de La La Land (2016) à Babylon (2022)
Dany - 24 juin 2024 19:57
Après La La Land (2016), Damien Chazelle renoue avec le film musical: Babylon (2022), hommage débridé au cinéma hollywoodien au moment du passage du muet au parlant. Ce faisant, la référence à Chantons sous la Pluie, film qui aborde ce même thème, est omniprésente.
Première scène du film, le ton est donné: on pense à la cérémonie du Veau d'Or des Dix Commandements ainsi qu'à la chorégraphie orgiaque de Salomon et la Reine de Saba.
Le film sera à dominante d'excès et de débauches: débauches de corps, débauches de couleurs, débauches de musique, débauches de cris!
La mise en scène n'économise rien, avec de nombreux figurants, montre tout, souvent (toujours?) dans l'exagération.
Il y a une histoire principale et une secondaire, mais le tout manque un peu de ligne directrice. Les mouvements rapides, les plans courts, parfois à la limite du clip, sont entrecoupés par des moments plus intimes, plus graves, parfois un peu trop longs, notamment quand l'héroïne (Margot Robbie) doit recommencer cinq ou six fois une scène ce qui rappelle étonnamment une séquence quasi identique dans César, film des frères Cohen.
D'une manière générale, le réalisateur nous montre des personnages décalés de la réalité, dans un monde artificiel, remuant, surexcité, bruyant et toxico.
Les acteurs:
Brad Pitt qui incarne un acteur réalisateur de films muets et qui va devoir affronter le parlant,
Margo Robbie, une fofolle (ou une folle) mais comédienne très expressive qui devient vite vedette du muet (rôle très physique, parfois éprouvant, bien soutenu par l'actrice).
Diego Calva, latinos raisonnable, qui aplanit les difficultés et parfois évite les drames.
Le compositeur, Justin Hurwitz (qui a déjà composé la partition de La La Land) , signe une musique qui colle bien au film. Curieusement, dans les moments calmes, Justin Hurwitz reprend (ou coïncidence?) sept notes de la chanson de Joe Dassin "Et si tu n'existais pas", curieux aussi: déjà dans La La Land, le compositeur reprend six notes de la musique de Michel Legrand dans la chanson interprétée par Michel Piccoli (enfin, sa doublure) … détail, allez vous dire, mais deux détails, tout de même!
Alors, ça vaut le coup de voir ce film, ou pas? Bien sûr que ça vaut le coup, c'est du vrai cinéma! Mais attention: le film dure 3 heures!
de La La Land (2016) à Babylon (2022)
Après La La Land (2016), Damien Chazelle renoue avec le film musical: Babylon (2022), hommage débridé au cinéma hollywoodien au moment du passage du muet au parlant. Ce faisant, la référence à Chantons sous la Pluie, film qui aborde ce même thème, est omniprésente.
Première scène du film, le ton est donné: on pense à la cérémonie du Veau d'Or des Dix Commandements ainsi qu'à la chorégraphie orgiaque de Salomon et la Reine de Saba.
Le film sera à dominante d'excès et de débauches: débauches de corps, débauches de couleurs, débauches de musique, débauches de cris!
La mise en scène n'économise rien, avec de nombreux figurants, montre tout, souvent (toujours?) dans l'exagération.
Il y a une histoire principale et une secondaire, mais le tout manque un peu de ligne directrice. Les mouvements rapides, les plans courts, parfois à la limite du clip, sont entrecoupés par des moments plus intimes, plus graves, parfois un peu trop longs, notamment quand l'héroïne (Margot Robbie) doit recommencer cinq ou six fois une scène ce qui rappelle étonnamment une séquence quasi identique dans César, film des frères Cohen.
D'une manière générale, le réalisateur nous montre des personnages décalés de la réalité, dans un monde artificiel, remuant, surexcité, bruyant et toxico.
Les acteurs:
Brad Pitt qui incarne un acteur réalisateur de films muets et qui va devoir affronter le parlant,
Margo Robbie, une fofolle (ou une folle) mais comédienne très expressive qui devient vite vedette du muet (rôle très physique, parfois éprouvant, bien soutenu par l'actrice).
Diego Calva, latinos raisonnable, qui aplanit les difficultés et parfois évite les drames.
Le compositeur, Justin Hurwitz (qui a déjà composé la partition de La La Land) , signe une musique qui colle bien au film. Curieusement, dans les moments calmes, Justin Hurwitz reprend (ou coïncidence?) sept notes de la chanson de Joe Dassin "Et si tu n'existais pas", curieux aussi: déjà dans La La Land, le compositeur reprend six notes de la musique de Michel Legrand dans la chanson interprétée par Michel Piccoli (enfin, sa doublure) … détail, allez vous dire, mais deux détails, tout de même!
Alors, ça vaut le coup de voir ce film, ou pas? Bien sûr que ça vaut le coup, c'est du vrai cinéma! Mais attention: le film dure 3 heures!
