
helene9434
mimi4634 a écrit :
Si vous le dites.... Ce que je sais c'est qu'en 1995, pour retrouver du travail j'ai accepté le même salaire qu'en 1987 et quen 2004, mon salaire net était le même qu'en 1977, dû à l'augmentation des charges. Pourtant étant dans le transport puis le tourisme je commençais avant 9h pour finir à 19h.
Votre expérience n'est pas unique, elle est celle de beaucoup de personnes au chômage depuis cette période. c'est en effet vers les années 95 que les salaires ont stagné . Dans la plupart des boîtes du privé , profitant notamment des rachats et des fusions, en jouant sur les changements de Convention collectives,toute nouvelle embauche , surtout pour les femmes,se faisait non seulement avec un salaire en baisse mais également avec une qualification moindre : là où les anciennes étaient agent de maîtrise par exemple, les nouvelles étaient simples employées, les points supplémentaires pour connaissance de langues n'existaient plus, et toutes les plus de 50 ans, malgré de bons résultats n'avaient plus aucune augmentation (soit disant réservées au plus jeunes...)
L'apparition des contrôleurs de gestion n'était là que pour le flicage du boulot et voir comment réduire les coûts en supprimant des postes, morceler ceux qui restaient en réduisant l'autonomie dans le travail.
mimi4634
helene9434 a écrit :
Au début des licenciements économiques, après 1975, les indemnités étaient généreuses : 1 an avec 100% du salaire ou 110% si on faisait une formation.
Ça a duré quelques années, mais les délocalisations s'étant accélérées, ce n'était plus possible pour la période que vous avez connue.
Au fur et à mesure le chômage s'est accru, et les réformes en baisse ont suivi.
Alors maintenant vous avez l'impression que le temps d'indemnisation va Etre un peu plus long, mais vous oubliez que le montant sera moindre : et ce n'est pas du tout en faveur du chômeur qui a,lui, les mêmes frais fixes (loyer ou remboursements prêt, assurances, etudes des enfants, internet absolument indispensable maintenant pour trouver un job, mais aussi pour les relations avec Pôle emploi : tout se fait par internet. Sans parler de la voiture :ne pas en avoir diminue les chances de trouver un boulot.
Alors votre époque était meilleure pour un chômeur que maintenant, tout comme la mienne était meilleure que la vôtre. et auparavant, être au chômage était une honte absolue : en 1970, j'ai rebroussé chemin devant l'ANPE au cas où des amis de mes parents m'auraient vue entrer...: ça m'a fait perdre un trimestre de retraite...
Si vous le dites.... Ce que je sais c'est qu'en 1995, pour retrouver du travail j'ai accepté le même salaire qu'en 1987 et quen 2004, mon salaire net était le même qu'en 1977, dû à l'augmentation des charges. Pourtant étant dans le transport puis le tourisme je commençais avant 9h pour finir à 19h.
helene9434
mimi4634 a écrit :
En offres je veux bien le croire pour le montant je n'en sais rien mais les indemnités durent plus longtemps
Au début des licenciements économiques, après 1975, les indemnités étaient généreuses : 1 an avec 100% du salaire ou 110% si on faisait une formation.
Ça a duré quelques années, mais les délocalisations s'étant accélérées, ce n'était plus possible pour la période que vous avez connue.
Au fur et à mesure le chômage s'est accru, et les réformes en baisse ont suivi.
Alors maintenant vous avez l'impression que le temps d'indemnisation va Etre un peu plus long, mais vous oubliez que le montant sera moindre : et ce n'est pas du tout en faveur du chômeur qui a,lui, les mêmes frais fixes (loyer ou remboursements prêt, assurances, etudes des enfants, internet absolument indispensable maintenant pour trouver un job, mais aussi pour les relations avec Pôle emploi : tout se fait par internet. Sans parler de la voiture :ne pas en avoir diminue les chances de trouver un boulot.
Alors votre époque était meilleure pour un chômeur que maintenant, tout comme la mienne était meilleure que la vôtre. et auparavant, être au chômage était une honte absolue : en 1970, j'ai rebroussé chemin devant l'ANPE au cas où des amis de mes parents m'auraient vue entrer...: ça m'a fait perdre un trimestre de retraite...
helene9434
mimi4634 a écrit :
Je n'ai pas eu la Chance d'y être en ce temps là, pour moi 88 et 94. Les indemnités étaient dégressives et sur une certaine durée. De plus vous deviez pointer sur place.... Et vous présentez aux convocations et offres d'emploi ( même si c'était n'importe quoi, je me doute qu actuellement pour les offres, cela ne doit pas être mieux) mais
c'est bien pire maintenant tant en indemnités qu'en offres d'emploi, et la crise Covid ne va pas arranger les choses.
mimi4634
helene9434 a écrit :
Je nebsais de quels temps vous parlez, mais les indemnités de chômage entre 1975 et environ fin 80 étaient très nettement supérieures à celle de maintenant, et ça va être encore mieux en Juillet...
Je n'ai pas eu la Chance d'y être en ce temps là, pour moi 88 et 94. Les indemnités étaient dégressives et sur une certaine durée. De plus vous deviez pointer sur place.... Et vous présentez aux convocations et offres d'emploi ( même si c'était n'importe quoi, je me doute qu actuellement pour les offres, cela ne doit pas être mieux) mais
helene9434
mimi4634 a écrit :
Pour ma part , je me contente de ce que j'ai , même si j'aurais pu avoir plus si je n'avais pas connu le chomage par trois fois (dont un volontaire et je me suis bien jurée de ne plus démissionner) - en ce temps là , les indemnités n'étaient pas celles d'aujourd'hui et loin de là - de plus, j'élevais seule mon fils sans avoir bénéficie d'aucune aide. ... et j'ai fini par devoir accepter (puisque la crise avait commencé même du temps de Miterrand, il ne faut pas l'oublier) le même salaire que 10 ans auparavant ......... je trouve quand même que de nos jours, avec les aides c'est moins angoissant - et en ce temps là, la journée était de 8 H et j'en faisais nettement plus... sans compensation
Je nebsais de quels temps vous parlez, mais les indemnités de chômage entre 1975 et environ fin 80 étaient très nettement supérieures à celle de maintenant, et ça va être encore mieux en Juillet...
mimi4634
Pour ma part , je me contente de ce que j'ai , même si j'aurais pu avoir plus si je n'avais pas connu le chomage par trois fois (dont un volontaire et je me suis bien jurée de ne plus démissionner) - en ce temps là , les indemnités n'étaient pas celles d'aujourd'hui et loin de là - de plus, j'élevais seule mon fils sans avoir bénéficie d'aucune aide. ... et j'ai fini par devoir accepter (puisque la crise avait commencé même du temps de Miterrand, il ne faut pas l'oublier) le même salaire que 10 ans auparavant ......... je trouve quand même que de nos jours, avec les aides c'est moins angoissant - et en ce temps là, la journée était de 8 H et j'en faisais nettement plus... sans compensation
helene9434
",on récolte ce qu'on a semé"
C'est sûr, c'est tellement facile de nos jours de trouver n'importe quel temps plein dans une boîte qui ne licenciera jamais, sans non plus avoir une longue maladie qui diminuera le nombre de points pendant le temps d'arrêt (sans compter la baisse de salaire au bout de 6mois d'arrêt, si toutefois vous avez plus d'un an de présence dans la boite...)
nandocinqsix
Fred a écrit :
Les personnes qui touchent moins de 1000€ par mois en France actuellement
Le Smic net est de 1230€ donc si vous avez moins vous ne faites pas le compte d'heures travaillés.
Système par points ? créera aussi des inégalités.
Le système "par points" me semble égalitaire : on récolte ce que l'on a semé, mais...!
Même la nature n'est pas égalitaire . Tel champs donnera plus de rendement qu'un autre selon la qualité du sol, le climat qu'il subit cette année, la variété de semence choisie par le semeur et son labeur attentif pour optimiser sa récolte ...
Pourquoi cherchez vous toujours et partout l'égalité qui n'existe pas dans la nature ?
Le système de retraite par capitalisation n'est pas une garantie meilleure sur "l'à-venir" que le système par répartition soumis lui aussi à des aléas .
Pourquoi cherchez vous toujours et partout la sécurité du confort sur facture, alors que la vie est mouvante, opportune, fantasque ? La paix continue ennuie : oh (haut) paradoxe !
Gabriellag
marine a écrit :
Le SMIC déjà très haut ? Par rapport à quoi, Fred ? Pensez vous qu'un travailleur puisse vivre correctement et profiter un peu de la vie avec 1230 euros nets par mois, quand on connait le prix des loyers et puis tout le reste à coté ? Ce n'est pas de la jalousie que de trouver incorrect ce que dit Luc Ferry, c'est juste une question de justice.
Evelyve, je suis entièrement d'accord avec vous. Avec 1230 euros, on survit
joiedevivre15
doyen a écrit :
Plus on a de l'argent, plus on se crée des besoins. On en veut toujours plus et on ne sait pas se contenter de ce que l'on a
En général, le montant de la retraite est proportionnel au montant de la rémunération en période d'activité.
D'où la nécessité de tout faire pour avoir la meilleure formation possible, afin d'accéder à une activité professionnelle bien rémunérée et de saisir toute opportunité pour suivre une formation afin de bénéficier d'une promotion professionnelle.
L'école, la fonction publique et le privé nous offrent ces possibilités de formation et de promotion.
En outre, la période de retraite se prépare de longue date. Il convient de se comporter en fourmi et non en cigale.
Ajouter à cela que bon nombre d'entre nous, durant cette période de retraite, doivent prendre en charge un ou des parents malades ou ayant une pension de retraite faible et/ou soutenir un ou des enfants au chômage ou demandeurs d'emploi.
Beaucoup de vrai dans tout cela.
Néanmoins pour certains secteurs, la retraite est très faible par rapport au train de vie que l'on a pu mener du temps de son activité. Pour exemple, les professions libérales.
Aussi, ces secteurs, la plupart du temps, thésaurisent durant leur activité en achetant des biens immobilier, font des placements mobiliers, afin de conpléter leur retraite qui sera beaucoup plus réduite que leurs bénéfices passés.
Beaucoup de trop de gens font les cigales ... alors qu'ils peuvent faire autrement.
Je ne parle pas ici évidemment des gens qui ont chaque mois de quoi se subsister seulement et ne peuvent rien mettre de côté. Mais des personnes comme Luc Ferry ont a eu le temps de thésauriser en vue de complément tu es leur retraite.
Il est vrai que plus votre statut social est élevé, au plus on se crée des besoins : grand appartement, propriétés secondaires, belle voiture, l'habitude de passer des vacances dans des lieux de grand standing, et qu'il est toujours difficile de se réduire ...