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Quelle sécurité l’Europe peut elle offrir à l’Ukraine ?

janine33 - 2 avril 2025 09:20

Extraits du magazine Challenges :

EDITORIAL :
Pour l’Europe, c’est le moment de vérité .

« Nous devons sortir de notre état de minorité géopolitique » selon la formule du président Macron .
Pour l’Europe, c’est en effet le moment de vérité : comment soutenir l’Ukraine dans la durée et lui donner les garanties de sécurité qu’elle espère ?
Le défi est d’autant plus sérieux qu’il faudra agir avec moins d’Amérique, voire plus d’Amérique du tout.
C’est l’objectif de la « coalition des volontaires » mise sur pied à l’initiative d’Emmanuel Macron et du Premier ministre britannique Keir Starmer qui avait tenu le 27 mars à l’Elysée son second sommet avec une trentaine de pays.

«Mais elle reste pour le moment encore dans les limbes».

«Beaucoup de questions et encore peu de réponses » commente Volodimir Zelinsky

Le soutien des Etats-Unis loin d’être acquis
« Il peut sembler prématuré d’avoir déjà des discussions sur comment stabiliser une sortie de guerre alors que la guerre est loin d’être terminée .
Mais c’est politiquement important, notamment pour montrer aux Américains ce que nous sommes prêts à faire », rappelle-t-on à Paris.
Il est plus facile de définir une telle future force, si elle voit le jour .
Il ne s’agit pas d’une force de maintien de la paix, avec une casquette onusienne, qui serait déployée sur les lignes de cessez-le-feu pour en contrôler l’application.
Les précédents sont à cet égard peu convaincants, qu’il s’agisse de la Finul au Sud-Liban, des forces onusiennes dans l’est de la RDC ou en Ukraine des observateurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui avaient été déployés après des accords de Minsk de 2015, parrainés par Paris et Berlin entre Kiev et les rebelles pro-russes.
Ils n’ont pu que constater une bonne vingtaine de violations majeures du cessez-le-feu avant la grande offensive lancée par le Kremlin en février 2024.

La principale garantie de sécurité pour les Ukrainiens consiste en fait d’abord en la force de son armée et l’expérience acquise dans trois années de combats.
La force de réassurance est là en second rideau mais elle doit être suffisamment forte pour être crédible et avoir un effet dissuasif vis-à-vis de Moscou.
Or à cet égard un soutien des Etats-Unis en ultime recours et en cas de heurt avec les forces russes est essentiel.
Pour le moment il est loin d’être acquis.
L’exercice de la coalition militaire est très difficile :
« Depuis que je dirige une coalition, j’ai moins d’admiration pour Napoléon », cinglait en une boutade le maréchal Foch qui commandait les forces alliées en 1918.

Une coalition militaire est un exercice délicat car les pays qui y participent ne partagent pas nécessairement les mêmes objectifs sur tout . Ils n’ont pas les mêmes pratiques, voire la même culture de guerre.

Dans le cas présent , les pays concernés sont passés par le moule Otan et ont acquis l’habitude de travailler ensemble.
L’atout est réel mais est-il suffisant, surtout s’il n’y a pas un filet de sécurité américain.

Selon moi , ce sommet a ouvert plus de SI qu’il n’a donné de solutions .
Comment l’Europe qui peine à abandonner les souverainetés économiques individuelles pourrait elle faire fusionner ses forces en matière de défense ?
Pourtant , ces dernières années l’Europe est devenue plus prospère et plus belle ….

Quelle sécurité l’Europe peut elle offrir à l’Ukraine ?

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janine332 avril 2025 09:20

Extraits du magazine Challenges :

EDITORIAL :
Pour l’Europe, c’est le moment de vérité .

« Nous devons sortir de notre état de minorité géopolitique » selon la formule du président Macron .
Pour l’Europe, c’est en effet le moment de vérité : comment soutenir l’Ukraine dans la durée et lui donner les garanties de sécurité qu’elle espère ?
Le défi est d’autant plus sérieux qu’il faudra agir avec moins d’Amérique, voire plus d’Amérique du tout.
C’est l’objectif de la « coalition des volontaires » mise sur pied à l’initiative d’Emmanuel Macron et du Premier ministre britannique Keir Starmer qui avait tenu le 27 mars à l’Elysée son second sommet avec une trentaine de pays.

«Mais elle reste pour le moment encore dans les limbes».

«Beaucoup de questions et encore peu de réponses » commente Volodimir Zelinsky

Le soutien des Etats-Unis loin d’être acquis
« Il peut sembler prématuré d’avoir déjà des discussions sur comment stabiliser une sortie de guerre alors que la guerre est loin d’être terminée .
Mais c’est politiquement important, notamment pour montrer aux Américains ce que nous sommes prêts à faire », rappelle-t-on à Paris.
Il est plus facile de définir une telle future force, si elle voit le jour .
Il ne s’agit pas d’une force de maintien de la paix, avec une casquette onusienne, qui serait déployée sur les lignes de cessez-le-feu pour en contrôler l’application.
Les précédents sont à cet égard peu convaincants, qu’il s’agisse de la Finul au Sud-Liban, des forces onusiennes dans l’est de la RDC ou en Ukraine des observateurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui avaient été déployés après des accords de Minsk de 2015, parrainés par Paris et Berlin entre Kiev et les rebelles pro-russes.
Ils n’ont pu que constater une bonne vingtaine de violations majeures du cessez-le-feu avant la grande offensive lancée par le Kremlin en février 2024.

La principale garantie de sécurité pour les Ukrainiens consiste en fait d’abord en la force de son armée et l’expérience acquise dans trois années de combats.
La force de réassurance est là en second rideau mais elle doit être suffisamment forte pour être crédible et avoir un effet dissuasif vis-à-vis de Moscou.
Or à cet égard un soutien des Etats-Unis en ultime recours et en cas de heurt avec les forces russes est essentiel.
Pour le moment il est loin d’être acquis.
L’exercice de la coalition militaire est très difficile :
« Depuis que je dirige une coalition, j’ai moins d’admiration pour Napoléon », cinglait en une boutade le maréchal Foch qui commandait les forces alliées en 1918.

Une coalition militaire est un exercice délicat car les pays qui y participent ne partagent pas nécessairement les mêmes objectifs sur tout . Ils n’ont pas les mêmes pratiques, voire la même culture de guerre.

Dans le cas présent , les pays concernés sont passés par le moule Otan et ont acquis l’habitude de travailler ensemble.
L’atout est réel mais est-il suffisant, surtout s’il n’y a pas un filet de sécurité américain.

Selon moi , ce sommet a ouvert plus de SI qu’il n’a donné de solutions .
Comment l’Europe qui peine à abandonner les souverainetés économiques individuelles pourrait elle faire fusionner ses forces en matière de défense ?
Pourtant , ces dernières années l’Europe est devenue plus prospère et plus belle ….

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janine33

4 avril 2025 03:34
Gerard a écrit :
Très bon commentaire de Catherine...Le gouvernement Français a beaucoup de travail sur la planche
à l'égard des Français...hôpitaux, éducation nationale, police, état des routes, les seniors, les retraités,
les jeunes sans boulots, les impôts, les logements, et toutes les autres institutions qui tombes en ruines......

Avec Donald Trump qui change les règles des échanges économiques et se lance dans un protectionnisme économique musclé , des bouleversements sont à attendre qui vont tous nous déstabiliser .

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Avatar Gerard

Gerard

3 avril 2025 23:31

Très bon commentaire de Catherine...Le gouvernement Français a beaucoup de travail sur la planche
à l'égard des Français...hôpitaux, éducation nationale, police, état des routes, les seniors, les retraités,
les jeunes sans boulots, les impôts, les logements, et toutes les autres institutions qui tombes en ruines......

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Avatar pourquoi

pourquoi

3 avril 2025 18:48
catherine- a écrit :
Je ne suis pas certaine que l'Ukraine apporte grand chose à l'Europe, à part des emm....es, et réclamer encore plus de subventions. Malheureusement ces ex-pays de l'est sont restés très pauvres, et ça ferait encore un de plus à soutenir, et des émigrés supplémentaires puisqu'ils se retrouveraient dans l'espace Schengen et donc encore libres de circuler sans contrôle.

Ce discours fait penser à d'autres propos, entendus par nos parents dans les années 30.

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3 avril 2025 18:48
Paulo a écrit :
Tout a fait d'accord avec votre commentaire et sans oublier que l'Ukraine mettrait les agriculteurs français à la ruine ! Personnellement je me fiche de ce pays ( comme toutes les guerres c'est le peuple qui subit ) que Macron s'occupe plus de la France au lieu de jouer au petit chef envers las autres pays . C'est vrai qu'il s'intéresse à la place de président de l'Europe , mais ne pas oublier que l'Allemagne a son mot à dire et encore une fois elle est très puissante ..... argent et armée . Notre argent pour les français et les françaises , ce n'est pas pour donner à un pays pour faire la guerre .

Ce discours fait penser à d'autres propos, entendus par nos parents dans les années 30.

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joiedevivre15

3 avril 2025 18:48
2ALAIN a écrit :
" Vladimir Boukovski, ancien dissident soviétique, l’avait vu venir :
« J’ai vécu dans votre avenir, et cela n’a pas fonctionné. »

Bruxelles a repris les pires méthodes du système soviétique :

⚠️ Un gouvernement de bureaucrates non élus et inamovibles.
⚠️ Un parlement décoratif qui ne fait qu’approuver les décisions prises en coulisses.
⚠️ Une idéologie visant à effacer les nations, les identités et les cultures.
⚠️ Une corruption institutionnalisée où ceux qui dénoncent sont réduits au silence.
⚠️ Un “goulag intellectuel” où la censure et la pensée unique dominent.

💥 L’URSS a fini par s’effondrer sous son propre poids.
💥 L’UE suit exactement le même chemin.

⏳ La question n’est pas de savoir si elle tombera, mais quand. "

Évidemment ...

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joiedevivre15

3 avril 2025 18:46

Mon Dieu ! Quel charabia quand je "vois" l'avenir qui se dessine ... Sortons enfin de cette vieille matrice de peur, de guerres ...
Si l'Ukraine n'avait pas écouter les sirènes de Biden et de l'OTAN, il n'y aurait pas eu de guerre. L'État profond à besoin de guerres pour nous mettre la mainmise dessus. Ouvrons les yeux. Finissons en !

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Avatar Paulo

Paulo

3 avril 2025 09:06
catherine- a écrit :
Je ne suis pas certaine que l'Ukraine apporte grand chose à l'Europe, à part des emm....es, et réclamer encore plus de subventions. Malheureusement ces ex-pays de l'est sont restés très pauvres, et ça ferait encore un de plus à soutenir, et des émigrés supplémentaires puisqu'ils se retrouveraient dans l'espace Schengen et donc encore libres de circuler sans contrôle.

Tout a fait d'accord avec votre commentaire et sans oublier que l'Ukraine mettrait les agriculteurs français à la ruine ! Personnellement je me fiche de ce pays ( comme toutes les guerres c'est le peuple qui subit ) que Macron s'occupe plus de la France au lieu de jouer au petit chef envers las autres pays . C'est vrai qu'il s'intéresse à la place de président de l'Europe , mais ne pas oublier que l'Allemagne a son mot à dire et encore une fois elle est très puissante ..... argent et armée . Notre argent pour les français et les françaises , ce n'est pas pour donner à un pays pour faire la guerre .

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Avatar catherine-

catherine-

3 avril 2025 06:57

Je ne suis pas certaine que l'Ukraine apporte grand chose à l'Europe, à part des emm....es, et réclamer encore plus de subventions. Malheureusement ces ex-pays de l'est sont restés très pauvres, et ça ferait encore un de plus à soutenir, et des émigrés supplémentaires puisqu'ils se retrouveraient dans l'espace Schengen et donc encore libres de circuler sans contrôle.

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Avatar janine33

janine33

2 avril 2025 13:57
2ALAIN a écrit :
" Vladimir Boukovski, ancien dissident soviétique, l’avait vu venir :
« J’ai vécu dans votre avenir, et cela n’a pas fonctionné. »

Bruxelles a repris les pires méthodes du système soviétique :

⚠️ Un gouvernement de bureaucrates non élus et inamovibles.
⚠️ Un parlement décoratif qui ne fait qu’approuver les décisions prises en coulisses.
⚠️ Une idéologie visant à effacer les nations, les identités et les cultures.
⚠️ Une corruption institutionnalisée où ceux qui dénoncent sont réduits au silence.
⚠️ Un “goulag intellectuel” où la censure et la pensée unique dominent.

💥 L’URSS a fini par s’effondrer sous son propre poids.
💥 L’UE suit exactement le même chemin.

⏳ La question n’est pas de savoir si elle tombera, mais quand. "

Toute structure trop technocratique finit par imploser . Elle se mange de l’intérieur car vient un moment où elle travaille pour nourrir le système et non pour produire des richesses .

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janine33

2 avril 2025 11:02
pourquoi a écrit :
Je lirai bientôt votre sujet avec plus d'attention.

Un premier avis pour les passages

>>> "qui avaient été déployés après des accords de Minsk de 2015, parrainés par Paris et Berlin entre Kiev et les rebelles pro-russes"

Les accords de Minsk de 2015, parrainés par Paris et Berlin entre Kiev et les rebelles pro-russes ont favorisé les desseins de Poutine. Merkel et Hollande lui faisaient des ronds de jambe pour diverses raisons.

>>> "la grande offensive lancée par le Kremlin en février 2024" ,

Dans mon souvenir , l'opération militaire spéciale russe en Ukraine a été déclenchée par Poutine en février 2022.

Personne ne dit le contraire .
Mais le sujet est : et demain , comment faire ? Comment allons nous faire , sans les USA ?
Le sevrage de l’aide américaine au vieux continent est effectif . Nous ne formons ni un pays , ni un peuple …. et nous souhaitons rester indépendants des autres et maîtres chez nous .

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pourquoi

2 avril 2025 10:18

Je lirai bientôt votre sujet avec plus d'attention.

Un premier avis pour les passages

>>> "qui avaient été déployés après des accords de Minsk de 2015, parrainés par Paris et Berlin entre Kiev et les rebelles pro-russes"

Les accords de Minsk de 2015, parrainés par Paris et Berlin entre Kiev et les rebelles pro-russes ont favorisé les desseins de Poutine. Merkel et Hollande lui faisaient des ronds de jambe pour diverses raisons.

>>> "la grande offensive lancée par le Kremlin en février 2024" ,

Dans mon souvenir , l'opération militaire spéciale russe en Ukraine a été déclenchée par Poutine en février 2022.

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

2 avril 2025 09:43

" Vladimir Boukovski, ancien dissident soviétique, l’avait vu venir :
« J’ai vécu dans votre avenir, et cela n’a pas fonctionné. »

Bruxelles a repris les pires méthodes du système soviétique :

⚠️ Un gouvernement de bureaucrates non élus et inamovibles.
⚠️ Un parlement décoratif qui ne fait qu’approuver les décisions prises en coulisses.
⚠️ Une idéologie visant à effacer les nations, les identités et les cultures.
⚠️ Une corruption institutionnalisée où ceux qui dénoncent sont réduits au silence.
⚠️ Un “goulag intellectuel” où la censure et la pensée unique dominent.

💥 L’URSS a fini par s’effondrer sous son propre poids.
💥 L’UE suit exactement le même chemin.

⏳ La question n’est pas de savoir si elle tombera, mais quand. "

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