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CHEMIN DE COMPOSTELLE : Qu'est ce que ça évoque pour vous ?

David - 20 février 2023 19:16

Le(s) Chemin(s) de Compostelle ... vaste sujet pour les personnes qui randonnent ou pas... Croyant ou pas.

Je ne vais pas faire de tirade pour vous présenter le sujet. Certains y voient un intérêt. D'autres aucun. Mais il est certain que ce chemin est vraiment particulier... Tout ceux qui l'on fait vous le diront. On ne sort pas indifférent ou inchangé quand on l'a vécu.

Qu'est-ce que ça évoque pour vous ?
Merci de vos partages.

CHEMIN DE COMPOSTELLE : Qu'est ce que ça évoque pour vous ?

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David20 février 2023 19:16

Le(s) Chemin(s) de Compostelle ... vaste sujet pour les personnes qui randonnent ou pas... Croyant ou pas.

Je ne vais pas faire de tirade pour vous présenter le sujet. Certains y voient un intérêt. D'autres aucun. Mais il est certain que ce chemin est vraiment particulier... Tout ceux qui l'on fait vous le diront. On ne sort pas indifférent ou inchangé quand on l'a vécu.

Qu'est-ce que ça évoque pour vous ?
Merci de vos partages.

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David

24 février 2023 12:33

QUESTION : Est-ce que quelqu'un dans le coin aurait décidé ou envisage de partir sur le Chemin au Printemps prochain ?

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grisperle

23 février 2023 11:36
Sylvia a écrit :
Wouah ! J' admire, quel tonus !

Merci.

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Sylvia

23 février 2023 07:12
grisperle a écrit :
Cherchez l'association des Amis de St Jacques la plus proche de chez vous et vous leur ferez par de votre demande. Ils vous trouveront peut-être quelqu'un.
Sinon, mettez votre souhait sur Quintonic mais, auparavant, sachez quel chemin vous voulez faire (il y en a plusieurs en France, en Espagne et au Portugal), combien de km par jour vous voulez faire, jusqu'où vous aimeriez aller et votre budget par jour. Sur le chemin du Puy au printemps, surtout Le Puy-Conques, vous ne serez pas seul de même sur le Camino Frances en partant de St Jean Pied de Port.
Je vous conseille de faire Le Puy-Conques avant d'aller en Espagne, au printemps ou à la fin de l'été.
NB : j'ai fait plus de 7000 km sur les chemins de St Jacques français, espagnols et portugais.

Wouah ! J' admire, quel tonus !

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David

22 février 2023 22:22
Maximus a écrit :
Puisque la discussion vire au matos, je vais juste relater succintement (car il est tard) mon expérience de chaussures. Pour étraîner mes godasses avant de faire le grand saut de 1800km vers St Jacques, j'ai tourné autour de Paris par les boulevards extérieurs avec mes tatanes dénichées au Vieux Campeur. Je me rappelle les vendeurs entre eux "Eh ! le spécialiste des pèlerins, y a un client pour toi !" Je me suis senti un peu con.
Sur mon terrain d'entraînement, Cata, pas d'ampoules, mais une tendinite carabinée au bout de quelques kilomètres. Celle qui vous fige le pied devant la chaussure. J'avoue que j'ai paniqué, car j'avais programmé symboliquement mon départ le 15 août de la Tour st Jacques à Paris une semaine plus tard. Tout ce que j'ai trouvé c'est de monter sur un vélo avec mes chaussures et j'ai pédalé dans les rues de Paris. Incroyable, après quelques moments pénibles, la douleur a disparu. Je pense qu'un miracle s'est produit, car je ne recommanderai à personne de faire ça. Le 15 août, j'étais sac à dos au pied de la tour St Jacques. Et 2 mois plus tard, je toisais l'horrible cathédrale de Santiago, avec un sentiment... de fierté ! On a les petites victoires qu'on peut.

Les tendinites : un autre sujet du marcheur sur le Chemin de Compostelle...
Mais rien a voir avec les tatanes :-)
Un sujet que je connais assez bien et qui après les ampoules, peut stopper net n'importe quel marcheur. J'en ai fait l'expérience. Grace à un super physiothérapeute espagnol ...Mon aventure a pu continuer. Merci encore à lui

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Maximus

22 février 2023 22:12
David a écrit :
Tout a fait d'accord
C'est un peu délicat en effet. Mais au vieux campeur (par exemple, car je n'ai pas d'action chez eux)... Ils le permettent ou Disons, que je ne leurs ai pas laissé le choix. C'est long, c'est chiant... et rien ne garantie qu'au final ca sera vraiment les bonnes chaussures (même au moins on limite les risques)

Décatlon : très bon matériel de base, et dans les gammes moyennes. Certains produits sont des vraie merveilles (j'ai une polaire type shell de plus de 10 ans, elle est encore en vie et opérationnelle après de multiples heures d'utilisations douloureuses)
Pour les chaussures c'est autre chose. Je n'ai aucune action chez Salomon. Je n'en ferai pas la pub... Ct juste un simple exemple. Perso, les Technica ne me vont pas (physionomie du pied). Mais Technica fait de super bonnes chaussures. Ou North Face aussi... Ou une autre marque.

Crème, pas crème... Je ne suis pas là pour dire j'ai la solution. Le Talc est un produit simple et agit comme la NOCK. Le seul message que tout le monde comprends, c'est randonner, c'est prendre soin de ses pieds.

Après chacun à ses recettes, sa manière, son approche... Le seul objectif est : "tant qu'on ne souffre pas et que cela reste un plaisir".
Bref, j'ai partagé une expérience et cette expérience n'a pas de vérité. (Sauf pour le traitement des ampoules... Et encore... ;-) (Je suis soignant)

Merci Bibracte de ce partage ;-)

Puisque la discussion vire au matos, je vais juste relater succintement (car il est tard) mon expérience de chaussures. Pour étraîner mes godasses avant de faire le grand saut de 1800km vers St Jacques, j'ai tourné autour de Paris par les boulevards extérieurs avec mes tatanes dénichées au Vieux Campeur. Je me rappelle les vendeurs entre eux "Eh ! le spécialiste des pèlerins, y a un client pour toi !" Je me suis senti un peu con.
Sur mon terrain d'entraînement, Cata, pas d'ampoules, mais une tendinite carabinée au bout de quelques kilomètres. Celle qui vous fige le pied devant la chaussure. J'avoue que j'ai paniqué, car j'avais programmé symboliquement mon départ le 15 août de la Tour st Jacques à Paris une semaine plus tard. Tout ce que j'ai trouvé c'est de monter sur un vélo avec mes chaussures et j'ai pédalé dans les rues de Paris. Incroyable, après quelques moments pénibles, la douleur a disparu. Je pense qu'un miracle s'est produit, car je ne recommanderai à personne de faire ça. Le 15 août, j'étais sac à dos au pied de la tour St Jacques. Et 2 mois plus tard, je toisais l'horrible cathédrale de Santiago, avec un sentiment... de fierté ! On a les petites victoires qu'on peut.

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David

22 février 2023 19:40
Bibracte a écrit :
👍 Ok dans l'ensemble, mais deux trois petites remarques...les garder 30 minutes aux pieds pour chaque essai, un peu délicat..et j'ai connu des déconvenues après un jour de rando en terrain pourtant facile avec des chaussures que j'avais gardé assez longtemps pour faire sans problème trois fois le tour du Décathlon ( ils sont souvent de taille !! )où je les avais choisies.
Les Salomon me conviennent pas du tout, toujours trop étroites pour mes pieds, surtout le droit. Je reste fidèle aux Tecnica et North Face, mieux adaptées.
Avec le gore tex de l'une ou l'autre marque je n'ai pas eu de problème, sauf erreur de ma part une fois avec un modèle soldé qui n'existait qu'en noir, solde d'été pour marche d'été...erreur fatale ! 🦶🥴 Quant aux chaussettes ad hoc, je les lave au pur savon de Marseille, en pain ou paillettes.
Pas eu besoin de crème jusqu'à présent, juste un peu de talc en prévention naguère, mais plus depuis des années.

Tout a fait d'accord
C'est un peu délicat en effet. Mais au vieux campeur (par exemple, car je n'ai pas d'action chez eux)... Ils le permettent ou Disons, que je ne leurs ai pas laissé le choix. C'est long, c'est chiant... et rien ne garantie qu'au final ca sera vraiment les bonnes chaussures (même au moins on limite les risques)

Décatlon : très bon matériel de base, et dans les gammes moyennes. Certains produits sont des vraie merveilles (j'ai une polaire type shell de plus de 10 ans, elle est encore en vie et opérationnelle après de multiples heures d'utilisations douloureuses)
Pour les chaussures c'est autre chose. Je n'ai aucune action chez Salomon. Je n'en ferai pas la pub... Ct juste un simple exemple. Perso, les Technica ne me vont pas (physionomie du pied). Mais Technica fait de super bonnes chaussures. Ou North Face aussi... Ou une autre marque.

Crème, pas crème... Je ne suis pas là pour dire j'ai la solution. Le Talc est un produit simple et agit comme la NOCK. Le seul message que tout le monde comprends, c'est randonner, c'est prendre soin de ses pieds.

Après chacun à ses recettes, sa manière, son approche... Le seul objectif est : "tant qu'on ne souffre pas et que cela reste un plaisir".
Bref, j'ai partagé une expérience et cette expérience n'a pas de vérité. (Sauf pour le traitement des ampoules... Et encore... ;-) (Je suis soignant)

Merci Bibracte de ce partage ;-)

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Bibracte

22 février 2023 19:15
David a écrit :
Pour reprendre cette phrase : "L'erreur basique à éviter, même sans faire le Chemin, c'est évidemment d'éviter de les chausser neuves pour n'importe quel grand parcours" : je dirais, çà, c'était avant (1950 ? ;-))

Aujourd'hui les chaussures de randonnées n'ont plus besoin d'être rodées. Un peu comme les voitures aujourd'hui. C'est plutôt dans le choix et le modèle de choix : prendre le temps de les essayer, en choisir plusieurs, les garder au pied au moins 30 minutes, prendre une pointure au dessus ou 1/2 pointure, prendre sa pointure en mesurant et non au pif, vérifier le système de serrage (ex : chez Salomon, ils utilisent un crochet bloquant au niveau du cou de pied qui permet un micro serrage pour la 1er partie du pied qui est super et évite la compression du pied et donc le mal aux pieds...

Sans parler de la largeur des pieds et la courbure de la voute plantaire qui ne sont pas universelles et qui peuvent poser des problèmes supplémentaires. Pour la largeur, certaines chaussures ne seront pas du tout adaptées. Certaines marques proposent des largeurs différentes... mais elles sont rares. Pour la courbe de voute plantaire, seul un podologue pourra aider à résoudre le problème mais il faudra le consulter avant d'acheter les chaussures pour comprendre les contraintes d'avoir des semelles adaptées et de choisir la chaussure et sa bonne pointure en option.

Le GoreTex de certaines marques est parfois rugueux et peut procurer alors des risques d'ampoules. Le Goretex n'est pas un tissu de fabrication constante...

Chaussure haute ou basse : suivant votre préférence, mais aussi surtout suivant la difficulté technique des chemins empruntés (en France certains chemin ont un bon niveau de difficulté) mais aussi la fragilité des chevilles et des risques de se tordre une cheville qui mettra fin direct au Chemin.

Les chaussettes et l'utilisation de crème NOK sont aussi des facteurs à considérer pour minimiser les risques d'ampoule. La crème NOK qui fait office de lubrifiant (2e peau) est à mettre avant de commencer de marcher mais il faut être généreux sur le crémage et surtout ne pas essayer de la faire pénétrer. Les chaussettes sont aussi importantes (matière, coutures, techniques) et certaines aujourd'hui facilitent la circulation sanguine (contention)... qui est aussi un facteur qui peut poser problème, surtout en vieillissant ou pour les femmes dont la circulation des jambes sont plus souvent un problème...

Bref, les pieds, c'est la base de la rando. Mais c'est une équation à multiple variables : chaussures, le serrage (réglage en fonction du relief, mais aussi ajustement après le 1er Km), les chaussettes, la lubrification (Crème), évacuation transpiration, le séchage, changer de chaussettes tous les jours (pour éviter les infections), propreté du pied (mais éviter les douches le matin avant de partir car ça ramollit la peau et donc facilite les ampoules et les risques d'infection (champignons)). Sans vous parler encore de certaines pathologies que nous pouvons avoir en plus parfois (cors, durillons, œil de perdrix, dyshidrose, ongle incarné, Hallus valgus, orteil en griffe, rhumatisme psoriasique...). La liste est longue mais véritablement à considérer... pour éviter de se faire mal et de souffrir.

Puis... écouter son corps. Quand ca commence à frotter, à faire mal, parfois même une saleté entre la chaussette et le pied qui dérange, ou un cailloux dans la chaussure : il vaut mieux s'arrêter et tout retirer pour regarder l'état de ses pieds : rougeurs, ampoules, propreté...
Ne pas prendre soin de soi et de ses pieds c'est la garantie de ne par pouvoir continuer très longtemps...

Puis il a le traitement des ampoules... Percer ou pas, quoi mettre dessus, pansement ou pas, arrêter de marcher ou pas... Plus elles sont traitée tôt, moins on aura de complication, je n'apprends rien à personne, mais c'est là que cela fera toute la différence entre s'écouter ou pas...

Comment traiter les ampoules : l'objectif est de les sécher. Quand on en a une, il ne faut surtout pas l'arracher. Même si elle est déchirée.
Si elle est remplie de liquide, il faut alors passer une aiguille avec un fil avec une aiguille et laisser le fil afin de permettre l'évacuation du liquide.
Si elle est déchirée, mettre de la Betadine jaune (attention aux alergie à l'iode) : la Betadine empechera l'infection et surtout sechera très vite la zone...

Ampoule explosée ou pas... arrive alors le type de pansement à mettre. Les pharmacie vous vendent des pansements de type Compeed® que je NE recommande PAS.
En usage professionnel dans le secteur médical on utilise un pansement de type semi-perméables stériles, peu exsudatives : Comfeel® Plus Transparent du laboratoire COLOPLAST. Cela ne se vend que sur commande en pharmacie car c'est à usage professionnel. C'est des grandes plaques de pansement à decouper pour adapter à la taille de l'ampoule. C'est très fin, impermeable (douche possible, creme NOK aussi), ca se change tous les 2 ou 3 jours (sauf s'il tombe). Ca colle très bien et c'est tellement fin qu'on ne le sent pas et ca ne frotte pas ni sur l'ampoule, si sur la chaussette. Bref, c'est une peau de rechange en attendant que l'ampoule sèche et cicatrise.
Tous les randonneurs qui ont essayé ce pansement vous dirons que c'est la meilleur solution.

J'espère avoir éclairé un des sujets principaux de la randonnée au long cours : nos pieds ;-)

Bonne marche ! ☺

👍 Ok dans l'ensemble, mais deux trois petites remarques...les garder 30 minutes aux pieds pour chaque essai, un peu délicat..et j'ai connu des déconvenues après un jour de rando en terrain pourtant facile avec des chaussures que j'avais gardé assez longtemps pour faire sans problème trois fois le tour du Décathlon ( ils sont souvent de taille !! )où je les avais choisies.
Les Salomon me conviennent pas du tout, toujours trop étroites pour mes pieds, surtout le droit. Je reste fidèle aux Tecnica et North Face, mieux adaptées.
Avec le gore tex de l'une ou l'autre marque je n'ai pas eu de problème, sauf erreur de ma part une fois avec un modèle soldé qui n'existait qu'en noir, solde d'été pour marche d'été...erreur fatale ! 🦶🥴 Quant aux chaussettes ad hoc, je les lave au pur savon de Marseille, en pain ou paillettes.
Pas eu besoin de crème jusqu'à présent, juste un peu de talc en prévention naguère, mais plus depuis des années.

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David

22 février 2023 17:47
Bibracte a écrit :
Vous faites bien de porter l'attention sur ce choix des chaussures, crucial...et des chaussettes qui l'est tout autant.
L'erreur basique à éviter, même sans faire le Chemin, c'est évidemment d'éviter de les chausser neuves pour n'importe quel grand parcours.
Le Gore-Tex reste plus cher mais l'investissement vaut largement des désagréments qui peuvent devenir cauchemardesques ( j'ai vu pas mal de pieds explosés, me demandant comment leurs propriétaires trouvaient le courage de repartir dessus le lendemain )

Pour reprendre cette phrase : "L'erreur basique à éviter, même sans faire le Chemin, c'est évidemment d'éviter de les chausser neuves pour n'importe quel grand parcours" : je dirais, çà, c'était avant (1950 ? ;-))

Aujourd'hui les chaussures de randonnées n'ont plus besoin d'être rodées. Un peu comme les voitures aujourd'hui. C'est plutôt dans le choix et le modèle de choix : prendre le temps de les essayer, en choisir plusieurs, les garder au pied au moins 30 minutes, prendre une pointure au dessus ou 1/2 pointure, prendre sa pointure en mesurant et non au pif, vérifier le système de serrage (ex : chez Salomon, ils utilisent un crochet bloquant au niveau du cou de pied qui permet un micro serrage pour la 1er partie du pied qui est super et évite la compression du pied et donc le mal aux pieds...

Sans parler de la largeur des pieds et la courbure de la voute plantaire qui ne sont pas universelles et qui peuvent poser des problèmes supplémentaires. Pour la largeur, certaines chaussures ne seront pas du tout adaptées. Certaines marques proposent des largeurs différentes... mais elles sont rares. Pour la courbe de voute plantaire, seul un podologue pourra aider à résoudre le problème mais il faudra le consulter avant d'acheter les chaussures pour comprendre les contraintes d'avoir des semelles adaptées et de choisir la chaussure et sa bonne pointure en option.

Le GoreTex de certaines marques est parfois rugueux et peut procurer alors des risques d'ampoules. Le Goretex n'est pas un tissu de fabrication constante...

Chaussure haute ou basse : suivant votre préférence, mais aussi surtout suivant la difficulté technique des chemins empruntés (en France certains chemin ont un bon niveau de difficulté) mais aussi la fragilité des chevilles et des risques de se tordre une cheville qui mettra fin direct au Chemin.

Les chaussettes et l'utilisation de crème NOK sont aussi des facteurs à considérer pour minimiser les risques d'ampoule. La crème NOK qui fait office de lubrifiant (2e peau) est à mettre avant de commencer de marcher mais il faut être généreux sur le crémage et surtout ne pas essayer de la faire pénétrer. Les chaussettes sont aussi importantes (matière, coutures, techniques) et certaines aujourd'hui facilitent la circulation sanguine (contention)... qui est aussi un facteur qui peut poser problème, surtout en vieillissant ou pour les femmes dont la circulation des jambes sont plus souvent un problème...

Bref, les pieds, c'est la base de la rando. Mais c'est une équation à multiple variables : chaussures, le serrage (réglage en fonction du relief, mais aussi ajustement après le 1er Km), les chaussettes, la lubrification (Crème), évacuation transpiration, le séchage, changer de chaussettes tous les jours (pour éviter les infections), propreté du pied (mais éviter les douches le matin avant de partir car ça ramollit la peau et donc facilite les ampoules et les risques d'infection (champignons)). Sans vous parler encore de certaines pathologies que nous pouvons avoir en plus parfois (cors, durillons, œil de perdrix, dyshidrose, ongle incarné, Hallus valgus, orteil en griffe, rhumatisme psoriasique...). La liste est longue mais véritablement à considérer... pour éviter de se faire mal et de souffrir.

Puis... écouter son corps. Quand ca commence à frotter, à faire mal, parfois même une saleté entre la chaussette et le pied qui dérange, ou un cailloux dans la chaussure : il vaut mieux s'arrêter et tout retirer pour regarder l'état de ses pieds : rougeurs, ampoules, propreté...
Ne pas prendre soin de soi et de ses pieds c'est la garantie de ne par pouvoir continuer très longtemps...

Puis il a le traitement des ampoules... Percer ou pas, quoi mettre dessus, pansement ou pas, arrêter de marcher ou pas... Plus elles sont traitée tôt, moins on aura de complication, je n'apprends rien à personne, mais c'est là que cela fera toute la différence entre s'écouter ou pas...

Comment traiter les ampoules : l'objectif est de les sécher. Quand on en a une, il ne faut surtout pas l'arracher. Même si elle est déchirée.
Si elle est remplie de liquide, il faut alors passer une aiguille avec un fil avec une aiguille et laisser le fil afin de permettre l'évacuation du liquide.
Si elle est déchirée, mettre de la Betadine jaune (attention aux alergie à l'iode) : la Betadine empechera l'infection et surtout sechera très vite la zone...

Ampoule explosée ou pas... arrive alors le type de pansement à mettre. Les pharmacie vous vendent des pansements de type Compeed® que je NE recommande PAS.
En usage professionnel dans le secteur médical on utilise un pansement de type semi-perméables stériles, peu exsudatives : Comfeel® Plus Transparent du laboratoire COLOPLAST. Cela ne se vend que sur commande en pharmacie car c'est à usage professionnel. C'est des grandes plaques de pansement à decouper pour adapter à la taille de l'ampoule. C'est très fin, impermeable (douche possible, creme NOK aussi), ca se change tous les 2 ou 3 jours (sauf s'il tombe). Ca colle très bien et c'est tellement fin qu'on ne le sent pas et ca ne frotte pas ni sur l'ampoule, si sur la chaussette. Bref, c'est une peau de rechange en attendant que l'ampoule sèche et cicatrise.
Tous les randonneurs qui ont essayé ce pansement vous dirons que c'est la meilleur solution.

J'espère avoir éclairé un des sujets principaux de la randonnée au long cours : nos pieds ;-)

Bonne marche ! ☺

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David

22 février 2023 16:49

Merci à tous de c'est très beaux partages d'expériences...

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David

22 février 2023 16:46
Marie a écrit :
Quelles belles description et évoquation, ça donne envie de partir..
Perso, j'ai le projet de faire par petits tronçons le GR 34 dans le Finistère, éventuellement.. 🌊🌊

Merci de ce beau partage...
Le voyage inattendu... C'est aussi comme cela que je l'ai vécu à deux reprises.
Le préparer au millimètre près, c'est se fermer à la magie de ce chemin. Mais cet avis n'engage que moi.

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Avatar grisperle

grisperle

22 février 2023 16:11
Maximus a écrit :
Vous avez raison, j'ai eu une vie passionnante, et ça continue... Merci !
Je n'ai aucune condescendance pour les pèlerins "terre à terre" comme vous dites, et même s'ils partent pour une seule journée, je les félicite, car tant d'autres sont vélléitaires et parlent toujours de faire Compostelle sans le faire jamais. Simplement, après avoir fait ce chemin deux fois je me dois d'apporter un peu de lucidité à ceux qui seraient tentés de faire ce voyage, car les pièges sont nombreux, même s'ils ne mettent pas en cause leur sécurité (jamais eu de problème de ce côté, pas plus que les femmes que j'ai rencontrées). Il faut savoir que ce "pèlérinage" est devenu un véritable business, et que l'Eglise et les administrations espagnoles ne lèvent pas le petit doigt, car c'est une affaire juteuse.
Alors quand j'entends les marchands vanter "la dimension spirituelle", le "retour sur soi", je flaire tout de suite l'arnaque et l'embrouille. Que les gens prennent ce chemin pour une belle randonnée, bien fléchée, bien entretenue (et pour cause) où l'on peut effectivement rencontrer des gens sympas (Meetic et Disonsdemain peuvent aller se rhabiller, car ça copule pas mal dans les gites 😷) alors d'accord, mais cessez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et tout ira bien ! 😊

Je dis toujours aux personnes à qui je donne des renseignements que la littérature autour des chemins est abondante mais correspond assez peu à la réalité.
En ce qui me concerne, je n'ai pas trouvé les chemins difficiles car j'avais beaucoup marché les 3 ans avant de partir mais, la première fois, au bout de 500 km, j'ai pu faire la paix avec moi-même ce qui m'a rendue beaucoup plus sereine.
Et me trouver seule au milieu de nulle part, que ce soit dans une ville ou en pleine nature (il y a quelques très beaux endroits), est un bonheur sans pareil.
Si les chemins sont un lieu de rencontres sexuelles, pourquoi pas, mais là encore ce n'est qu'une petite partie de pélerins qui rencontre l'âme-soeur ne serait-ce que pour une nuit, et des jeunes principalement. Je pars au printemps ou en début d'automne et je ne rencontre que peu de jeunes, ce sont en général des cadres sexagénaires ou jeunes septuagénaires pour la plupart, français ou étrangers.
Je conseille toujours aux futurs pélerins de partir en leur unique compagnie mais je comprends tout à fait que partir seul ou seule ne soit pas du goût de tout un chacun.
Continuez bien votre vie passionnante.

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Maximus

22 février 2023 11:24
grisperle a écrit :
Je ne referai jamais les 100 derniers km du Camino Frances car il y a trop de monde et trop d'Espagnols bruyants (je ne leur en veux pas, ils sont chez eux avec leur façon de vivre extravertie) mais, à condition de ne pas rester à Santiago, on fait des rencontres intéressantes sur les chemins, rares certes mais qui laissent des souvenirs.
Sans doute avez-vous eu une vie passionnante et il vous est difficile de vivre de façon terre à terre et de rencontrer des pélerins tout aussi terre à terre...

Vous avez raison, j'ai eu une vie passionnante, et ça continue... Merci !
Je n'ai aucune condescendance pour les pèlerins "terre à terre" comme vous dites, et même s'ils partent pour une seule journée, je les félicite, car tant d'autres sont vélléitaires et parlent toujours de faire Compostelle sans le faire jamais. Simplement, après avoir fait ce chemin deux fois je me dois d'apporter un peu de lucidité à ceux qui seraient tentés de faire ce voyage, car les pièges sont nombreux, même s'ils ne mettent pas en cause leur sécurité (jamais eu de problème de ce côté, pas plus que les femmes que j'ai rencontrées). Il faut savoir que ce "pèlérinage" est devenu un véritable business, et que l'Eglise et les administrations espagnoles ne lèvent pas le petit doigt, car c'est une affaire juteuse.
Alors quand j'entends les marchands vanter "la dimension spirituelle", le "retour sur soi", je flaire tout de suite l'arnaque et l'embrouille. Que les gens prennent ce chemin pour une belle randonnée, bien fléchée, bien entretenue (et pour cause) où l'on peut effectivement rencontrer des gens sympas (Meetic et Disonsdemain peuvent aller se rhabiller, car ça copule pas mal dans les gites 😷) alors d'accord, mais cessez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et tout ira bien ! 😊

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grisperle

22 février 2023 10:32
Maximus a écrit :
Certes, quand j'ai traversé la France de Paris à Irun en passant par Orléans, Bordeaux etc... Je n'ai pas vu grand monde, y compris dans les champs ou les fermes où j'allais réclamer de l'eau et où j'étais accueilli par des molosses qui m'ont fait détaler plus d'une fois. Mais tous les chemins mènent à Rome, et toutes les voies de Saint Jacques se retrouvent à Santa Irene et là c'est la folie, les "touristes" en autobus, les comités d'entreprise avec le t-shirt de leur boite, les rigolos qui viennent chercher leur diplôme en tamponnant les 100 derniers kilomètres... Bref tous les pélerins "authentiques" qui ne parlent que de bouffe, de kilomètres, d'ampoules au pied, etc...

Je ne referai jamais les 100 derniers km du Camino Frances car il y a trop de monde et trop d'Espagnols bruyants (je ne leur en veux pas, ils sont chez eux avec leur façon de vivre extravertie) mais, à condition de ne pas rester à Santiago, on fait des rencontres intéressantes sur les chemins, rares certes mais qui laissent des souvenirs.
Sans doute avez-vous eu une vie passionnante et il vous est difficile de vivre de façon terre à terre et de rencontrer des pélerins tout aussi terre à terre...

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Maximus

22 février 2023 09:48
marine a écrit :
En 2009, je suis partie du Puy pour quelques semaines de marche sur le GR65. Au début avec une compagne de route, belge, qui m’a abandonnée pour un pèlerin coquin. Puis, à partir de Saugues, j’ai dû me surpasser pour continuer seule avec mon sac à dos. Un chien noir a marché à côté de moi durant toute une journée, j’ai été invitée à déjeuner par un paysan et j’ai rempli ma gourde dans une source privée qui coulait au fond de sa grange. J’ai rencontré une suisse qui avait les pieds abimés à qui j’ai donné ma crème Nok, et une jeune fille d’Annecy qui faisait le chemin pour abandonner une enfance qui tardait à partir (je l’ai d’ailleurs revue quelques mois après). J’ai vu les méandres du Lot au détour d’un chemin et découvert la jolie ville d’Estaing au sortir d’un virage. J’ai traversé des pâturages les yeux rivés sur mes chaussures car des gros taureaux broutaient à quelques mètres, mangé de l’aligot dans une auberge perdue dans l’Aveyron avec des joyeux lurons et traversé des forêts magnifiques. Puis, au dixième jour, en arrivant à Conques, je me suis perdue et j’ai eu un peu les chocottes car le soir arrivait, je me rappelle avoir couru pour arriver plus vite. J’ai décidé alors de rentrer le lendemain. Pour moi cela a été un voyage inattendu.

Très beau récit en effet. Vous racontez une randonnée sur un GR, et au fond vous avez raison, le chemin de Compostelle n'est qu'une randonnée sur un GR. Rien de plus. On y rajoute une connotation religieuse pour faire commerce et remplir les caisses de l'Eglise galicienne qui en a bien besoin.

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Maximus

22 février 2023 09:40
grisperle a écrit :
Il y a aussi deux organismes qui peuvent vous préparer votre chemin "clef en main" : La Pélerine et la Balaguère.

Clé en mains, mais moyennant finances. Pas de petit profit !

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