
Bernard
Mer bleue tout comme ce ciel azur, le Jazz des Mers se laisse bercer au gré de cette petite houle venue je ne sais où. Les trois Sirènes se chamaillent pour les diamants, ***tu as pris le plus gros, tu as pris le plus brillant... *** Je les ignore, tout comme l'équipage. Les histoires d'entre femmes, mieux vaut laisser tomber. Trois chaloupes à la mer, nous voilà ramant jusqu'au bord de cette plage sableuse. Nous pénétrons cette forêt de pins parasol, d'invisibles cigales chantent, des papillons dansent comme pour une parade nuptiale. Les hirondelles volent en tous sens, la forêt crépite sous cette dense chaleur. Nous marchons doucement épée, couteaux à la main, sait-on jamais. Aucune trace humaine dans les parages. Ma quinzaine d'hommes transpirent tout comme moi. ***Capitaine, il faudrait trouver de l'eau, on ne peut pas boire que du rhum, et puis de la viande, on en a marre du poisson !!! *** Je compatis, seulement je dois intervenir, une mutinerie pourrait si vite arriver. ***Matelots, pour certains vous veniez de navires royales où vous ne mangiez pas aussi bien. Le rhum vous était interdit, et toi regarde ton gros ventre, tu vas monter cent fois de suite au mât d'artimon perdre ta grosse bedaine !!! *** Les rires ne sont font pas attendre, tandis qu'un bruit nous interpelle. Nous découvrons une petite rivière où cette eau miraculeuse chante entre les cailloux, elle scintille par les rayons ensoleillés pénétrant entre les branches des arbres. ***Décrassez-vous, vous puez les gars, comment une femme pourrait venir vers vous !!! ***, leur criais-je. M'ont-ils au moins entendu, peu importe. Je me laisse emporter par cette joie intense dans cette eau. La rivière grossissant vers son aval, le courant nous entraîne jusqu'à un bruit d'enfer. Nous comprenons, sans attendre nous regagnons à la nage tant bien que mal la rive. Stupéfaits, nous contemplons une cascade de cent pieds de haut, (trente mètres environ), l'eau est blanche chantant autrement. Nous descendons la rive, jusqu'à ce que nous découvrons un petit lac où deux trois voiliers de pirates pourraient se cacher au regard des Roy. ***Capitaine ce lac n'atteint pas la mer, il est fermé. Une rivière coule de nouveau là-bas vers le sud. Tandis que nous avons jeté l'ancre au nord***. Je réfléchis afin de se ravitailler en eau douce si rare à bord, sauf durant les pluies d'orage. Nous faisons demi-tour lorsque soudain j'entends la détonation de trois mousquets. *** Regardez nous avons abbatu un sanglier, il doit en avoir d'autres !!! ***. Effectivement il ne se trouve pas seul. Un marcassin est abbatu à son tour. Mes hommes les transportent jusqu'aux chaloupes. Viande fraîche pour tout l'équipage, mais avant j'ordonne à des volontaires d'office, de remplir des tonneaux de cette eau douce miraculeuse. Ce fut effectué avec succès sans embrouille. Ce soir le moral est au plus haut niveau, tous se régalent, chants, danse, jeux de couteaux, des histoires de marin à ne plus en finir, tandis que le ciel couvre notre univers par ces milliers d'étoiles plus scintillantes les unes des autres. Une autre étoile apparaît en haut du mât d'artimon, notre matelot perdant sa bedaine, trop fatigué ne pouvant pas redescendre. Certains lui conseille de plonger, seulement il refuse ayant la trouille des requins. Sacré pirate, la trouille des requins... Mes trois Sirènes chantent au milieu des hommes. Leurs voix si douces nous endorment presque. La plus belle des goélettes du monde, le Jazz des Mers se laisse toujours autant bercer par cette tranquille houle. Des journées entières pour du ravitaillement en viande, eau continuent. Or tel un fameux Colomb dont je ne sais si peu de lui, avec quelques hommes, nous continuons d'explorer à la recherche de je ne sais quoi sur cette île paraissant pacifique et si mystérieuse à la fois...
Bernard
PIRLOUI a écrit :
Barbe Noire croise Capitaine Crochet en mer ; comme ils sont pas pressés et que la mer est plate ça cause un peu :
" Alors capitaine Crochet , qu'est-ce que je vois ? Mais il te manque un oeil ? "
"Un moustique dans l'oeil j'ai voulu l'enlever ! "
De l'humour, super Casimir, pardon Pirloui.