Éloge des hommes construits

- 4 octobre 2021 06:52

Sandrine Rousseau - candidate à la primaire écologiste -, explique partager sa vie avec un homme « déconstruit ». Marlène Schiappa - ministre déléguée chargée de la Citoyenneté -, lui répond.

Sale temps pour l’amour. Passé au crible, le couple hétérosexuel ne semble pas résister bien longtemps aux grilles de lecture des analyses de genre. « Le couple hétérosexuel ne fonctionne que si la femme ferme sa gueule », affirme Mona Chollet dans Libération tandis que, sur LCI, la candidate Sandrine Rousseau clame : « Je vis avec un homme déconstruit et j’en suis très heureuse. »

Interroger le fonctionnement du couple hétérosexuel est passionnant : son évolution, ses contrats tacites, son rôle social… Mais l’idée selon laquelle les êtres humains choisiraient de qui ils tombent amoureux me semble très dangereuse. C’est par exemple précisément ce que défendent bon nombre d’homophobes, arguant qu’avec « un petit effort », on pourrait tomber amoureux d’une personne plus appropriée. C’est aussi ce qu’ont vécu nos aïeux pendant des générations avec les mariages arrangés. « D’accord, c’est ton cousin et il a trente ans de plus que toi, mais ça nous permettra d’unifier nos champs, fais un petit effort. »

Avec cette grille de lecture de « l’homme bon à marier », au diable la magie de l’amour, le mystère des sentiments ! L’on choisit sur catalogue selon des critères l’objet de notre affection : prière de cocher les cases du progressisme comme sur ces horribles sites de rencontres par affinité politique. On choisissait jadis sa femme parce qu’elle était bonne ménagère ? Mesdames, le conseil qui vous est donné renverse la vapeur. Faites passer à votre rendez-vous de ce soir des tests de couture avant d’envisager d’aller plus loin. Blague à part, la rencontre avec l’autre quel qu’il soit n’est-elle pas, par définition, fondée sur l’altérité ? Sur ce point de vue si singulier de l’autre ? Sur ce subtil mélange entre les « points communs » et les « différences » ? Et surtout, sur ce mystère alchimique que même les scientifiques n’ont jamais réussi à résoudre complètement : le désir.
En outre, je suis dérangée par le fait de faire deux cases d’hommes. D’un côté les hommes « déconstruits », de l’autre les hommes sexistes. Aucun espace pour la nuance. Il y a des gros barbus supporteurs de l’OM qui aiment prendre leur petit panier en osier pour acheter les légumes bio le dimanche matin au marché. Il y a des minets qui s’épilent les sourcils et qui n’ont jamais passé l’aspirateur ou mis la table de leur vie. Il y a des intellectuels féministes de gauche qui frappent leur femme. Personne n’est « une seule chose » ou une caricature permanente de lui-même.

Allons plus loin : est-ce être « déconstruit » que de s’occuper de ses enfants, de contribuer aux tâches ménagères ? Si l’on en fait une particularité, est-ce à dire que le misogyne serait la norme ? Quel renoncement ! Est-ce être déconstruit que de bien vivre le fait que son épouse gagne plus d’argent que soi ? Si un homme le vit mal, retourne-t-il à la case départ de l’australopithèque ? Et après tout, peut-on invalider les névroses des gens, décider pour eux des contrariétés inacceptables ?

Cette vision manichéenne des êtres humains, avec les « bons » et les « mauvais », m’effraie. Entendons-nous bien. Je suis féministe. J’ai été bénévole dans des associations de défense des femmes, j’ai présidé dix ans un réseau pour la place des mères au travail, j’ai publié un des premiers livres de France sur la culture du viol, créé le concept de « plafond de mère ». J’ai été des années élue locale déléguée à l’égalité femmes-hommes, secrétaire d’État qui a lancé la grande cause du quinquennat pour les femmes, la première loi du monde de verbalisation du harcèlement de rue et le Grenelle des violences conjugales. Au ministère de l’Intérieur, je suis chargée des politiques de féminisation et de protection des femmes. Bref, je suis féministe, en paroles comme en actions. Mais je refuse d’adhérer par principe à une analyse que l’on me livre en kit.
Justement parce que je suis féministe, j’appréhende les humains dans leur globalité, dans leurs nuances. Le féminisme n’est pas un dogme et encore moins un prétexte pour porter des jugements sur la vie privée des autres. Il est au demeurant surprenant de voir comment certains courants politiques ne supportent pas que l’on évoque la réussite professionnelle parce qu’elle culpabiliserait ou inférioriserait, tout en ne se gênant pas pour nous expliquer que leur réussite sentimentale doit devenir notre parangon d’amour. Que doit comprendre la femme qui a eu le malheur de tomber amoureuse d’un macho ? Que c’est de sa faute à elle ?

Oui, vivre avec quelqu’un, c’est aussi parfois faire des compromis. Que l’on soit une femme ou un homme. Un colocataire ou notre amoureuse. C’est choisir ensemble les invités pour ce soir. C’est ramasser ses affaires. C’est consulter l’autre sur les repas. Ce ne sont pas des conseils que je donne : c’est un constat que je fais. Pléthore de couples hétérosexuels s’épanouissent dans le respect de chacun. Il n’est pas question d’être une femme ou un homme, d’être déconstruit ou pas, simplement de respecter les personnes avec lesquelles on vit. À l’ère de la surconsommation immédiate où l’on fait un scandale si l’on ne reçoit pas ses achats faits en ligne dans les vingt-quatre heures, tout ce qui demande du temps et de la patience est rejeté. À l’ère de l’individualisme, le moindre compromis dans une relation est perçu comme une atteinte inacceptable à son identité. « Je ne ferme pas ma gueule donc je mets la musique à fond à 3 heures du matin pendant que tu dors » ne fait pas de nous une femme ou un homme libre, juste une personne toxique.
Je n’attends pas d’un homme qu’il soit déconstruit. Oh, je sais à quel point certain(e)s me traiteront de réactionnaire conservatrice pour affirmer cela. Au contraire. Réfléchir aux stéréotypes de genre, ce n’est pas l’interdiction d’aimer le rose pour les filles et les petites voitures pour les garçons, c’est se demander si on les aime par suivisme ou par goût. Parce que je suis attachée à l’émancipation de l’individu, je pense que les hommes comme les femmes ont un chemin, personnel, psychologique, philosophique, de réflexion pour trouver leurs valeurs et leur identité. Construire son estime de soi et son estime des autres. Le couple peut être un lieu de danger pour la femme – c’est pourquoi je mobilise tant contre les violences conjugales. Le couple peut aussi être un lieu d’épanouissement, de solidarité, de joie, un refuge, un espace de bonheur où être soi-même et où s’ouvrir à l’autre.

Mais oui, un couple, c’est comme un homme : ça se construit.

Marlène Schiappa

Éloge des hommes construits

4 octobre 2021 06:52

Sandrine Rousseau - candidate à la primaire écologiste -, explique partager sa vie avec un homme « déconstruit ». Marlène Schiappa - ministre déléguée chargée de la Citoyenneté -, lui répond.

Sale temps pour l’amour. Passé au crible, le couple hétérosexuel ne semble pas résister bien longtemps aux grilles de lecture des analyses de genre. « Le couple hétérosexuel ne fonctionne que si la femme ferme sa gueule », affirme Mona Chollet dans Libération tandis que, sur LCI, la candidate Sandrine Rousseau clame : « Je vis avec un homme déconstruit et j’en suis très heureuse. »

Interroger le fonctionnement du couple hétérosexuel est passionnant : son évolution, ses contrats tacites, son rôle social… Mais l’idée selon laquelle les êtres humains choisiraient de qui ils tombent amoureux me semble très dangereuse. C’est par exemple précisément ce que défendent bon nombre d’homophobes, arguant qu’avec « un petit effort », on pourrait tomber amoureux d’une personne plus appropriée. C’est aussi ce qu’ont vécu nos aïeux pendant des générations avec les mariages arrangés. « D’accord, c’est ton cousin et il a trente ans de plus que toi, mais ça nous permettra d’unifier nos champs, fais un petit effort. »

Avec cette grille de lecture de « l’homme bon à marier », au diable la magie de l’amour, le mystère des sentiments ! L’on choisit sur catalogue selon des critères l’objet de notre affection : prière de cocher les cases du progressisme comme sur ces horribles sites de rencontres par affinité politique. On choisissait jadis sa femme parce qu’elle était bonne ménagère ? Mesdames, le conseil qui vous est donné renverse la vapeur. Faites passer à votre rendez-vous de ce soir des tests de couture avant d’envisager d’aller plus loin. Blague à part, la rencontre avec l’autre quel qu’il soit n’est-elle pas, par définition, fondée sur l’altérité ? Sur ce point de vue si singulier de l’autre ? Sur ce subtil mélange entre les « points communs » et les « différences » ? Et surtout, sur ce mystère alchimique que même les scientifiques n’ont jamais réussi à résoudre complètement : le désir.
En outre, je suis dérangée par le fait de faire deux cases d’hommes. D’un côté les hommes « déconstruits », de l’autre les hommes sexistes. Aucun espace pour la nuance. Il y a des gros barbus supporteurs de l’OM qui aiment prendre leur petit panier en osier pour acheter les légumes bio le dimanche matin au marché. Il y a des minets qui s’épilent les sourcils et qui n’ont jamais passé l’aspirateur ou mis la table de leur vie. Il y a des intellectuels féministes de gauche qui frappent leur femme. Personne n’est « une seule chose » ou une caricature permanente de lui-même.

Allons plus loin : est-ce être « déconstruit » que de s’occuper de ses enfants, de contribuer aux tâches ménagères ? Si l’on en fait une particularité, est-ce à dire que le misogyne serait la norme ? Quel renoncement ! Est-ce être déconstruit que de bien vivre le fait que son épouse gagne plus d’argent que soi ? Si un homme le vit mal, retourne-t-il à la case départ de l’australopithèque ? Et après tout, peut-on invalider les névroses des gens, décider pour eux des contrariétés inacceptables ?

Cette vision manichéenne des êtres humains, avec les « bons » et les « mauvais », m’effraie. Entendons-nous bien. Je suis féministe. J’ai été bénévole dans des associations de défense des femmes, j’ai présidé dix ans un réseau pour la place des mères au travail, j’ai publié un des premiers livres de France sur la culture du viol, créé le concept de « plafond de mère ». J’ai été des années élue locale déléguée à l’égalité femmes-hommes, secrétaire d’État qui a lancé la grande cause du quinquennat pour les femmes, la première loi du monde de verbalisation du harcèlement de rue et le Grenelle des violences conjugales. Au ministère de l’Intérieur, je suis chargée des politiques de féminisation et de protection des femmes. Bref, je suis féministe, en paroles comme en actions. Mais je refuse d’adhérer par principe à une analyse que l’on me livre en kit.
Justement parce que je suis féministe, j’appréhende les humains dans leur globalité, dans leurs nuances. Le féminisme n’est pas un dogme et encore moins un prétexte pour porter des jugements sur la vie privée des autres. Il est au demeurant surprenant de voir comment certains courants politiques ne supportent pas que l’on évoque la réussite professionnelle parce qu’elle culpabiliserait ou inférioriserait, tout en ne se gênant pas pour nous expliquer que leur réussite sentimentale doit devenir notre parangon d’amour. Que doit comprendre la femme qui a eu le malheur de tomber amoureuse d’un macho ? Que c’est de sa faute à elle ?

Oui, vivre avec quelqu’un, c’est aussi parfois faire des compromis. Que l’on soit une femme ou un homme. Un colocataire ou notre amoureuse. C’est choisir ensemble les invités pour ce soir. C’est ramasser ses affaires. C’est consulter l’autre sur les repas. Ce ne sont pas des conseils que je donne : c’est un constat que je fais. Pléthore de couples hétérosexuels s’épanouissent dans le respect de chacun. Il n’est pas question d’être une femme ou un homme, d’être déconstruit ou pas, simplement de respecter les personnes avec lesquelles on vit. À l’ère de la surconsommation immédiate où l’on fait un scandale si l’on ne reçoit pas ses achats faits en ligne dans les vingt-quatre heures, tout ce qui demande du temps et de la patience est rejeté. À l’ère de l’individualisme, le moindre compromis dans une relation est perçu comme une atteinte inacceptable à son identité. « Je ne ferme pas ma gueule donc je mets la musique à fond à 3 heures du matin pendant que tu dors » ne fait pas de nous une femme ou un homme libre, juste une personne toxique.
Je n’attends pas d’un homme qu’il soit déconstruit. Oh, je sais à quel point certain(e)s me traiteront de réactionnaire conservatrice pour affirmer cela. Au contraire. Réfléchir aux stéréotypes de genre, ce n’est pas l’interdiction d’aimer le rose pour les filles et les petites voitures pour les garçons, c’est se demander si on les aime par suivisme ou par goût. Parce que je suis attachée à l’émancipation de l’individu, je pense que les hommes comme les femmes ont un chemin, personnel, psychologique, philosophique, de réflexion pour trouver leurs valeurs et leur identité. Construire son estime de soi et son estime des autres. Le couple peut être un lieu de danger pour la femme – c’est pourquoi je mobilise tant contre les violences conjugales. Le couple peut aussi être un lieu d’épanouissement, de solidarité, de joie, un refuge, un espace de bonheur où être soi-même et où s’ouvrir à l’autre.

Mais oui, un couple, c’est comme un homme : ça se construit.

Marlène Schiappa

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Avatar janine33

janine33

8 octobre 2021 14:06

@Al1,@ RDB merci pour vos traductions de c’est qu’un homme « déconstruit « , Franchement , les politiques ou bien les penseurs , ne pourraient-ils s’exprimer plus simplement ?
Chez moi , il y a bien trois générations déjà que les hommes demandent l’avis de leur femme .
Alors , de quel milieu elle vient Sandrine Rousseau pour s’extasier de ce phénomène ?
Pour moi , l’homme n’est pas inférieur à la femme . Il a droit au respect lui aussi , non mais !

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Avatar GÉO

GÉO

5 octobre 2021 11:17

Pour les féministes, la déconstruction désigne le processus introspectif par lequel les hommes s’interrogent sur leur rapport aux femmes, et remettent en cause leurs stéréotypes.

Ce processus long s’accompagne d’une prise de conscience du caractère sexiste de notre société, et aboutit à un changement de comportement vis-à-vis des femmes.
Notons que la déconstruction ne doit pas aboutir à la honte, ni à la culpabilisation, ni même au rejet de ce que nous étions.
Se déconstruire, ce n’est donc pas lutter contre ce que nous sommes, mais comprendre les causes de ce que nous sommes.


Bon, tout le monde a compris? Toujours pas? Moi non plus!

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

5 octobre 2021 09:32

Artmonika / Thea 19 ... merci ... nous nous rejoignons souvent ...

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

5 octobre 2021 07:43
Vieuxchat a écrit :
Tout à fait d'accord avec vous ! J'ai toujours essayé l'équilibre de couples, le fifty-fifty équilibré et respectueux, mais trop gentil je n'ai connu que des Femmes essayant de me "façonner" à l'image (enfantine) qu'elles se sont faites du Prince Charmant ! Elles ont, heureusement brisé les chaînes du machisme, mais hélas ont pris le dessus qu'avaient les machos ! Heureusement il y a encore quelques "douces" féminines qui savent ce qu'elles veulent et surtout ce qu'elles ne veulent pas (ou plus !)

Bonne analyse.

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Avatar artmonika

artmonika

5 octobre 2021 07:27
rdbrdb a écrit :
Sandrine ROUSSEAU en se vantant d'avoir un homme déconstruit, voulait surtout récolter toutes les voix des féministes... au détriment de "son concurrent"...

Marlène Schiappa est plus dans son rôle de ministre : lutter contre le voile, les mariages forcés, les violences faites aux femmes, ...

un homme déconstruit c'est quoi ?

Et la déconstruction des femmes ce serait quoi ?



Nous déciderions demain de sortir voilées ??? de nous laver une fois par mois, de ne plus nous coiffer,
de nous habiller comme un sac, de nous chausser de sabots, pour certaines de ne plus nous épiler la moustache, et de parler comme un charretier...

de nous saouler jusqu'à tomber par terre, et de renier tout ce qui pouvait sembler être des qualités féminines ? la douceur, la gentillesse, la coquetterie (que j'appelle le respect de soi)


il nous faudra parler fort, boire comme un mec, cracher par terre, uriner à découvert aux bords des routes, divorcer du fer à repasser, ne plus fermer la porte des toilettes.... enfin prendre tous les défauts de la caricature d'un beauf grossier, vulgaire, comme il y en a qd même peu !!!



(certes les féministes vous diront les femmes, comme tous les opprimés répugnent à se sentir femmes, parce qu'elle répugnent à se sentir opprimées).







au lieu de combattre les vrais problèmes, certaines intellectuelles ont enfourché l'idée de l'écriture inclusive !

une idiotie qui compliquera encore l'acquisition de l'orthographe ... pour les moins douées et les amèneraient à se déscolariser donc à n'avoir aucun avenir professionnel et par là même aucune liberté ... puisque oui, l'indépendance financière permet aux femmes d'être LIBRES de quitter des parents dévalorisants,

de choisir leur vie... leur avenir.... de ne pas rester avec un compagnon violent paresseux ou tout simplement qu'elles n'aiment pas/plus...

Voir des injustices partout, au travail, c'est aussi discréditer les femmes !!!

Leur marotte : Féminiser les mots !!! rendre "femmage" à Simone Veil ne fera pas avancer la cause des femmes !!!!



Ce qui m'amuse c'est que j'ai souvent entendu des femmes dire "dans ma famille ce sont les femmes qui commandent"... qui commandent ??? mais ça veut dire quoi ? Un couple ce n'est pas un décideur et un "sans parole" ... ce sont deux personnes qui se sont choisies pour être heureuses ensemble, et pour construire ce bonheur il faut que chacun fasse ce qu'il fait le mieux... pour construire une maison il faut un maçon, un couvreur, un carreleur, un électricien etc... pour construire une vie heureuse chacun apporte ses talents... Pas besoin de tableau d'affichage des tâches...

Très beau commentaire, rdbrdb. J'aime vos propos qui sonnent justes. Merci.

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Avatar Thea 95

Thea 95

4 octobre 2021 19:29
rdbrdb a écrit :
Sandrine ROUSSEAU en se vantant d'avoir un homme déconstruit, voulait surtout récolter toutes les voix des féministes... au détriment de "son concurrent"...

Marlène Schiappa est plus dans son rôle de ministre : lutter contre le voile, les mariages forcés, les violences faites aux femmes, ...

un homme déconstruit c'est quoi ?

Et la déconstruction des femmes ce serait quoi ?



Nous déciderions demain de sortir voilées ??? de nous laver une fois par mois, de ne plus nous coiffer,
de nous habiller comme un sac, de nous chausser de sabots, pour certaines de ne plus nous épiler la moustache, et de parler comme un charretier...

de nous saouler jusqu'à tomber par terre, et de renier tout ce qui pouvait sembler être des qualités féminines ? la douceur, la gentillesse, la coquetterie (que j'appelle le respect de soi)


il nous faudra parler fort, boire comme un mec, cracher par terre, uriner à découvert aux bords des routes, divorcer du fer à repasser, ne plus fermer la porte des toilettes.... enfin prendre tous les défauts de la caricature d'un beauf grossier, vulgaire, comme il y en a qd même peu !!!



(certes les féministes vous diront les femmes, comme tous les opprimés répugnent à se sentir femmes, parce qu'elle répugnent à se sentir opprimées).







au lieu de combattre les vrais problèmes, certaines intellectuelles ont enfourché l'idée de l'écriture inclusive !

une idiotie qui compliquera encore l'acquisition de l'orthographe ... pour les moins douées et les amèneraient à se déscolariser donc à n'avoir aucun avenir professionnel et par là même aucune liberté ... puisque oui, l'indépendance financière permet aux femmes d'être LIBRES de quitter des parents dévalorisants,

de choisir leur vie... leur avenir.... de ne pas rester avec un compagnon violent paresseux ou tout simplement qu'elles n'aiment pas/plus...

Voir des injustices partout, au travail, c'est aussi discréditer les femmes !!!

Leur marotte : Féminiser les mots !!! rendre "femmage" à Simone Veil ne fera pas avancer la cause des femmes !!!!



Ce qui m'amuse c'est que j'ai souvent entendu des femmes dire "dans ma famille ce sont les femmes qui commandent"... qui commandent ??? mais ça veut dire quoi ? Un couple ce n'est pas un décideur et un "sans parole" ... ce sont deux personnes qui se sont choisies pour être heureuses ensemble, et pour construire ce bonheur il faut que chacun fasse ce qu'il fait le mieux... pour construire une maison il faut un maçon, un couvreur, un carreleur, un électricien etc... pour construire une vie heureuse chacun apporte ses talents... Pas besoin de tableau d'affichage des tâches...

Franchement j’Aime bien votre pensée, un jour je voudrais fait votre connaissance on aurait beaucoup choses à parler... bravo...

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Avatar janine33

janine33

4 octobre 2021 19:19

Un homme déconstruit , c’est quoi ?

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Avatar kisscool

kisscool

4 octobre 2021 18:10

- Oulalalalala'lalalalala'lalalalalah............ 👏

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

4 octobre 2021 18:03

Sandrine ROUSSEAU en se vantant d'avoir un homme déconstruit, voulait surtout récolter toutes les voix des féministes... au détriment de "son concurrent"...

Marlène Schiappa est plus dans son rôle de ministre : lutter contre le voile, les mariages forcés, les violences faites aux femmes, ...

un homme déconstruit c'est quoi ?

Et la déconstruction des femmes ce serait quoi ?



Nous déciderions demain de sortir voilées ??? de nous laver une fois par mois, de ne plus nous coiffer,
de nous habiller comme un sac, de nous chausser de sabots, pour certaines de ne plus nous épiler la moustache, et de parler comme un charretier...

de nous saouler jusqu'à tomber par terre, et de renier tout ce qui pouvait sembler être des qualités féminines ? la douceur, la gentillesse, la coquetterie (que j'appelle le respect de soi)


il nous faudra parler fort, boire comme un mec, cracher par terre, uriner à découvert aux bords des routes, divorcer du fer à repasser, ne plus fermer la porte des toilettes.... enfin prendre tous les défauts de la caricature d'un beauf grossier, vulgaire, comme il y en a qd même peu !!!



(certes les féministes vous diront les femmes, comme tous les opprimés répugnent à se sentir femmes, parce qu'elle répugnent à se sentir opprimées).







au lieu de combattre les vrais problèmes, certaines intellectuelles ont enfourché l'idée de l'écriture inclusive !

une idiotie qui compliquera encore l'acquisition de l'orthographe ... pour les moins douées et les amèneraient à se déscolariser donc à n'avoir aucun avenir professionnel et par là même aucune liberté ... puisque oui, l'indépendance financière permet aux femmes d'être LIBRES de quitter des parents dévalorisants,

de choisir leur vie... leur avenir.... de ne pas rester avec un compagnon violent paresseux ou tout simplement qu'elles n'aiment pas/plus...

Voir des injustices partout, au travail, c'est aussi discréditer les femmes !!!

Leur marotte : Féminiser les mots !!! rendre "femmage" à Simone Veil ne fera pas avancer la cause des femmes !!!!



Ce qui m'amuse c'est que j'ai souvent entendu des femmes dire "dans ma famille ce sont les femmes qui commandent"... qui commandent ??? mais ça veut dire quoi ? Un couple ce n'est pas un décideur et un "sans parole" ... ce sont deux personnes qui se sont choisies pour être heureuses ensemble, et pour construire ce bonheur il faut que chacun fasse ce qu'il fait le mieux... pour construire une maison il faut un maçon, un couvreur, un carreleur, un électricien etc... pour construire une vie heureuse chacun apporte ses talents... Pas besoin de tableau d'affichage des tâches...

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

4 octobre 2021 09:57
CLARAMARIA2 a écrit :
belle explication de sa vision du couple par Marlène Schiappa à mes yeux car s'il fallait que les hommes " se déconstruisent" du stéréotype macho passé pour se reconstruire différemment , il faudrait également la même chose, une déconstruction, pour les femmes au stéréotype de dépendance... et attention à ne pas simplement inverser les stéréotypes ! La haine à priori des hommes qui seraient tous des machos peut faire des ravages ....

Le risque lié à la recherche du pouvoir sur le partenaire chez les femmes, comme une façon de se protéger de l'inverse, n'est peut-être pas si négligeable ...... même si la violence au détrimens des femmes existera encore longtemps car une évolution des comportements acquis dans des siècles précédants est forcément lente .
La difficulté est d'évoluer ensemble vers un équilibre des rôles et des façons d'être, forcément difficile à trouver .... que de temps pour construire un couple où chacun se trouve bien !

Tout à fait d'accord avec vous ! J'ai toujours essayé l'équilibre de couples, le fifty-fifty équilibré et respectueux, mais trop gentil je n'ai connu que des Femmes essayant de me "façonner" à l'image (enfantine) qu'elles se sont faites du Prince Charmant ! Elles ont, heureusement brisé les chaînes du machisme, mais hélas ont pris le dessus qu'avaient les machos ! Heureusement il y a encore quelques "douces" féminines qui savent ce qu'elles veulent et surtout ce qu'elles ne veulent pas (ou plus !)

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

4 octobre 2021 07:23

de toute façon sandrine Rousseau n’est pas une lumière 💡
quand je l’ai vu moquer et ricaner son collègue écolo-vegan
au débat entre écologistes....j’ai vite compris les limites de sa bienveillance envers le vivant.....🦆🐖

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Avatar CLARAMARIA2

CLARAMARIA2

4 octobre 2021 07:15

belle explication de sa vision du couple par Marlène Schiappa à mes yeux car s'il fallait que les hommes " se déconstruisent" du stéréotype macho passé pour se reconstruire différemment , il faudrait également la même chose, une déconstruction, pour les femmes au stéréotype de dépendance... et attention à ne pas simplement inverser les stéréotypes ! La haine à priori des hommes qui seraient tous des machos peut faire des ravages ....

Le risque lié à la recherche du pouvoir sur le partenaire chez les femmes, comme une façon de se protéger de l'inverse, n'est peut-être pas si négligeable ...... même si la violence au détrimens des femmes existera encore longtemps car une évolution des comportements acquis dans des siècles précédants est forcément lente .
La difficulté est d'évoluer ensemble vers un équilibre des rôles et des façons d'être, forcément difficile à trouver .... que de temps pour construire un couple où chacun se trouve bien !

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