai.
Une « affaire dans l’affaire » surgit alors : Ismaël Emelien, conseiller spécial de Macron, a reçu et transmis un CD-Rom contenant des images volées de vidéosurveillance du 1er Mai, qui ont été utilisées sur les réseaux sociaux par la cellule riposte de LREM. Des policiers parisiens sont mis en cause pour avoir extrait et transmis ces vidéos.

Combative, la commission d’enquête du Sénat pointe les zones d’ombre dans les attributions d’Alexandre Benalla à l’Élysée, et le flou qui entoure le port d’une arme par celui-ci lors de déplacements officiels.
Comment ce jeune homme, qui doit tout à Emmanuel Macron, a-t-il pu accumuler les dérapages en toute impunité, faisant par ailleurs des affaires en profitant de ses fonctions officielles ? Mediapart révèle notamment qu’Alexandre Benalla a été l’architecte, alors qu’il travaillait à l’Élysée, d’un contrat sécuritaire avec Iskander Makhmudov, un oligarque proche de Poutine, soupçonné de liens mafieux par plusieurs magistrats européens. L’ancien conseiller de Macron a également fait affaire, en décembre 2018, après son départ de l’Élysée, avec un second oligarque russe. Au total, ces contrats s’élèvent à 2,2 millions d’euros, et une partie des fonds a été perçue par Benalla au Maroc.

Loin d’être une série de faits divers isolés, l’affaire Benalla est une affaire d’État. C’est ce qu’a pointé la commission d’enquête du Sénat en février 2019, dans un rapport accablantde 120 pages. « Nous avons réussi à collecter assez d’éléments pour estimer que la sécurité du président de la République a été affectée », déclarait alors Philippe Bas, président de la commission.
« Dès lors qu’il est apparu que M. Benalla disposait de protections, tout s’est mis à dysfonctionner, depuis l’Élysée jusqu’aux ministères, la préfecture de police, et même dans les ambassades, où il y a eu des comportements étranges, complétait Jean-Pierre Sueur, corapporteur de la commission d’enquête. Et peut-être même jusqu’à Matignon. Comme si un seul être, par son autorité supposée, se mettait à dysfonctionner par cercles successifs », ajoutait-il.

La promotion météorique par Emmanuel Macron d’un Alexandre Benalla qui, avant d’être nommé à l’Élysée, n’avait comme expérience professionnelle que le service d’ordre du PS, puis celui d’En Marche!, reste un mystère. Tout comme la disparition de son coffre-fort et les puissantes protections dont il a disposé. Ayant pénétré au plus près du pouvoir, Alexandre Benalla avait su se rendre indispensable auprès du couple Macron, et devenait détenteur de certains secrets. Ceci explique peut-être cela.

Benalla, un citoyen au dessus de tout soupçon ?

14 septembre 2021 07:21

https://www.mediapart.fr/journal/france/120921/le-proces-d-alexandre-benalla-l-ombre-d-emmanuel-macron

Le procès d’Alexandre Benalla, l’ombre d’Emmanuel Macron

12 SEPTEMBRE 2021 PAR MICHEL DELEAN

Alexandre Benalla, ancien « Monsieur sécurité » de l’Élysée, comparaît à partir du 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour les violences du 1er mai 2018, le « selfie » avec arme, et l’utilisation de passeports diplomatiques.

Il est celui par qui le scandale arrive à l’Élysée, dans la torpeur de l’été 2018. Celui qui passe tout d’un coup du statut d’homme de confiance du président à nervi de la République. Alexandre Benalla, 30 ans, l’homme qui a mis à nu la grande légèreté d’Emmanuel Macron s’agissant des questions de sécurité, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de ce lundi 13 septembre. Le procès doit durer trois semaines.
Trois autres personnes doivent comparaître au côté de l’ancien « Monsieur sécurité » de Macron (il avait le titre d’adjoint au chef de cabinet du président de la République), aujourd’hui reconverti dans la sécurité privée et les affaires. Il s’agit du gendarme Vincent Crase, agent de sécurité à En Marche! puis à l’Élysée, et des policiers Maxence Creusat et Laurent Simonin, en poste à la préfecture de police de Paris.
Alexandre Benalla doit répondre de plusieurs séries de faits : les violences qu’il a commises le 1er mai 2018 à Paris, place de la Contrescarpe et au Jardin des Plantes ; l’utilisation d’images de vidéosurveillance appartenant à la préfecture de police ; le selfieavec arme à feu pendant la campagne présidentielle, en avril 2017 dans un restaurant de Poitiers ; et enfin l’utilisation de passeports diplomatiques.

Le tout lui vaut d’être poursuivi pour pas moins de 12 infractions, allant de « violences volontaires en réunion » à « immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique », en passant par « port d’arme de catégorie B » ou encore « faux et usage de faux ». Alexandre Benalla risque théoriquement jusqu’à sept ans de prison.

Inconnu jusque-là du grand public, Alexandre Benalla est sorti de l’ombre le 18 juillet 2018, lorsque Le Monde a révélé ses agissements lors de la journée du 1er Mai, au cours de laquelle, arborant l’équipement et le brassard des policiers en civil, l’homme de l’Élysée n’a pas hésité à violenter et interpeller des manifestants.
La scène est filmée et affole les réseaux sociaux. La panique gagne le sommet du pouvoir, où l’on a toujours cherché à protéger Benalla, quitte à faire fuiter des images volées et tronquées des incidents du 1er Mai, pour faire contre-feu. Sous la pression, l’Élysée finira par congédier ce collaborateur devenu trop encombrant.

Les révélations se succèdent. Après celles des deux manifestants malmenés place de la Contrescarpe, de nouvelles vidéos révèlent que le tandem Benalla-Crase a également rudoyé et arrêté trois autres personnes au Jardin des Plantes, ce même 1er Mai.
Une « affaire dans l’affaire » surgit alors : Ismaël Emelien, conseiller spécial de Macron, a reçu et transmis un CD-Rom contenant des images volées de vidéosurveillance du 1er Mai, qui ont été utilisées sur les réseaux sociaux par la cellule riposte de LREM. Des policiers parisiens sont mis en cause pour avoir extrait et transmis ces vidéos.

Combative, la commission d’enquête du Sénat pointe les zones d’ombre dans les attributions d’Alexandre Benalla à l’Élysée, et le flou qui entoure le port d’une arme par celui-ci lors de déplacements officiels.
Comment ce jeune homme, qui doit tout à Emmanuel Macron, a-t-il pu accumuler les dérapages en toute impunité, faisant par ailleurs des affaires en profitant de ses fonctions officielles ? Mediapart révèle notamment qu’Alexandre Benalla a été l’architecte, alors qu’il travaillait à l’Élysée, d’un contrat sécuritaire avec Iskander Makhmudov, un oligarque proche de Poutine, soupçonné de liens mafieux par plusieurs magistrats européens. L’ancien conseiller de Macron a également fait affaire, en décembre 2018, après son départ de l’Élysée, avec un second oligarque russe. Au total, ces contrats s’élèvent à 2,2 millions d’euros, et une partie des fonds a été perçue par Benalla au Maroc.

Loin d’être une série de faits divers isolés, l’affaire Benalla est une affaire d’État. C’est ce qu’a pointé la commission d’enquête du Sénat en février 2019, dans un rapport accablantde 120 pages. « Nous avons réussi à collecter assez d’éléments pour estimer que la sécurité du président de la République a été affectée », déclarait alors Philippe Bas, président de la commission.
« Dès lors qu’il est apparu que M. Benalla disposait de protections, tout s’est mis à dysfonctionner, depuis l’Élysée jusqu’aux ministères, la préfecture de police, et même dans les ambassades, où il y a eu des comportements étranges, complétait Jean-Pierre Sueur, corapporteur de la commission d’enquête. Et peut-être même jusqu’à Matignon. Comme si un seul être, par son autorité supposée, se mettait à dysfonctionner par cercles successifs », ajoutait-il.

La promotion météorique par Emmanuel Macron d’un Alexandre Benalla qui, avant d’être nommé à l’Élysée, n’avait comme expérience professionnelle que le service d’ordre du PS, puis celui d’En Marche!, reste un mystère. Tout comme la disparition de son coffre-fort et les puissantes protections dont il a disposé. Ayant pénétré au plus près du pouvoir, Alexandre Benalla avait su se rendre indispensable auprès du couple Macron, et devenait détenteur de certains secrets. Ceci explique peut-être cela.

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Avatar tbu

tbu

17 septembre 2021 13:48

Ce n'est surement pas "un saint", mais, sur le fait d'avoir neutralisé des casseurs, je lui donne entièrement raison!!

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

17 septembre 2021 13:40

et en plus Benalla faisait du bénévolat sur son temps de congé en
neutralisant des agresseurs de policiers 👮‍♂️....
que demande le peuple 🙃🙂😉

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

17 septembre 2021 13:37
lyanne28 a écrit :
Tu parles d'un mérite !! - rire - c son boulot et il est grassement payé pour ce faire ! personne ne l'a obligé, et tout cela lui a ouvert des portes dont il a su et sait encore tirer parti 😄

6000 euros net mensuel pour un métier a haut risque
aux multiples compétences ‘’’requérant de surcroît une disponibilité quasi permanente .....c’est mérité ‘’’’
la plupart des politiques qui l’ont vilipendé,gagnent autant voir bien plus en risquant beaucoup moins et en travaillant moins
je pense aux députés nationaux ou européens
également aux membres du conseil constitutionnel au salaire presque doublé par une prime injustifiée....aux sénateurs et j’en passe ...aux préfets sans affectations etcétéra etcétéra....
non Benalla n’a pas volé son salaire ....🙃🙂😉

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Avatar lyanne28

lyanne28

17 septembre 2021 13:21
hervé Nono a écrit :
pas très clair 🙄🙄🙄c, est possible ,,,,en effet que Benalla
je soit pas un saint 😇absolu ....
mon dieu comme c’est vilain 🦹‍♂️ en effet
les saints absolus pullulent sur la terre et ça se voit n’est-ce pas que tout va bien en ce monde ,,,à part ce Benalla qui fait tache 🤮oh l’affreux bandit 👹

ce monsieur Benalla a quand même eut le mérite de mettre sa vie en danger pour protéger plusieurs présidents ou candidats à la présidence de la république 🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷
française 🇫🇷🇫🇷🇫🇷


Avis aux contempteurs.....et contempteuses 🙃🙂🙃😉

Tu parles d'un mérite !! - rire - c son boulot et il est grassement payé pour ce faire ! personne ne l'a obligé, et tout cela lui a ouvert des portes dont il a su et sait encore tirer parti 😄

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hervé Nono

17 septembre 2021 08:29
lyanne28 a écrit :
Oui pas très très clair ce monsieur.... Et ses petits «copains» peut-être encore moins, mais saura t-on un jour la vérité, rien que la vérité ? Je ne sais pas pourquoi, j'ai des doutes... :-)

pas très clair 🙄🙄🙄c, est possible ,,,,en effet que Benalla
je soit pas un saint 😇absolu ....
mon dieu comme c’est vilain 🦹‍♂️ en effet
les saints absolus pullulent sur la terre et ça se voit n’est-ce pas que tout va bien en ce monde ,,,à part ce Benalla qui fait tache 🤮oh l’affreux bandit 👹

ce monsieur Benalla a quand même eut le mérite de mettre sa vie en danger pour protéger plusieurs présidents ou candidats à la présidence de la république 🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷
française 🇫🇷🇫🇷🇫🇷


Avis aux contempteurs.....et contempteuses 🙃🙂🙃😉

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Avatar Dan

Dan

15 septembre 2021 08:07

c'est comme çà qu'on crucifie ..

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Bibracte

14 septembre 2021 16:54

" le non-lieu pour Darmanin "

Depuis on le surnomme Dard malin.

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Avatar lyanne28

lyanne28

14 septembre 2021 08:33

Oui pas très très clair ce monsieur.... Et ses petits «copains» peut-être encore moins, mais saura t-on un jour la vérité, rien que la vérité ? Je ne sais pas pourquoi, j'ai des doutes... :-)

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Bibracte

14 septembre 2021 08:27
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