Rentrée littéraire (2ème livre)
mirabelle95 - 28 août 2022 12:01
«Les gens de Bilbao naissent où ils veulent», la grappe humaine
La vie est un roman, comme disait Resnais, mais certaines le sont définitivement plus que d'autres. Celle de Maria Larrea et de ses parents valait à coup sûr la peine d'être racontée. Native de Bilbao mais élevée à Paris, celle qui apprit le cinéma sur les bancs de la Fémis raconte comment sa mère fut abandonnée à la naissance, comment la même chose est arrivée à son père, et comment les deux orphelins ont ensuite tenté de faire famille après leur rencontre.
Contrairement à certaines histoires de famille dont on se demande souvent pourquoi elles nous sont imposées, celle-ci est pour le moins singulière, en plus d'être merveilleusement racontée. Le sens tragi-comique de Maria Larrea est indéniable, et l'on suit son roman familial avec un appétit qui ne subit aucune avarie. Il faut dire que le récit a du souffle, et que l'histoire ne s'arrête pas à la naissance de la petite Maria. Loin de là.
L'autrice décrit en effet les conséquences hallucinantes d'une séance de tarot sauce Jodorowsky qui viendra semer le trouble sur ses propres origines. Et si, dans cet arbre généalogique, rien n'allait de soi? Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (titre inspiré d'un dicton local, apprend-on en fin de livre) rend la quête passionnante car à la fois intime, jubilatoire et pleine de suspense. On ne connaît pas encore la cinéaste mais on adore déjà l'autrice.
Rentrée littéraire (2ème livre)
«Les gens de Bilbao naissent où ils veulent», la grappe humaine
La vie est un roman, comme disait Resnais, mais certaines le sont définitivement plus que d'autres. Celle de Maria Larrea et de ses parents valait à coup sûr la peine d'être racontée. Native de Bilbao mais élevée à Paris, celle qui apprit le cinéma sur les bancs de la Fémis raconte comment sa mère fut abandonnée à la naissance, comment la même chose est arrivée à son père, et comment les deux orphelins ont ensuite tenté de faire famille après leur rencontre.
Contrairement à certaines histoires de famille dont on se demande souvent pourquoi elles nous sont imposées, celle-ci est pour le moins singulière, en plus d'être merveilleusement racontée. Le sens tragi-comique de Maria Larrea est indéniable, et l'on suit son roman familial avec un appétit qui ne subit aucune avarie. Il faut dire que le récit a du souffle, et que l'histoire ne s'arrête pas à la naissance de la petite Maria. Loin de là.
L'autrice décrit en effet les conséquences hallucinantes d'une séance de tarot sauce Jodorowsky qui viendra semer le trouble sur ses propres origines. Et si, dans cet arbre généalogique, rien n'allait de soi? Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (titre inspiré d'un dicton local, apprend-on en fin de livre) rend la quête passionnante car à la fois intime, jubilatoire et pleine de suspense. On ne connaît pas encore la cinéaste mais on adore déjà l'autrice.

