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Au fait je te quitte …

huarsy - 19 juillet 2026 09:36

Histoire un peu longue, j’ai voulu éviter le lien.

En partant avec son conjoint faire le tour du Queyras en itinérance, Léa redoutait les orages, le poids du sac ou le dénivelé. Mais la jeune femme de 34 ans n’avait certainement pas anticipé une épreuve, plus redoutable encore : la rupture en plein milieu de la randonnée (et de nul part), après trois ans de relation.
Après deux premiers jours pesants, au cours desquels son copain « faisait déjà bien la gueule », ce dernier lui avoue tout. Cela fait quelque temps qu’il pense qu’il ne l’aime plus mais il s’est forcé à venir faire cette randonnée. Mais à l’entendre, « il n’arrive plus à faire semblant ». C’est donc quelque part à 2.500 mètres d’altitude dans un refuge sans électricité, ni réseau et coupé du monde, que Léa se fait plaquer le troisième soir. « Je ne m’y attendais pas du tout en plus, il n’y avait aucun signe avant-coureur avant le voyage. Mon monde s’est effondré. » Après une nuit de larmes, vient un problème logistique : il reste encore sept jours de marche.
Annulations impossibles et routes bondées

Se pose logiquement la question de rentrer mais deux raisons l’en dissuadent. Premièrement, l’organisation. « Rien n’était annulable et on avait dépensé beaucoup d’argent. De plus, les refuges dans l’autre sens, pour atteindre le parking, étaient tous complets », période estivale oblige. Ensuite, l’amour a évidemment ses raisons que la rando ignore. « Je me suis dit que c’était rattrapable, que je n’allais pas abandonner notre histoire là, qu’il reviendrait pendant le séjour. Bon, j’ai vite vu que je m’étais planté ».

C’est donc parti pour sept jours, longs, mais alors « très longs ». Pendant la randonnée, « il est certes facile de s’éviter et de marcher séparément », mais « randonner avec le poids du chagrin » est une épreuve supplémentaire. Surtout qu’il faut en plus se farcir l’impitoyable dénivelé. Ici, le réseau se fait rare. Impossible de s’épancher auprès de ses amis, d’aller se faire chouchouter par ses proches ou simplement s’occuper les esprits. Pas après pas, Léa ressasse, rejoue le Match, tente de comprendre.
A la fois, j’étais seule à marcher, dans une immense solitude, et à la fois je croisais toujours du monde », se remémore Léa, trois ans plus tard. En juillet, le Queyras est une destination prisée et ses sentiers sont très touristiques. « Je ne pouvais pas totalement me laisser aller, m’effondrer en pleurant ou me rouler par terre », poursuit la randonneuse.

« Une chambre privative » et des refuges pleins.
Mais les vrais problèmes arrivent le soir : l’espace est restreint dans les refuges, les repas sont de grands moments partagés sur une ou deux tablées… « C’est difficile de passer des heures dans la même pièce que l’homme qui vient de vous briser le cœur. Alors oui, sur le papier on peut rencontrer un inconnu mais franchement quand on vient de se faire plaquer on n’a pas envie de faire la discussion. » Pour ne pas passer pour la relou, Léa se « force un peu ». Et pas de glace à la chantilly dans les refuges pour éponger sa peine.
Surtout, après la discussion, il faut aller se coucher. Et le calvaire est loin d’être fini. « On avait pris des chambres privatives, c’était donc d’autant plus gênant. Après une nuit, on a bien compris que c’était impossible. On s’est dit que chaque soir, l’un ou l’autre à tour de rôle dormirait ailleurs que dans la chambre. »

« Les bouquetins, c’est bien mignon mais »

Mais les options sont limitées. Les refuges sont pleins, place donc à l’improvisation.. « Un soir, dans un refuge, un randonneur manquait alors mon ex a pu dormir dans un dortoir. Un autre, j’ai dormi sur le canapé du salon du refuge, et lui dans la chambre. » Au bout du sixième jour, elle trouve la force de raconter sa situation à une randonneuse « très gentille ». Après une longue négociation, l’ex de Léa accepte de dormir dans le dortoir à la place de la Randonneuse.

Au neuvième jour, le couple décide d’un commun accord de sauter une étape et de foncer jusqu’à la voiture. « Il était plus que temps que ça s’arrête. Tant pis pour le dernier refuge. » Reste donc le retour jusqu’à Narbonne en voiture, « là encore un moment très long » et les au revoir définitif. Ou presque. « Il m’a quand même demandé un remboursement pour les nuits au dortoir lorsqu’il s’était ''sacrifié'' pour la chambre ».

De quoi définitivement passer à Léa le goût de la montagne. « Les bouquetins, c’est bien mignon, mais c’était la marche la plus longue de ma vie. » Depuis, elle assure préférer les vacances à la mer « et les hôtels annulables et remboursables », et tant qu’à faire, « le groupe de pote à l’amour ». Ne lui parlez plus de prince charmant ni de montagne.
Article 20minutes


Avez-vous eu cette expérience d’une rupture dans l’heure, le lendemain d’une relation la pensant durable ?

Au fait je te quitte …

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huarsy19 juillet 2026 09:36

Histoire un peu longue, j’ai voulu éviter le lien.

En partant avec son conjoint faire le tour du Queyras en itinérance, Léa redoutait les orages, le poids du sac ou le dénivelé. Mais la jeune femme de 34 ans n’avait certainement pas anticipé une épreuve, plus redoutable encore : la rupture en plein milieu de la randonnée (et de nul part), après trois ans de relation.
Après deux premiers jours pesants, au cours desquels son copain « faisait déjà bien la gueule », ce dernier lui avoue tout. Cela fait quelque temps qu’il pense qu’il ne l’aime plus mais il s’est forcé à venir faire cette randonnée. Mais à l’entendre, « il n’arrive plus à faire semblant ». C’est donc quelque part à 2.500 mètres d’altitude dans un refuge sans électricité, ni réseau et coupé du monde, que Léa se fait plaquer le troisième soir. « Je ne m’y attendais pas du tout en plus, il n’y avait aucun signe avant-coureur avant le voyage. Mon monde s’est effondré. » Après une nuit de larmes, vient un problème logistique : il reste encore sept jours de marche.
Annulations impossibles et routes bondées

Se pose logiquement la question de rentrer mais deux raisons l’en dissuadent. Premièrement, l’organisation. « Rien n’était annulable et on avait dépensé beaucoup d’argent. De plus, les refuges dans l’autre sens, pour atteindre le parking, étaient tous complets », période estivale oblige. Ensuite, l’amour a évidemment ses raisons que la rando ignore. « Je me suis dit que c’était rattrapable, que je n’allais pas abandonner notre histoire là, qu’il reviendrait pendant le séjour. Bon, j’ai vite vu que je m’étais planté ».

C’est donc parti pour sept jours, longs, mais alors « très longs ». Pendant la randonnée, « il est certes facile de s’éviter et de marcher séparément », mais « randonner avec le poids du chagrin » est une épreuve supplémentaire. Surtout qu’il faut en plus se farcir l’impitoyable dénivelé. Ici, le réseau se fait rare. Impossible de s’épancher auprès de ses amis, d’aller se faire chouchouter par ses proches ou simplement s’occuper les esprits. Pas après pas, Léa ressasse, rejoue le Match, tente de comprendre.
A la fois, j’étais seule à marcher, dans une immense solitude, et à la fois je croisais toujours du monde », se remémore Léa, trois ans plus tard. En juillet, le Queyras est une destination prisée et ses sentiers sont très touristiques. « Je ne pouvais pas totalement me laisser aller, m’effondrer en pleurant ou me rouler par terre », poursuit la randonneuse.

« Une chambre privative » et des refuges pleins.
Mais les vrais problèmes arrivent le soir : l’espace est restreint dans les refuges, les repas sont de grands moments partagés sur une ou deux tablées… « C’est difficile de passer des heures dans la même pièce que l’homme qui vient de vous briser le cœur. Alors oui, sur le papier on peut rencontrer un inconnu mais franchement quand on vient de se faire plaquer on n’a pas envie de faire la discussion. » Pour ne pas passer pour la relou, Léa se « force un peu ». Et pas de glace à la chantilly dans les refuges pour éponger sa peine.
Surtout, après la discussion, il faut aller se coucher. Et le calvaire est loin d’être fini. « On avait pris des chambres privatives, c’était donc d’autant plus gênant. Après une nuit, on a bien compris que c’était impossible. On s’est dit que chaque soir, l’un ou l’autre à tour de rôle dormirait ailleurs que dans la chambre. »

« Les bouquetins, c’est bien mignon mais »

Mais les options sont limitées. Les refuges sont pleins, place donc à l’improvisation.. « Un soir, dans un refuge, un randonneur manquait alors mon ex a pu dormir dans un dortoir. Un autre, j’ai dormi sur le canapé du salon du refuge, et lui dans la chambre. » Au bout du sixième jour, elle trouve la force de raconter sa situation à une randonneuse « très gentille ». Après une longue négociation, l’ex de Léa accepte de dormir dans le dortoir à la place de la Randonneuse.

Au neuvième jour, le couple décide d’un commun accord de sauter une étape et de foncer jusqu’à la voiture. « Il était plus que temps que ça s’arrête. Tant pis pour le dernier refuge. » Reste donc le retour jusqu’à Narbonne en voiture, « là encore un moment très long » et les au revoir définitif. Ou presque. « Il m’a quand même demandé un remboursement pour les nuits au dortoir lorsqu’il s’était ''sacrifié'' pour la chambre ».

De quoi définitivement passer à Léa le goût de la montagne. « Les bouquetins, c’est bien mignon, mais c’était la marche la plus longue de ma vie. » Depuis, elle assure préférer les vacances à la mer « et les hôtels annulables et remboursables », et tant qu’à faire, « le groupe de pote à l’amour ». Ne lui parlez plus de prince charmant ni de montagne.
Article 20minutes


Avez-vous eu cette expérience d’une rupture dans l’heure, le lendemain d’une relation la pensant durable ?

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Avatar Bibracte

Bibracte

21 juillet 2026 17:23
Roselyne a écrit :
Je trouve que ça n'est vraiment pas la chose à faire.

Certaines certains imaginent que le bonheur qu'ils ont connu lors d'une naissance antérieure réussira à balayer usure du temps et discordes.
On est souvent prêts à tout tenter pour rester sur le petit nuage du shabadabada...

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Avatar Roselyne

Roselyne

21 juillet 2026 11:45
Bibracte a écrit :
Non ma fille a une amie qui l'a fait.

Je trouve que ça n'est vraiment pas la chose à faire.

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huarsy

21 juillet 2026 09:26
coquelourde a écrit :
la méchanceté, la bêtise, l'envie ne sont pas l'apanage d'un sexe , femme comme homme sont des êtres imparfaits.

D’accord Coquelourde.
Pas de différence dans les comportements.

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Avatar coquelourde

coquelourde

21 juillet 2026 09:04

la méchanceté, la bêtise, l'envie ne sont pas l'apanage d'un sexe , femme comme homme sont des êtres imparfaits.

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huarsy

21 juillet 2026 08:16
beijaflor a écrit :
Si les hommes apprenaient à traiterer femmes avec plus d’attention et de galanterie, tout irait mieux dans les relations de couple. Rien n’est parfait.

Si les femmes ne prenaient pas les hommes pour des larbins.
Si les hommes pouvaient avoir des relations sentimentales simples sans la peur d’être dénoncés comme harceleurs.
Voilà cette nouvelle époque !.

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Avatar beijaflor

beijaflor

21 juillet 2026 08:10

Si les hommes apprenaient à traiterer femmes avec plus d’attention et de galanterie, tout irait mieux dans les relations de couple. Rien n’est parfait.

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huarsy

21 juillet 2026 07:29
Bibracte a écrit :
Non ma fille a une amie qui l'a fait.

Voué à l’échec.
Avec un enfant en garde partagée 🥹

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Bibracte

21 juillet 2026 07:25
carousse a écrit :
"Il m’a quand même demandé un remboursement pour les nuits au dortoir lorsqu’il s’était ''sacrifié'' pour la chambre"

là c'est facile, une bonne baffe dans la gueule, avec prise d'élan, pour solde de tout compte !

Oui mais riposte possible qui peut être dangereuse ...
Mieux ,enfiler l'air de rien ses pompes de marche et balancer son pied dans l'entrejambe de l'intéressé.
En Angleterre dans les années 80 beaucoup de punkettes portaient des Doc Martens coquées à cette fin. Tranquillité assurée.

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Bibracte

21 juillet 2026 07:23
huarsy a écrit :
C’était dans le temps l’espoir de récupérer le couple en faisant un enfant ?
D’ailleurs surtout les femmes.
Malheureusement triste pour les enfants.

Non ma fille a une amie qui l'a fait.

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Avatar huarsy

huarsy

21 juillet 2026 07:21
Bibracte a écrit :
En général quand rien ne va plus tout retour en arrière est voué à l'échec.
Au pire ces couples qui font un enfant pour sauver leur couple.

C’était dans le temps l’espoir de récupérer le couple en faisant un enfant ?
D’ailleurs surtout les femmes.
Malheureusement triste pour les enfants.

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Bibracte

21 juillet 2026 07:15
huarsy a écrit :
Léa sentait peut être un mal être mais vu la proposition de ces quelques jours ensemble se disait qu’il y avait un mieux dans leur relation.

En général quand rien ne va plus tout retour en arrière est voué à l'échec.
Au pire ces couples qui font un enfant pour sauver leur couple.

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huarsy

21 juillet 2026 07:12
violettes1 a écrit :
J'ai lu hier le récit, mais pas le courage de le lire à nouveau tellement cela m'a bouleversée, je ne sais comment j'aurais réagie dans cette situation ,
sale type me suis-je dis .il mérite d'avoir le retour de tant de méchancetés, et si la vengeance n'est pas conseillé , peut importe la punition, mais cela ne peu lui porter bonheur !!

Il y a pire comme situation : l’annulation du mariage la veille et le jour même en disant non je ne souhaite pas l’épouser.

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Avatar violettes1

violettes1

20 juillet 2026 11:01

J'ai lu hier le récit, mais pas le courage de le lire à nouveau tellement cela m'a bouleversée, je ne sais comment j'aurais réagie dans cette situation ,
sale type me suis-je dis .il mérite d'avoir le retour de tant de méchancetés, et si la vengeance n'est pas conseillé , peut importe la punition, mais cela ne peu lui porter bonheur !!

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Avatar Domi

Domi

20 juillet 2026 08:12

« Il m’a quand même demandé un remboursement pour les nuits au dortoir lorsqu’il s’était ''sacrifié'' --> Ca aide à tourner la page.

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Avatar rodoalex

rodoalex

19 juillet 2026 19:33
huarsy a écrit :
Dans une Maison Services Seniors vous n’êtes pas seul ?. Les femmes sont charmantes avec vous ?.

On peut dire ça, mais les femmes pour moi n'existent plus.
Néanmoins je remercie les infirmières dévouées et attentive, ça existe ,malheureusement pas trop valorisé.

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