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Vu du Japon

mirabelle95 - 13 octobre 2021 09:15

Vu du Japon.La “relecture” des interviews, cette drôle de tradition française
ASAHI SHIMBUN - TOKYO
Publié le 03/10/2021 - 11:59
Dans une imprimerie à Tremblay-en-France, près de Paris, le 4 août 2020. Photo by Martin BUREAU / AFPDans une imprimerie à Tremblay-en-France, près de Paris, le 4 août 2020. Photo by Martin BUREAU / AFP
La presse française a l’habitude de faire relire les interviews de personnalités politiques par les intéressées ou leur service de communication, s’étonne ce quotidien japonais. Est-ce vraiment une pratique acceptable ?
En France, lorsque les journalistes interviewent le président, ou toute autre personne de pouvoir, ils lui soumettent l’article pour “relecture” avant sa publication. Cette pratique se perpétue depuis de nombreuses années, la plupart du temps sans que les lecteurs en soient informés. Il arrive fréquemment que le texte soit entièrement réécrit, ce qui, en réalité, relève de la censure. Un journal régional a décidé de s’y opposer.
À la fin du mois d’avril, plusieurs journaux régionaux français ont publié simultanément une interview d’Emmanuel Macron. Le président français y confirmait la date de réouverture des commerces, fermés en raison de l’épidémie de Covid-19, et annonçait les modalités de levée du couvre-feu.
La séance de questions-réponses, qui a duré deux bonnes heures, s’est déroulée au palais de l’Élysée. L’article, rédigé conjointement par les journalistes participants et soumis au président pour “correction”, a été intégralement publié dans les journaux régionaux.
“La spontanéité des réponses est importante”
La Voix du Nord, quotidien du nord du pays diffusé à 200 000 exemplaires, en faisait partie. Deux ans plus tôt, le journal avait refusé de participer à une autre interview collective qu’Emmanuel Macron accordait à la presse régionale. La raison invoquée était que le texte de l’entretien, coécrit par les journalistes, serait révisé par l’Élysée avant parution.
“Le pouvoir ne peut pas lire les articles à l’avance et les modifier. Nous prenons nos distances avec les politiques”, avait expliqué Patrick Jankielewicz, le rédacteur en chef du quotidien.
Si ce dernier a décidé exceptionnellement de prendre part à l’entretien organisé cette année et de le publier, c’est parce qu’il jugeait les informations essentielles pour les lecteurs, notamment en ce qui concerne la politique de vaccination, et que le texte n’a pratiquement pas été modifié par l’Élysée.
Le journal avait annoncé sa décision de ne plus accepter la censure dans un de ses numéros de janvier 2018. “La spontanéité des réponses est un élément important.

Vu du Japon

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mirabelle9513 octobre 2021 09:15

Vu du Japon.La “relecture” des interviews, cette drôle de tradition française
ASAHI SHIMBUN - TOKYO
Publié le 03/10/2021 - 11:59
Dans une imprimerie à Tremblay-en-France, près de Paris, le 4 août 2020. Photo by Martin BUREAU / AFPDans une imprimerie à Tremblay-en-France, près de Paris, le 4 août 2020. Photo by Martin BUREAU / AFP
La presse française a l’habitude de faire relire les interviews de personnalités politiques par les intéressées ou leur service de communication, s’étonne ce quotidien japonais. Est-ce vraiment une pratique acceptable ?
En France, lorsque les journalistes interviewent le président, ou toute autre personne de pouvoir, ils lui soumettent l’article pour “relecture” avant sa publication. Cette pratique se perpétue depuis de nombreuses années, la plupart du temps sans que les lecteurs en soient informés. Il arrive fréquemment que le texte soit entièrement réécrit, ce qui, en réalité, relève de la censure. Un journal régional a décidé de s’y opposer.
À la fin du mois d’avril, plusieurs journaux régionaux français ont publié simultanément une interview d’Emmanuel Macron. Le président français y confirmait la date de réouverture des commerces, fermés en raison de l’épidémie de Covid-19, et annonçait les modalités de levée du couvre-feu.
La séance de questions-réponses, qui a duré deux bonnes heures, s’est déroulée au palais de l’Élysée. L’article, rédigé conjointement par les journalistes participants et soumis au président pour “correction”, a été intégralement publié dans les journaux régionaux.
“La spontanéité des réponses est importante”
La Voix du Nord, quotidien du nord du pays diffusé à 200 000 exemplaires, en faisait partie. Deux ans plus tôt, le journal avait refusé de participer à une autre interview collective qu’Emmanuel Macron accordait à la presse régionale. La raison invoquée était que le texte de l’entretien, coécrit par les journalistes, serait révisé par l’Élysée avant parution.
“Le pouvoir ne peut pas lire les articles à l’avance et les modifier. Nous prenons nos distances avec les politiques”, avait expliqué Patrick Jankielewicz, le rédacteur en chef du quotidien.
Si ce dernier a décidé exceptionnellement de prendre part à l’entretien organisé cette année et de le publier, c’est parce qu’il jugeait les informations essentielles pour les lecteurs, notamment en ce qui concerne la politique de vaccination, et que le texte n’a pratiquement pas été modifié par l’Élysée.
Le journal avait annoncé sa décision de ne plus accepter la censure dans un de ses numéros de janvier 2018. “La spontanéité des réponses est un élément important.

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Avatar Helene

Helene

14 octobre 2021 09:57

De toute façon, on nous sert la langue de bois habituelle, équitablement partagée entre politiques et journalistes !

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Avatar Dan

Dan

14 octobre 2021 08:01

les japonnais ont des propensions qui orbitent très loin au point d'heurter les nôtres : mais parfois de façon qui devrait être salutaire

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Avatar margaret

margaret

14 octobre 2021 01:06

Oui, mais c'est quand même mieux de relire et vérifier.

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mirabelle95

13 octobre 2021 09:16

Intéressant
Bonne journée

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