quand les parents vieillissent SANS enfants.
- 19 mai 2022 15:48
quand les parents vieillissent SANS enfants.
19 mai 2022 15:48

rdbrdb
artmonika a écrit :
Bien sûr qu'il y a des femmes qui voulaient des enfants et n'ont pas eu cette chance.
Oui, une vraie "chance" quand ce souhait insatisfait empêche d'être heureuse. Voir ses amies enceintes, puis mamans, fait vibrer en soi une terrible souffrance engendrée par un sentiment de jalousie juste "humain".
Néanmoins, on ne fait pas les enfants pour soi-même. Et surtout pas pour combler sa solitude lorsque l'on sera vieux car nos enfants ne nous appartiennent pas.
On doit un jour accepter qu'ils vivent hors du nid après s'être envolés (comme l'on dit) de leurs propres ailes, puis s'accommoder de leur façon de vivre.
Je ne crois pas qu'il y ait de modèle, juste une bonne dose de compréhension et de tolérance, autant frustré (e) soit-on.
Parfois, quand les choses se passent mal, il faut aussi être en capacité de se remettre en question, en reconnaissant qu'on n'a peut être pas toujours agi comme il le fallait.
Mais il en va ainsi pour tout dans la vie.
Quant à celles qui ont fait le choix de ne pas vouloir d'enfant, c'est différent, et pour des raisons souvent très personnelles.
De toute façon, aucun schéma familial n'est unique.
Je ne peux que souhaiter à toutes et tous de vivre, sinon dans la plénitude, dans la sérénité, en laissant de côté les regrets.
Si l'on ne peut réécrire l'histoire, à chacun de nous de remplir au mieux les pages blanches de "demain" .
Kenavo.
Une fois encore tout ce qu'écrit ArtMonika rejoint mes pensées...
Ce sont les parents qui ont choisi librement (depuis que la contraception existe et que l'avortement thérapeutique est autorisé) d'avoir ou non des enfants, ceux ci n'ont pas choisi de naître, ne nous ont pas choisis comme parents...
Aux siècles précédents, ou comme dans d'autres pays encore, ils étaient la garantie de bras, pour la ferme, le commerce, l'assurance pour les géniteurs d'être soignés qd ils seraient âgés...et entre maladies enfantines, épidémies, etc il en restait 2 sur 8 naissances que l'on ne savait éviter... on enfantait chaque année... J'enrage de voir que dans certains pays encore imans, ou présidents encouragent les hommes à faire 7, 8 enfants à leur(s) épouses sous des prétextes religieux ou pires... enfants qui sont condamnés pour survivre à prendre la mer un jour, et à risquer d'y trouver la mort...
J'ai enragé tout autant en 1981 ou 82, lorsque la très gentille jeunes femme qui avait accepté au pied levé de garder ma fille (car on venait de découvrir un cancer chez sa gardienne agréée) un soir cet adorable petit couple nous a annoncé qu'ils allaient avoir un 3ème enfant, et la prime de 10.000 francs (je crois) promise ... et donc pouvoir changer de voiture .... notre rage envers cette "prime" imbécile... qui incitait, condamnait les plus fragiles à fabriquer un môme pour payer des factures... (certes un 3eme enfant, c'est une part entière dans le calcul des impots, mais pour les non imposables, c'est l'enfant qui portera les vêtements des aînés, qui ne pourra pas faire d'études, ... une trop grosse charge parfois, qui fait basculer l'équilibre fragile du couple, fatigue et budget.....
"Les enfants commencent par aimer leurs parents, devenus grands ils les jugent, quelques fois ils leur pardonnent" Oscar Wilde....
Avant a prise de conscience que la terre ne pourrait nourrir une population qui ne cesse de grandir en nombre, (natalité progrès de la médecine et allongement de la durée de vie) rares étaient les couples ou les femmes qui décidaient librement de ne pas en avoir d'enfant. (a contrario comme le souligne Artmonika c'était une souffrance extrême pour les femmes et couples stériles)
je reprends le sujet, et la citation d'Oscar...
oui, dans beaucoup de familles, un enfant devenu adulte ne donne soudain plus aucune nouvelle...
Souffrance pour les parents.
mais aucun amour n'est du en retour à l'homme : ce n'est pas parce que nous tombons amoureux de x que nous en sommes aimés en retour, et ce n'est pas parce que nous nous sommes "sacrifiés" pour nos enfants ... qu'ils nous doivent quelque chose....
Nos enfants ne nous appartiennent pas... ils n'ont pas demandé à naître, ils ne nous ont pas choisis... élever un enfant c'est lui donner des racines et des ailes, ... pour qu'un jour il devienne maître de son destin... et aille vivre sa vie... ... nous les avons parfois déçus, ils ont parfois des raisons de nous rejeter, parfois non...
différend politique, rejet de notre famille, de notre milieu, regret de n'avoir pu faire les études qu'ils souhaitaient, jalousie envers le petit dernier, ou les enfants du nouveau conjoint, et puis... il y a la vie... qui les font vivre au loin, les détachent de notre façon de vivre, leur nouveau compagnon, ...
Souffrance terrible pour le parent ainsi oublié, renié... sans explication ou prétexte jugé injuste... mais les enfants ne nous ont pas choisi(e)s
oui j'ai eu la chance d'avoir deux enfants,
j'ai la chance à l'heure où j'écris de veiller sur la sieste de la petite dernière, je suis disponible pour mes enfants, mais je n'exige rien ... je fais tout pour qu'ils se sentent libres de vivre leur vie, sans penser avoir des devoirs envers moi... sans s'inquiéter pour moi...
quelle horreur d'attendre, ou de réclamer des "devoirs"...
Pour cela, devenue veuve, moi la timide, la sauvage (et qui apprivoise parfaitement son temps de solitude) j'ai choisi d'avoir une vie sociale, culturelle très élargie... ainsi puisque je sors, bouge, reçois ... ils sont libérés de tout souci de veiller sur moi, de ne pas me laisser seule... et le remède est une bonne potion ...
vivez au mieux ... votre temps ...
nous sommes pour tjrs responsables de nos enfants, mais les rendons jamais responsables de nous.
janine33
Certains parents ont tout donné à leurs enfants et ne reçoivent en retour que des « on est parti en vacances, maman « quatre ou cinq fois par an … La société de solidarité familiale s’est diluée avec l’éloignement professionnel , la fin de la ci-habitation intergénérationnelle . Nous mourrons seuls , dans nos maisons de retraites .
J’aime mieux ne pas y penser !
helene9434
scorpion3 a écrit :
Bonjour,
À vous lire, on voit que certaines personnes ont fait le choix de ne pas avoir d'enfant. Vous êtes-vous déjà posé la question pourquoi? Soit, elles ne pouvaient en avoir, soit le modèle familial fracturé ne leur en ont pas donné envie!!! Je n'ai pas d'enfant, je ne connais pas ce manque puisque je ne l'ai pas connu mais même en couple, mon amour s'est tourné pour les animaux depuis mon plus jeune âge... peut-être avais-je déjà compris qu'ils seraient toujours présents ce qui est loin d'être le cas pour bon nombre de personnes que je côtoie.... plus de nouvelles de leurs enfants pour diverses raisons, n'ont jamais vu leurs petits enfants.... ce sujet délicat demanderait un long débat sachant qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde égoïste et comme je l'ai lu, tout le monde est rassemblé lorsque l'on a rdvs chez le notaire!!! Bonne journée
Si l'on ne peut pas avoir d'enfant, ce n'est alors pas un choix, sauf si l'on prend la décision de ne pas adopter.
artmonika
scorpion3 a écrit :
Bonjour,
À vous lire, on voit que certaines personnes ont fait le choix de ne pas avoir d'enfant. Vous êtes-vous déjà posé la question pourquoi? Soit, elles ne pouvaient en avoir, soit le modèle familial fracturé ne leur en ont pas donné envie!!! Je n'ai pas d'enfant, je ne connais pas ce manque puisque je ne l'ai pas connu mais même en couple, mon amour s'est tourné pour les animaux depuis mon plus jeune âge... peut-être avais-je déjà compris qu'ils seraient toujours présents ce qui est loin d'être le cas pour bon nombre de personnes que je côtoie.... plus de nouvelles de leurs enfants pour diverses raisons, n'ont jamais vu leurs petits enfants.... ce sujet délicat demanderait un long débat sachant qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde égoïste et comme je l'ai lu, tout le monde est rassemblé lorsque l'on a rdvs chez le notaire!!! Bonne journée
Bien sûr qu'il y a des femmes qui voulaient des enfants et n'ont pas eu cette chance.
Oui, une vraie "chance" quand ce souhait insatisfait empêche d'être heureuse. Voir ses amies enceintes, puis mamans, fait vibrer en soi une terrible souffrance engendrée par un sentiment de jalousie juste "humain".
Néanmoins, on ne fait pas les enfants pour soi-même. Et surtout pas pour combler sa solitude lorsque l'on sera vieux car nos enfants ne nous appartiennent pas.
On doit un jour accepter qu'ils vivent hors du nid après s'être envolés (comme l'on dit) de leurs propres ailes, puis s'accommoder de leur façon de vivre.
Je ne crois pas qu'il y ait de modèle, juste une bonne dose de compréhension et de tolérance, autant frustré (e) soit-on.
Parfois, quand les choses se passent mal, il faut aussi être en capacité de se remettre en question, en reconnaissant qu'on n'a peut être pas toujours agi comme il le fallait.
Mais il en va ainsi pour tout dans la vie.
Quant à celles qui ont fait le choix de ne pas vouloir d'enfant, c'est différent, et pour des raisons souvent très personnelles.
De toute façon, aucun schéma familial n'est unique.
Je ne peux que souhaiter à toutes et tous de vivre, sinon dans la plénitude, dans la sérénité, en laissant de côté les regrets.
Si l'on ne peut réécrire l'histoire, à chacun de nous de remplir au mieux les pages blanches de "demain" .
Kenavo.
edelweiss29
huarsy a écrit :
Bonjour Edelweiss29, beaucoup plus que nous puissions penser. Combien attendent des visites, appels de leur famille ?.
Vivre sans enfant est un choix sachant qu'après des années bien remplies de liberté viendra un moment où il y aura un manque "solitude" ou "plénitude" car rien ne les contrariera sauf leur personne. Bonne journée
Hélas ça ne faisait pas partie de mes désirs. Il faut supporter et se dire que comme vous dites, il y en a plus qu’on croit, Bonne journée
nandocinqsix
artmonika a écrit :
Personnellement, je n'aurais pu concevoir ma vie sans enfants.
Mais j'ai des amies qui n'en ont pas eu, qui sont restées "célibataires" (ce qui ne veut plus dire grand chose de nos jours).
L'une d'elle, absolument par choix.
Elle a voyagé à travers le monde entier et, à 76 ans, elle continue à partir très souvent et à faire des cures en thalasso, ses ressources lui permettant de vivre ainsi. Elle aime cette vie sans contrainte qu'elle prend "au jour le jour". Et, même si on peut déceler une part d'égoïsme, finalement elle a bien raison puisqu'elle n'a personne à qui léguer ses biens et son argent,
Je ne l'envie pas pour autant. Je trouve un certain vide dans tout cela.
Bien que seule aussi, je préfère néanmoins ma richesse à moi : mes deux fils, leurs compagnes et mon petit fils.
Alors, solitude ou plénitude ?
En ce qui me concerne, je choisis plénitude sans hésiter.
Kenavo
Sans aller jusqu'à écrire qu'elles sont faites pour cela, les femmes : jeunes et surtout vieillissantes, ressentent différemment l'absence d'enfants, et plus précisément de petits enfants ..
Il en va différemment chez les hommes qui meurent plus tôt, partent en retraite plus tard, n'investissent pas autant dans la vie de famille, et ressentent plus fort la solitude lorsqu'elle se présente...
D'ailleurs, ils s'expriment peu sur ce Forum, car ils trouvent ailleurs la plénitude d'une vie !

scorpion3
Bonjour,
À vous lire, on voit que certaines personnes ont fait le choix de ne pas avoir d'enfant. Vous êtes-vous déjà posé la question pourquoi? Soit, elles ne pouvaient en avoir, soit le modèle familial fracturé ne leur en ont pas donné envie!!! Je n'ai pas d'enfant, je ne connais pas ce manque puisque je ne l'ai pas connu mais même en couple, mon amour s'est tourné pour les animaux depuis mon plus jeune âge... peut-être avais-je déjà compris qu'ils seraient toujours présents ce qui est loin d'être le cas pour bon nombre de personnes que je côtoie.... plus de nouvelles de leurs enfants pour diverses raisons, n'ont jamais vu leurs petits enfants.... ce sujet délicat demanderait un long débat sachant qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde égoïste et comme je l'ai lu, tout le monde est rassemblé lorsque l'on a rdvs chez le notaire!!! Bonne journée
artmonika
Personnellement, je n'aurais pu concevoir ma vie sans enfants.
Mais j'ai des amies qui n'en ont pas eu, qui sont restées "célibataires" (ce qui ne veut plus dire grand chose de nos jours).
L'une d'elle, absolument par choix.
Elle a voyagé à travers le monde entier et, à 76 ans, elle continue à partir très souvent et à faire des cures en thalasso, ses ressources lui permettant de vivre ainsi. Elle aime cette vie sans contrainte qu'elle prend "au jour le jour". Et, même si on peut déceler une part d'égoïsme, finalement elle a bien raison puisqu'elle n'a personne à qui léguer ses biens et son argent,
Je ne l'envie pas pour autant. Je trouve un certain vide dans tout cela.
Bien que seule aussi, je préfère néanmoins ma richesse à moi : mes deux fils, leurs compagnes et mon petit fils.
Alors, solitude ou plénitude ?
En ce qui me concerne, je choisis plénitude sans hésiter.
Kenavo
huarsy
edelweiss29 a écrit :
Je partage votre avis
Bonjour Edelweiss29, beaucoup plus que nous puissions penser. Combien attendent des visites, appels de leur famille ?.
Vivre sans enfant est un choix sachant qu'après des années bien remplies de liberté viendra un moment où il y aura un manque "solitude" ou "plénitude" car rien ne les contrariera sauf leur personne. Bonne journée