Les 3 ressorts de l'amour
Dany - 2 mars 2023 23:07
Il paraît que l'admiration, la pitié et, tardivement ajouté, le rire, sont les 3 ressorts principaux de l'amour.
Au lycée, un professeur de lettres chambrait un élève en déclarant à son endroit : vous choisirez, évidemment la pitié, c'est plus facile !
…
Les années passèrent, et me remémorant ce que nous avait exposé notre prof de lettres, je me lançai d'abord dans la facilité, c'est à dire la pitié !
Je fis quelques déchirures à un vieux jean, me vêtis des fringues que je mettais pour faire de la mécanique et me postai, assis sur un coin de trottoir. Je ne demandais pas la charité d'ordre pécuniaire.
- Mademoiselle, ne voudriez-vous pas m'emmener chez vous pour me prodiguer de la tendresse, des câlins et … plus si affinité ?
- T'as vu la vierge, mec !
- Bon, je ne me suis pas découragé, j'ai réitéré ma requête plusieurs fois, mais les réponses étaient toujours une fin de non recevoir :
- Et puis quoi encore, te mettre dans mon lit !
Ou encore :
- Mais bien sûr, Dugland, viens je vais te présenter à mes parents !
Alors, il fallait envisager autre chose : le rire !
J'invitai une fille à prendre un verre à une terrasse de café et tentai de la faire rire:
- y a un mec qui cherchait des sacs dans sa réserve et, ne les trouvant pas, il s'écria: mais où les sacs sont! Ha ha ha! … heu … vous ne riez pas? Les sacs sont, les Saxons!
- Bof!
J'essayai un nouveau jeu de mots, dans la même veine du précédent:
- un mec voulait bloquer sa voiture dans une pente et, ne trouvant pas ses cales, il maugréa: mais où mes cales sont ! Ha ha ha ! Vous comprenez ? Les cales sont, les caleçons … c'est drôle, non?
- Je vais la raconter à mon chien, il rira peut-être !
Pas de succès ! Je vais essayer un autre truc.
Egalement dans un café, ayant invité une autre fille, à un moment j'introduisis en biais dans ma bouche mon index droit, gonflai mes joues et expulsai mon doigt, ce qui fit splop !
- Vous ne riez pas, pourtant c'est hilarant, non ?
- Vous vous moquez de moi ?
- Pas du tout ! Tenez, j'ai aussi ça : je posai ma main sous mon aisselle, levai le bras puis le baissai rapidement ce qui provoqua un pouet !
- Dites, vous avez toute votre raison ?
- Heu … bien sûr ! Un jour j'ai fait ça sur une scène dans un village, et tout le monde a ri, il y en a même qui on dit : il est follement ridicule et ne le sais pas ! Si c'est pas un compliment, ça !
Bon, la fille est partie, sans même avoir terminé son verre.
Il me restait à essayer l'admiration. J'étais en compagnie d'une charmante fille … enfin je la trouvais charmante car elle voulait bien prendre un pot avec moi, et je me dis c'est le moment de briller à ses yeux!
- Connaissez-vous, mademoiselle, le principe de la suspension à barres de torsion sur les voitures qui en sont munies ?
- Racontez-moi plutôt le cas de celles qui n'en sont pas munies !
- Heu …
- Dites, ça ne vous ennuie pas si je fais mon courrier pendant que vous ferez votre brillant exposé ? Elle n'en fit rien, se leva et s'en alla. J'étais bafoué, il fallait que je fasse dans un autre registre. J'avais invité au restaurant une fille plutôt jolie et j'avais en tête de provoquer en elle l'admiration en campant un mauvais garçon : les femmes adorent les mauvais garçons, paraît-il ! Avant de dîner, nous prenions un apéro au bar. Je m'étais laissé refilé, la veille, un faut billet de 50 €, et j'ai pensé que c'était l'occasion de le refourguer, en plastronnant un peu :
- Voyez mignonne, je donne un peu dans la fausse monnaie, ce billet vous semble être un vrai, n'est-ce pas ?
- Oui, il me semble !
- Hé bien c'est un faux ! Vous allez voir, ce branque de barman va l'engourdir sans s'en apercevoir ! … Tenez, garçon, payez-vous !
- Vous me prenez pour un cave ! Pourquoi pas un billet de Monopoly ? Reprenez votre faux talbin !
Zut ! Je venais de faire un bide ! Je devais me rattraper. Nous sommes passés à table et après avoir commandé :
- Savez-vous que j'ai fait un peu de taule ?
- Non, racontez !
Je crois que j'accroche, pensais-je.
- Je me suis fait enchrister pour le casse chez Chaumet, place Vendôme, il y 6 ans … on en a causé, vous devez vous en souvenir ? -
Oui, plutôt !
Ses yeux brillaient, c'était dans la poche !
Voyez-vous, j'y ai tenu un rôle majeur : c'est moi qui ai assommé le gardien !
- Ah oui !
Elle m'a alors renversé mon assiette de spaghettis sur les genoux, s'est levée et m'a envoyé son poing dans la trogne !
- Le gardien, c'était mon père, connard !
Les 3 ressorts de l'amour
Il paraît que l'admiration, la pitié et, tardivement ajouté, le rire, sont les 3 ressorts principaux de l'amour.
Au lycée, un professeur de lettres chambrait un élève en déclarant à son endroit : vous choisirez, évidemment la pitié, c'est plus facile !
…
Les années passèrent, et me remémorant ce que nous avait exposé notre prof de lettres, je me lançai d'abord dans la facilité, c'est à dire la pitié !
Je fis quelques déchirures à un vieux jean, me vêtis des fringues que je mettais pour faire de la mécanique et me postai, assis sur un coin de trottoir. Je ne demandais pas la charité d'ordre pécuniaire.
- Mademoiselle, ne voudriez-vous pas m'emmener chez vous pour me prodiguer de la tendresse, des câlins et … plus si affinité ?
- T'as vu la vierge, mec !
- Bon, je ne me suis pas découragé, j'ai réitéré ma requête plusieurs fois, mais les réponses étaient toujours une fin de non recevoir :
- Et puis quoi encore, te mettre dans mon lit !
Ou encore :
- Mais bien sûr, Dugland, viens je vais te présenter à mes parents !
Alors, il fallait envisager autre chose : le rire !
J'invitai une fille à prendre un verre à une terrasse de café et tentai de la faire rire:
- y a un mec qui cherchait des sacs dans sa réserve et, ne les trouvant pas, il s'écria: mais où les sacs sont! Ha ha ha! … heu … vous ne riez pas? Les sacs sont, les Saxons!
- Bof!
J'essayai un nouveau jeu de mots, dans la même veine du précédent:
- un mec voulait bloquer sa voiture dans une pente et, ne trouvant pas ses cales, il maugréa: mais où mes cales sont ! Ha ha ha ! Vous comprenez ? Les cales sont, les caleçons … c'est drôle, non?
- Je vais la raconter à mon chien, il rira peut-être !
Pas de succès ! Je vais essayer un autre truc.
Egalement dans un café, ayant invité une autre fille, à un moment j'introduisis en biais dans ma bouche mon index droit, gonflai mes joues et expulsai mon doigt, ce qui fit splop !
- Vous ne riez pas, pourtant c'est hilarant, non ?
- Vous vous moquez de moi ?
- Pas du tout ! Tenez, j'ai aussi ça : je posai ma main sous mon aisselle, levai le bras puis le baissai rapidement ce qui provoqua un pouet !
- Dites, vous avez toute votre raison ?
- Heu … bien sûr ! Un jour j'ai fait ça sur une scène dans un village, et tout le monde a ri, il y en a même qui on dit : il est follement ridicule et ne le sais pas ! Si c'est pas un compliment, ça !
Bon, la fille est partie, sans même avoir terminé son verre.
Il me restait à essayer l'admiration. J'étais en compagnie d'une charmante fille … enfin je la trouvais charmante car elle voulait bien prendre un pot avec moi, et je me dis c'est le moment de briller à ses yeux!
- Connaissez-vous, mademoiselle, le principe de la suspension à barres de torsion sur les voitures qui en sont munies ?
- Racontez-moi plutôt le cas de celles qui n'en sont pas munies !
- Heu …
- Dites, ça ne vous ennuie pas si je fais mon courrier pendant que vous ferez votre brillant exposé ? Elle n'en fit rien, se leva et s'en alla. J'étais bafoué, il fallait que je fasse dans un autre registre. J'avais invité au restaurant une fille plutôt jolie et j'avais en tête de provoquer en elle l'admiration en campant un mauvais garçon : les femmes adorent les mauvais garçons, paraît-il ! Avant de dîner, nous prenions un apéro au bar. Je m'étais laissé refilé, la veille, un faut billet de 50 €, et j'ai pensé que c'était l'occasion de le refourguer, en plastronnant un peu :
- Voyez mignonne, je donne un peu dans la fausse monnaie, ce billet vous semble être un vrai, n'est-ce pas ?
- Oui, il me semble !
- Hé bien c'est un faux ! Vous allez voir, ce branque de barman va l'engourdir sans s'en apercevoir ! … Tenez, garçon, payez-vous !
- Vous me prenez pour un cave ! Pourquoi pas un billet de Monopoly ? Reprenez votre faux talbin !
Zut ! Je venais de faire un bide ! Je devais me rattraper. Nous sommes passés à table et après avoir commandé :
- Savez-vous que j'ai fait un peu de taule ?
- Non, racontez !
Je crois que j'accroche, pensais-je.
- Je me suis fait enchrister pour le casse chez Chaumet, place Vendôme, il y 6 ans … on en a causé, vous devez vous en souvenir ? -
Oui, plutôt !
Ses yeux brillaient, c'était dans la poche !
Voyez-vous, j'y ai tenu un rôle majeur : c'est moi qui ai assommé le gardien !
- Ah oui !
Elle m'a alors renversé mon assiette de spaghettis sur les genoux, s'est levée et m'a envoyé son poing dans la trogne !
- Le gardien, c'était mon père, connard !

