
Muriel
[Citation de Lilas72500]â„â„â„ BONNE FĂTE A VOUS LES MAMIES â„â„â„
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L'inexorable glissage des ans
Quand nous étions enfants
Nous étions si pressés
De faire partie des « grands »
Et puis c'est arrivé.
A quinze ans, nous rĂȘvons
A un bel avenir,
Au futur garçon
Qui nous fera sourire.
Encore dans les langes,
La tĂȘte dans les nues.
Innocentes comme un ange,
FiĂšres de nos attributs.
Puis arrivent les vingt ans,
Nous nous trouvons trĂšs vieilles,
Majeures depuis longtemps,
Toujours fraßches au réveil.
A trente ans tout est dit,
Enfin, nous le croyons.
Les enfants, le mari,
Le boulot, la maison.
Nous ne touchons pas terre,
Entre toutes nos tĂąches.
C'est pas une mince affaire,
On fait tout Ă l'arrache.
Pas le temps de penser,
Notre look, on s'en fiche.
Difficile de gérer,
On court, parfois on glisse.
Les enfants ont grandi,
Nous avons quarante ans.
On pense: quelle belle vie,
Qu'elle dure longtemps !
Un beau jour par hasard,
Tout en se regardant
La tĂȘte dans le miroir,
Une angoisse nous prend.
Seigneur, j'ai plein de rides !
Des cernes sous les yeux !
Constatation morbide:
On a pris un coup de vieux.
Le mascara s'étale,
Le blush ne suffit plus.
Notre beauté détale,
Nous ne comprenons plus.
Ai-je assez mis de crĂšme ?
Devrais-je en rajouter ?
Nous nous croyions indemnes,
Mais nous avons morflé.
Lorsque nous rencontrons,
Nos anciennes amies,
Soyons franches, nous trouvons
Qu'elles sont décaties.
Et pourtant, et pourtant,
La vérité est là :
Nous avons cinquante ans,
Nous aussi. Et voilĂ !
Nos enfants sont partis,
Ne reste que le chat
Dans les bras du mari
Attendant leur repas.
Miroir, mon beau miroir,
Qu'as-tu fait de ma vie Âż
Il faut garder l'espoir,
Croire en la chirurgie.
Je plaisante, bien sûr
Car il n'est pas question
Que mes enfants murmurent
Que je deviens trĂšs con.
Et puis, pffft, aprĂšs tout,
Rien d'extraordinaire,
Il y a un temps pour tout,
C'est chouette d'ĂȘtre grand-mĂšre ! â„ :bisous:[Fin de citation]Bonjour, Bonne fĂȘte Lilas et Ă toutes les mamiesđčđđ»
LILAS
â„â„â„ BONNE FĂTE A VOUS LES MAMIES â„â„â„
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L'inexorable glissage des ans
Quand nous étions enfants
Nous étions si pressés
De faire partie des « grands »
Et puis c'est arrivé.
A quinze ans, nous rĂȘvons
A un bel avenir,
Au futur garçon
Qui nous fera sourire.
Encore dans les langes,
La tĂȘte dans les nues.
Innocentes comme un ange,
FiĂšres de nos attributs.
Puis arrivent les vingt ans,
Nous nous trouvons trĂšs vieilles,
Majeures depuis longtemps,
Toujours fraßches au réveil.
A trente ans tout est dit,
Enfin, nous le croyons.
Les enfants, le mari,
Le boulot, la maison.
Nous ne touchons pas terre,
Entre toutes nos tĂąches.
C'est pas une mince affaire,
On fait tout Ă l'arrache.
Pas le temps de penser,
Notre look, on s'en fiche.
Difficile de gérer,
On court, parfois on glisse.
Les enfants ont grandi,
Nous avons quarante ans.
On pense: quelle belle vie,
Qu'elle dure longtemps !
Un beau jour par hasard,
Tout en se regardant
La tĂȘte dans le miroir,
Une angoisse nous prend.
Seigneur, j'ai plein de rides !
Des cernes sous les yeux !
Constatation morbide:
On a pris un coup de vieux.
Le mascara s'étale,
Le blush ne suffit plus.
Notre beauté détale,
Nous ne comprenons plus.
Ai-je assez mis de crĂšme ?
Devrais-je en rajouter ?
Nous nous croyions indemnes,
Mais nous avons morflé.
Lorsque nous rencontrons,
Nos anciennes amies,
Soyons franches, nous trouvons
Qu'elles sont décaties.
Et pourtant, et pourtant,
La vérité est là :
Nous avons cinquante ans,
Nous aussi. Et voilĂ !
Nos enfants sont partis,
Ne reste que le chat
Dans les bras du mari
Attendant leur repas.
Miroir, mon beau miroir,
Qu'as-tu fait de ma vie Âż
Il faut garder l'espoir,
Croire en la chirurgie.
Je plaisante, bien sûr
Car il n'est pas question
Que mes enfants murmurent
Que je deviens trĂšs con.
Et puis, pffft, aprĂšs tout,
Rien d'extraordinaire,
Il y a un temps pour tout,
C'est chouette d'ĂȘtre grand-mĂšre ! â„ :bisous: