
savannah92
Les vieux ne parlent plus
Ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres
Ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre
La lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris, on vit tous en province
Quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde
Quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore
Leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu
Est-ce de voir vieillir la PENDULE d'argent
Qui ronronne au salon
Qui dit oui qui dit non, qui dit "je vous attends"
Les vieux ne rêvent plus
Leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort
Le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus
Leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil
Et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore
Bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil
L'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot
Oublier toute une heure la PENDULE d'argent
Qui ronronne au salon
Qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend
Les vieux ne meurent pas
Ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main
Ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là
Le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas
Celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être
Vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent
En s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la PENDULE d'argent
Qui ronronne au salon
Qui dit oui qui dit non, qui leur dit "je t'attends"
Qui ronronne au salon
Qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend .
LES VIEUX ... Jacques BREL
Autre mot : AUTRE(S)
Misterprof-
J'aime ta couleur café
Tes cheveux café
Ta gorge café
J'aime quand pour moi tu danses
Alors j'entends murmurer
Tous tes bracelets
Jolis bracelets
A tes pieds ils se balancent
Couleur café
Que j'aime ta couleur café
C'est quand même fou l'effet
L'effet que ça fait
De te voir rouler
Ainsi des yeux et des hanches
Si tu fais comme le café
Rien qu'à m'énerver
Rien qu'à m'exciter
Ce soir la nuit sera blanche
Couleur café
Que j'aime ta couleur café
L'amour sans philosopher
C'est comm' le café
Très vite passé
Mais que veux tu que j'y fasse
On en a marr' de café
Et c'est terminé
Pour tout oublier
On attend que ça se tasse
Couleur café
Que j'aime ta couleur café
Couleur café
Que j'aime ta couleur café.
Serge Gainsbourg : Couleur Café.
PENDULE.
claudanne
C'est parce que ton épaule à mon épaule,
Ta bouche à mes cheveux
Et ta main sur mon cou,
C'est parce que, dans mes reins,
Quand ton souffle me frôle,
C'est parce que tes mains,
C'est parce que joue à joue,
C'est parce qu'au matin,
C'est parce qu'à la nuit,
Quand tu dis "viens", je viens.
Tu souris, je souris.
C'est parce qu'ici ou là,
Dans un autre pays,
Pourvu que tu y sois,
C'est toujours mon pays.
C'est parce que je t'aime
Que je préfère m'en aller.
C'est mieux, bien mieux, de se quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer.
Barbara
MATIN
FAE
Bonsoir à tous !
(19:26) Merci d'évoquer cette chanson qui nous a tous permis de vibrer à l'époque . . .
"Nachts geh ich dahin, ich bin allein,
Und frag: Warum?
Die Tage gehen mir nicht aus dem Sinn
Und ich frag mich: Warum? "
" Je ne sais pas pourquoi la pluie
quitte là-haut ces oripeaux
que sont les lourds nuages gris
pour se coucher sur nos côteaux . . . "
(Chantée par J. Brel)
PARCE QUE
savannah92
Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand'
mare des canards
Et s'appelait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses matelots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord
C'était pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'était pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre, ils se tapaient fort
Les copains d'abord
C'était pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor
Aux copains d'abord
Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord
Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore
Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand'mare des canards
Et s'appelait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand'mare des canards
Et s'appelait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
LES COPAINS D'ABORD ... Georges BRASSENS
Autre mot : POURQUOI
Misterprof-
Deux étrangers qui se rencontrent
Dans l'ascenseur déjà le désir monte
Deux étrangers qui se rencontrent
Stoppant leur course contre la montre
Seuls, tout seuls au bout du monde
Seul, là-haut dans cet hôtel de verre
Ça commence comme un fait divers
Je t'ai offert
Un verre
J'ai allumé ta cigarette
L'alcool me montait à la tête
Les yeux dans les yeux
On a ouvert le feu
Y a trois milliards d'humains sur terre
Et combien de curs solitaires
Pourquoi nous deux
Pourquoi nous et pas eux
C'est une question de feeling
C'est une question de feeling
Question de feeling
Dans l'infini universel
Nos deux vies parallèles
Parallèles
Se sont croisées ce soir
Le jour se lève
C'est comme un rêve
Un rêve qui s'achève
Moi j'ai envie de te revoir
C'est une question de feeling
Question de feeling
C'est une question de feeling
Question de feeling
Deux étrangers qui se rencontrent
Stoppant leur course contre la montre
Question de feeling
Coup de poker
Y a trois milliards d'humains sur terre
Et combien de curs solitaires
Question de feeling
C'est une question de feeling
Question de feeling
C'est une question de feeling
Question de feeling.
Fabienne Thibeault : Question De Feeling.
COPAINS.
savannah92
À mon dernier repas
Je veux voir mes frères
Et mes chiens et mes chats
Et le bord de la mer
À mon dernier repas
Je veux voir mes voisins
Et puis quelques chinois
En guise de cousins
Et je veux qu'on y boive
En plus du vin de messe
De ce vin si joli
Qu'on buvait en Arbois
Je veux qu'on y dévore
Après quelques soutanes
Une poule faisane
Venue du Périgord
Puis je veux qu'on m'emmène
En haut de ma colline
Voir les arbres dormir
En refermant leurs bras
Et puis je veux encore
Lancer des pierres au ciel
En criant Dieu est mort
Une dernière fois
À mon dernier repas
Je veux voir mon âne
Mes poules et mes oies
Mes vaches et mes femmes
À mon dernier repas
Je veux voir ces drôlesses
Dont je fus maître et roi
Ou qui furent mes maîtresses
Quand j'aurai dans la panse
De quoi noyer la terre
Je briserai mon verre
Pour faire le silence
Et chanterai à tue-tête
À la mort qui s'avance
Les paillardes romances
Qui font peur aux nonnettes
Puis je veux qu'on m'emmène
En haut de ma colline
Voir le soir qui chemine
Lentement vers la plaine
Et là debout encore
J'insulterai les bourgeois
Sans crainte et sans remords
Une dernière fois
Après mon dernier repas
Je veux que l'on s'en aille
Qu'on finisse ripaille
Ailleurs que sous mon toit
Après mon dernier repas
Je veux que l'on m'installe
Assis seul comme un roi
Accueillant ses vestales
Dans ma pipe je brûlerai
Mes souvenirs d'enfance
Mes rêves inachevés
Mes restes d'espérance
Et je ne garderai
Pour habiller mon âme
Que l'idée d'un rosier
Et qu'un prénom de femme
Puis je regarderai
Le haut de ma colline
Qui danse, qui se devine
Qui finit par sombrer
Et dans l'odeur des fleurs
Qui bientôt s'éteindra
Je sais que j'aurai peur
Une dernière fois ..
LE DERNIER REPAS ... Jacques BREL
Autre mot : QUESTIONS
Misterprof-
Mais lorsqu'elles nous adressent, sans le vouloir d'ailleurs
Ce regard qui transperce, on en sait la valeur
Parce qu'il leur échappe, parle de lui-même
Et parce qu'il ne frappe que celui qu'elles aiment
On l'avait déjà vu ce regard qu'on convoite
Souvent au début, nettement moins par la suite
Il s'était fait rare, c'est sûrement de notre faute
Et on n'veut pas l'savoir, s'il fût donné à un autre
Célébrons son retour, il ne fait que passer
Raison de plus alors pour en profiter
L'œil est un dépotoir, on voit tellement d'saletés
Quand on reçoit ce regard, que les yeux soient loués
Parce qu'on le voit moins, parce que les couples s'installent
Faut dire qu'on est loin d'être l'homme idéal
L'espace d'un instant, c'est ainsi qu'elles nous font
Dans l'espace en suspens, leur déclaration
Et du bout des yeux, elles murmurent que même si
Elles méritaient mieux, c'est nous qu'elles ont choisis
Malgré c'qu'on est devenu, l'usure et tout ça
Et les malentendus, elles ne regrettent pas leur choix
C'est même le contraire, elle t'aime, c'est comme ça
D'un battement de paupière, pour une fois tu la crois
C'est la pure vérité comme deux et deux font quatre
Nature et spontanée, comme on baîlle au théâtre
Mais lorsqu'elles nous adressent, sans le vouloir d'ailleurs
Ce regard qui transperce, on en sait la valeur
Parce qu'il leur échappe, parle de lui-même
Et parce qu'il ne frappe que celui qu'elles aiment.
Bénabar : Le regard.
REPAS.
savannah92
C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied
On ne frappe pas
Ceux qui vivent là
Ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et on vient s'asseoir
Autour du repas
Tout le monde est là
À cinq heures du soir
Quand San Francisco s'embrume
Quand San Francisco s'allume
San Franciso
Où êtes-vous?
Lizzard et Luc
Psylvia, attendez-moi
Nageant dans le brouillard
Enlacés, roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare
Phil à la quena jusqu'à la nuit noire
Un autre arrivera
Pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra
Dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux
On s'endormira
Quand San Francisco se lève
Quand San Francisco se lève
San Francisco
Où êtes-vous?
Lizzard et Luc
Psylvia, attendez-moi
C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied
On ne frappe pas
Ceux qui vivent là
Ont jeté la clé
Peuplée de cheveux longs
De grands lits et de musique
Peuplée de lumière
Et peuplée de fous
Elle sera dernière
À rester debout
Si San Francisco s'effondre
Si San Francisco s'effondre
San Francisco
Où êtes-vous?
Lizzard et Luc
Psylvia, attendez-moi .
SAN FRANCISCO ..Maxime Le Forestier
Autre lot : REGARDS
Misterprof-
Certains courent après la vie
Moi la vie me court après
Bien des gens font des folies
Moi c'est folie de m'avoir fait
Je ne me fais pas de bile
Et n'occupe aucun emploi
Menant une vie tranquille
Je ne fais rien de mes dix doigts
Je vais pêcher dans les ruisseaux
Chasser dans les roseaux
Ou cueillir les fruits mûrs
Que m'offre la nature
On ne m'a pas mis sur terre
Pour me tuer à travailler
Mais pour vivre à ma manière
Et goûter à la liberté
Et rêver, et sourire
Et bâiller, et dormir
Je me lave à l'eau de pluie
Et me séchant au soleil
Je rêve à ma tendre amie
Et y a vraiment rien de pareil
Et quand presqu'à la nuit tombée
On peut se retrouver
C'est un si grand plaisir
Qu'on reste sans rien dire
En regardant la nature
On s'étend tout près, bien près
L'un de l'autre et je vous jure
Que l'on ne pense qu'à s'aimer
Et rêver, et sourire
Et bâiller, et dormir
J'ai fait mon paradis sur la terre
Car la paix règne au fond de mon cœur
Et vraiment si c'était à refaire
Je saurais pour garder mon bonheur
Et rêver, et sourire
Et bâiller, et dormir.
Eddy Constantine : Et bailler et dormir.
MAISON.
Capusa06
Regarder tomber la pluie
Écouter le souffle du vent
Accepter de ne pas comprendre le pourquoi des choses
Devoir continuer à vivre comment avant
Seul, s'endormir seul
En gardant une place auprès de soi
Seul, respirer seul
Sentir les battements de son coeur
Ne rien demander de plus
Se laisser porter par le temps
Oser regarder devant soi malgré tout
Trouver le courage qu'il vous manque
Seul, prier tout seul
Et chercher la flamme qui brûle en soi
Seul, avancer seul
Vers un futur qu'on ne connaît pas
Qu'on ne connaît pas...
Seul, s'endormir seul
Quand le pire vous a pris le meilleur
Seul, arriver seul
Au bout du chemin
Sans avoir peur des lendemains
Et s'endormir seul
Et s'endormir seul
SEUL - Johnny Hallyday
DORMIR
FAE
"Belle-Ile-en-Mer
Marie-Galante
Saint-Vincent
Loin Singapour
Seymour Ceylan
Vous c'est l'eau, c'est l'eau
Qui vous sépare
Et vous laisse à part
Moi des souvenirs d'enfance
En France
Violence
Manque d'indulgence
Par les différences que j'ai
Café
Léger
Au lait mélangé
Séparé petit enfant
Tout comme vous
Je connais ce sentiment
De solitude et d'isolement
Belle-Ile-en-Mer
Marie-Galante
Saint-Vincent
Loin Singapour
Seymour Ceylan
Vous c'est l'eau, c'est l'eau
Qui vous sépare
Et vous laisse à part
Comme laissé tout seul en mer
Corsaire
Sur terre
Un peu solitaire
L'amour je l'voyais passer
Ohé Ohé
Je l'voyais passer
Séparé petit enfant
Tout comme vous
Je connais ce sentiment
De solitude et d'isolement
Belle-Ile-en-Mer
Marie-Galante
Saint-Vincent
Loin Singapour
Seymour Ceylan
Vous c'est l'eau, c'est l'eau
Qui vous sépare
Et vous laisse à part
Karukera
Calédonie
Ouessant
Vierges des mers
Toutes seules
Tout l'temps
Vous c'est l'eau c'est l'eau"
(Auteurs-compositeurs : Alain Souchon, Laurent Voulzy.)
SEUL(E)
Misterprof-
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal
Tenter, sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.
Jacques Brel : La quête.
MER.
