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Le gibier...: ?

nandocinqsix - 31 octobre 2023 13:14

Nous sommes entres dans le temps favori des chasseuses et des chasseurs, que vont-elles/ils nous rapporter ?

Le gibier...: ?

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nandocinqsix31 octobre 2023 13:14

Nous sommes entres dans le temps favori des chasseuses et des chasseurs, que vont-elles/ils nous rapporter ?

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janine33

3 novembre 2023 20:51
theophile33 a écrit :
Il n'y a pas trop de sangliers, ils se rassemblent car ils n'ont plus de lieux de vie, puisque l'humain prend toute la place

Allez dire ça à mon voisin ! Fins gourmets , les sangliers ont investi son champ de maïs !
Les bêtes ne sont pas bêtes et font la nique aux humains .

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Vieuxchat

1 novembre 2023 20:02
coquelourde a écrit :
vous parlez des chasses privées , propriétés de gens très riches et puissants.

Pas uniquement, puisque je parle des chasseurs ivrognes, qui traversent des propriétés et champs privés... Bonne soirée

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coquelourde

1 novembre 2023 19:54
theophile33 a écrit :
Il n'y a pas trop de sangliers, ils se rassemblent car ils n'ont plus de lieux de vie, puisque l'humain prend toute la place

quel rapport avec les chasses privées ?
Je ne suis pas chasseur, la Sologne est un territoire de chasse.

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nandocinqsix

1 novembre 2023 18:39
theophile33 a écrit :
Il n'y a pas trop de sangliers, ils se rassemblent car ils n'ont plus de lieux de vie, puisque l'humain prend toute la place

Alors y a-t-il trop de gibier, ou trop d'humains, sur tel territoire ? ...

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theophile33

1 novembre 2023 17:14
coquelourde a écrit :
vous parlez des chasses privées , propriétés de gens très riches et puissants.

Il n'y a pas trop de sangliers, ils se rassemblent car ils n'ont plus de lieux de vie, puisque l'humain prend toute la place

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coquelourde

1 novembre 2023 15:03
Vieuxchat a écrit :
Ils vont nous rapporter, peut-être du gibier, surtout sur des terrains grillagés et avec des fusils à lunette, mais aussi des bottes pleines de terre, des bonnes "cuites" d'ivrognes, parfois des blessés ou même des morts, des voitures dans le fossé (j'ai vu cela une fois quand un ami m'avait entraîné comme "guetteur"), etc...Je sais qu'il y a trop de sangliers un peu partout, mais serait- il possible de les capturer, au lieu de jouer aux "Tontons flingueurs" ? En plus ils portent des tenues bariolées de soldats...S'ils aiment tirer des coups de fusils, qu'ils aillent là où il y a des guerres, ça ne manque pas !
(Je suis en train de penser au Lord anglais chez qui j'étais à Londres, qui ramenait chaque fois des faisans ou lapins...jusqu'au jour où j'ai trouvé une facture de gibier d'une boucherie spécialisée ! Orgueil, envie d'en manger ? Je ne l'ai jamais su...). Souvent ils piétinent des propriétés privées, et se disent protecteurs de la nature...Ah bon ? Pour éviter que des "cochons" ne saccagent les cultures ? On en a même vu des chevreuil abattus près des maisons où ils s'étaient réfugiés !
Macron les défend, car ils sont environ 1 million, dont certains votent, et il ne faut pas les mécontenter (Il reçoit même le gros bouffi de président des chasseurs à l'Elysée, ce qui a fait démissionner Nicolas Hulot "Ministre de la transition écologique" ! Faut le trouver ce terme...Même en Angleterre où ils aiment les animaux, la chasse à courre est désormais interdite..
J'aime trop les animaux, mais il paraît que c'est dans la tradition française, puisque Mitterrand avait un responsable des chasses (qui s'est suicidé), et que souvent des "notables" se réunissent pour cela ! Je sais que je ne vais pas me faire que des amis, ici, mais j'assume...

vous parlez des chasses privées , propriétés de gens très riches et puissants.

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Vieuxchat

1 novembre 2023 11:49

Ils vont nous rapporter, peut-être du gibier, surtout sur des terrains grillagés et avec des fusils à lunette, mais aussi des bottes pleines de terre, des bonnes "cuites" d'ivrognes, parfois des blessés ou même des morts, des voitures dans le fossé (j'ai vu cela une fois quand un ami m'avait entraîné comme "guetteur"), etc...Je sais qu'il y a trop de sangliers un peu partout, mais serait- il possible de les capturer, au lieu de jouer aux "Tontons flingueurs" ? En plus ils portent des tenues bariolées de soldats...S'ils aiment tirer des coups de fusils, qu'ils aillent là où il y a des guerres, ça ne manque pas !
(Je suis en train de penser au Lord anglais chez qui j'étais à Londres, qui ramenait chaque fois des faisans ou lapins...jusqu'au jour où j'ai trouvé une facture de gibier d'une boucherie spécialisée ! Orgueil, envie d'en manger ? Je ne l'ai jamais su...). Souvent ils piétinent des propriétés privées, et se disent protecteurs de la nature...Ah bon ? Pour éviter que des "cochons" ne saccagent les cultures ? On en a même vu des chevreuil abattus près des maisons où ils s'étaient réfugiés !
Macron les défend, car ils sont environ 1 million, dont certains votent, et il ne faut pas les mécontenter (Il reçoit même le gros bouffi de président des chasseurs à l'Elysée, ce qui a fait démissionner Nicolas Hulot "Ministre de la transition écologique" ! Faut le trouver ce terme...Même en Angleterre où ils aiment les animaux, la chasse à courre est désormais interdite..
J'aime trop les animaux, mais il paraît que c'est dans la tradition française, puisque Mitterrand avait un responsable des chasses (qui s'est suicidé), et que souvent des "notables" se réunissent pour cela ! Je sais que je ne vais pas me faire que des amis, ici, mais j'assume...

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nandocinqsix

1 novembre 2023 10:49

Un marcassin faisandé, servi entier et saignant, avec une purée de ciel et terre, à côté d'un verre plein de Pommard chambré, petit jésus en culotte de velours : qui dit mieux ...?
Car ne sera considéré comme gibier et non pas "animal sauvage respectable" , que ce qui équilibre la nature, à la différence de l'élevage ...merci !

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Avatar Sylve2012

Sylve2012

1 novembre 2023 09:00

Du plomb dans l'aile ?

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nandocinqsix

1 novembre 2023 08:59
janine33 a écrit :
On ne trouve pas trace avant le Moyen Âge d'un droit spécifique de la chasse.
Dans le droit romain, le droit de la chasse ne se distingue pas du droit de propriété : chasser est un usus parmi les autres au bénéfice du propriétaire.
L'empereur lui-même ne chasse que sur ses domaines (les domaines du fisc).
Le gibier est res nullius, il appartient au propriétaire du terrain sur lequel il est pris.

Des règles spécifiques apparaissent sous l'ère carolingienne. À partir de VIIe siècle est évoquée la notion de « droit de forest », qui consiste à donner dans certaines conditions et à certains privilégiés un droit de chasse chez autrui : dans la féodalité naissante, le droit de chasse, d'accessoire du droit de propriété qu'il était, tend à devenir un accessoire du droit de justice. Le « droit de garenne » permet vers le Xe siècle au seigneur de chasser au-delà de son fonds, chez les propriétaires non détenteurs d'une seigneurie. La grande ordonnance de Charles VI (janvier 1326) réserve la chasse aux titulaires d'une garenne ou d'un fief. Contrairement à une idée reçue, elle ne fait pas exactement de la chasse un privilège de la noblesse, ce qu'elle n'a jamais été : elle la réserve aux titulaires du droit de garenne, qui restent souvent des roturiers. En même temps le droit Canon, qui interdit la chasse aux clercs depuis les Carolingiens, reconnaît un droit imprescriptible et naturel de chasser pour tous les hommes laïcs : les canonistes du Moyen Âge insistaient sur cette forme de « droit à la survie », antérieur et supérieur aux ordonnances royales. En pratique la chasse médiévale est peu limitée par le droit.
La notion de braconnage n'existe pas, ou très marginalement. Dans la plupart des domaines, on chasse toute l'année.

L'ordonnance des Eaux et Forêts de François Ier de mars 1516 change la donne. Elle refonde le droit de chasse et consacre sa pénalisation. Ce texte affirme très directement que la gestion forestière est au service des plaisirs du roi, et il consacre de nombreux articles à définir les peines encourues par les braconniers, qui peuvent aller jusqu'à la peine capitale pour les récidivistes. En 1533, une nouvelle ordonnance tente, mais sans réelle application, d'aligner le Languedoc, resté en régime de droit romain, sur ce système de droit. La même époque voit la création des capitaineries, sortes de réserves intégrales de chasse au bénéfice du souverain. Louis XIV, avec l'ordonnance de Saint-Germain de 1669, confirme le système sans le bouleverser.

À la veille de la Révolution, le droit de chasse reste assez disparate selon les provinces françaises, et dans l'ensemble relativement libéral en dehors des capitaineries, qui ne concernent que des domaines de la couronne. Pour cette raison, et aussi à cause de la forte densité de la population rurale dans le royaume, le gibier est notoirement devenu rare en France, à la différence de l'Allemagne, par exemple. Magné de Marolles, dans son livre La Chasse au fusil publié en 1781, se félicite d'observer que la chasse à tir « fait les délices de tant de gens de tout état, et est à la portée de tout le monde. » Dans l'ensemble, la chasse est plus ouverte dans la France méridionale que dans les états de droit coutumiers, mais il est remarquable de voir que le privilège de chasse est très rarement dénoncé par les cahiers de doléances de 1789. Le droit de chasse est en réalité, comme l'ensemble du droit de la fin de l'Ancien Régime, fort enchevêtré.
L’examen du « permis de chasse » n’a été instauré qu’en 1976 . Avant , quiconque était âgé de 16 ans avait le droit de chasser .

Merci de ce rappel historique incontestable .
Le "Droit de chasse" comme tous les autres, implique son dépassement dans le braconnage du vrai gibier. Nos sociétés rurales étant passablement dépassées, nous avons perdu le goût du sauvage, et même du naturel, C'est moins évident au niveau intellectuel, où le besoin d'égalité reste très présent. Je rappelle pourtant que le droit de chasse accompagne toujours les prérogatives du propriétaire :"Chasse réservée !" les champignons aussi !
J'avoue avoir du mal à trouver un coq de bruyère ou un vrai lièvre (français?). Je suis en Armorique, pas en Irlande ! Mais comme il existe une quantité de subterfuges en cuisine, afin de régaler les gourmands, ce forum nommera certainement les ersatz qui en tiennent lieu ...Dans son art poétique déjà, Nicolas Boileau dénonçait ce lapin qui :
"dans sa tendre enfance élevé dans Paris ,
sentent encore le choux dont il fut nourri...!"

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Avatar poloderouen2013

poloderouen2013

1 novembre 2023 06:14

combien coute un bracelet?

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coquelourde

1 novembre 2023 04:42
nandocinqsix a écrit :
Le sujet excite les passions, sur le terrain et à table ! Mais mieux vaut s'y mettre en état calme ...
On les trouve parfois gibier et dans nos élevages, ex. ...
-Coq de bruyère, ou de nos basses-cours , cuisiné à la lie de vin de Chambertin ?
-lapin de clapier ou lièvre à a royale ...?

coq de bruyère et lièvre: vous en trouvez encore ?
En Sologne, c'est sanglier, à volonté, chevreuil et biche selon les bracelets, au moins dans les forêts domaniales.
Les lapins se font très rares , les faisans occasionnels.

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Avatar janine33

janine33

31 octobre 2023 20:38

On ne trouve pas trace avant le Moyen Âge d'un droit spécifique de la chasse.
Dans le droit romain, le droit de la chasse ne se distingue pas du droit de propriété : chasser est un usus parmi les autres au bénéfice du propriétaire.
L'empereur lui-même ne chasse que sur ses domaines (les domaines du fisc).
Le gibier est res nullius, il appartient au propriétaire du terrain sur lequel il est pris.

Des règles spécifiques apparaissent sous l'ère carolingienne. À partir de VIIe siècle est évoquée la notion de « droit de forest », qui consiste à donner dans certaines conditions et à certains privilégiés un droit de chasse chez autrui : dans la féodalité naissante, le droit de chasse, d'accessoire du droit de propriété qu'il était, tend à devenir un accessoire du droit de justice. Le « droit de garenne » permet vers le Xe siècle au seigneur de chasser au-delà de son fonds, chez les propriétaires non détenteurs d'une seigneurie. La grande ordonnance de Charles VI (janvier 1326) réserve la chasse aux titulaires d'une garenne ou d'un fief. Contrairement à une idée reçue, elle ne fait pas exactement de la chasse un privilège de la noblesse, ce qu'elle n'a jamais été : elle la réserve aux titulaires du droit de garenne, qui restent souvent des roturiers. En même temps le droit Canon, qui interdit la chasse aux clercs depuis les Carolingiens, reconnaît un droit imprescriptible et naturel de chasser pour tous les hommes laïcs : les canonistes du Moyen Âge insistaient sur cette forme de « droit à la survie », antérieur et supérieur aux ordonnances royales. En pratique la chasse médiévale est peu limitée par le droit.
La notion de braconnage n'existe pas, ou très marginalement. Dans la plupart des domaines, on chasse toute l'année.

L'ordonnance des Eaux et Forêts de François Ier de mars 1516 change la donne. Elle refonde le droit de chasse et consacre sa pénalisation. Ce texte affirme très directement que la gestion forestière est au service des plaisirs du roi, et il consacre de nombreux articles à définir les peines encourues par les braconniers, qui peuvent aller jusqu'à la peine capitale pour les récidivistes. En 1533, une nouvelle ordonnance tente, mais sans réelle application, d'aligner le Languedoc, resté en régime de droit romain, sur ce système de droit. La même époque voit la création des capitaineries, sortes de réserves intégrales de chasse au bénéfice du souverain. Louis XIV, avec l'ordonnance de Saint-Germain de 1669, confirme le système sans le bouleverser.

À la veille de la Révolution, le droit de chasse reste assez disparate selon les provinces françaises, et dans l'ensemble relativement libéral en dehors des capitaineries, qui ne concernent que des domaines de la couronne. Pour cette raison, et aussi à cause de la forte densité de la population rurale dans le royaume, le gibier est notoirement devenu rare en France, à la différence de l'Allemagne, par exemple. Magné de Marolles, dans son livre La Chasse au fusil publié en 1781, se félicite d'observer que la chasse à tir « fait les délices de tant de gens de tout état, et est à la portée de tout le monde. » Dans l'ensemble, la chasse est plus ouverte dans la France méridionale que dans les états de droit coutumiers, mais il est remarquable de voir que le privilège de chasse est très rarement dénoncé par les cahiers de doléances de 1789. Le droit de chasse est en réalité, comme l'ensemble du droit de la fin de l'Ancien Régime, fort enchevêtré.
L’examen du « permis de chasse » n’a été instauré qu’en 1976 . Avant , quiconque était âgé de 16 ans avait le droit de chasser .

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nandocinqsix

31 octobre 2023 19:23

Hors la fatigue, et l'ivresse du grand air peut-être , les joyeux lurons, H/F nous rapporteront peut-être un sanglier : il paraît qu'ils pullulent ...?
Par référence à la dictée, que Mérimée avait soumise à Napoléon III, je cuisinerais volontiers un cuissot de chevreuil, sauce "Grand veneur" .... Et vous ?

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nandocinqsix

31 octobre 2023 19:04
janine33 a écrit :
Comme chaque année le sujet va soulever la colère des anti - Ceux qui pensent que la chasse n’a plus sa place parmi les loisirs humanisés . L’homme ne doit plus se mesurer à l’animal , son inférieur , sa victime , son souffre douleur .
Comme chaque année les chasseurs m’offriront un gigot de chevreuil , qu’ils auront chassé dans mes bois .
Je le mettrai tremper dans une marinade , salée , vinaigrée , sucrée . Avant de le cuire longtemps dans une sauce au vin aromatisé .

Bravo ! Et belle venaison sans état d'âme .
Il me plairait de me mettre à table, n'ayant pas d'animal, ni de gens "souffre douleur !"

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