
nandocinqsix
Il y a des formes du doute, qui "empoissonnent" plus que les autres , comme dans la nature, des poisons plus violents les uns que les autres ... !
Celui que vous évoquez n'a rien à voir avec le doute hyperbolique de René Descartes, qui est une incertitude sur la vérité d'un jugement, autrement dit un état d'esprit curieux . Celui-là suspend sa conviction ou son savoir jusqu'à la certitude : ce qui me semble un comportement très sage .
Le doute ressenti quand l'amour entre deux êtres est choqué par un événement dramatique, est de nature psychologique, bien plus qu'intellectuelle. Il s'agit d'une méfiance portant sur un soupçon à l'endroit d'une conduite constatée et peut-être contestable !
J'y vois un doute radical particulièrement douloureux , et même tragique, souvent mis en scène au théâtre depuis l'antiquité, quand le doute déstabilise une relation amoureuse, et a fortiori un idéal patriotique Cf. Chimène face à Rodrigue :" Va , je ne te hais point !" Le Cid acte II, sc. 4
On en sort que par le sommeil, ou l'action, parce que "un clou, chasse l'autre !"