J'ai honte à mon humanité!
- 12 mars 2026 12:08
J'ai honte à mon humanité!
12 mars 2026 12:08

kunzite
J'ajouterais que " la lettre ouverte " qu'il a écrite la nuit qui a suivi le décès de son épouse est incroyable parce que d'emblée, il pardonne, il a tout de suite compris qu'au delà de l'individu c'est notre société qui est malade et que c'est elle qu'il faut changer . Le penser c'est une chose mais le dire dans les circonstances qu'il vivait, c'est plutôt rare .
Roselyne
kunzite a écrit :
Votre texte a immédiatement évoqué pour moi ce poète, chanteur, humaniste : Julos Beaucarne, décédé en 2021 pour qui j'avais une profonde admiration . Ses textes étaient empreints d'une profonde humanité et il vivait en accord avec ce qu'il écrivait, malgré le drame qu'il a vécu : l'assassinat de sa femme à 35 ans et qui n'a fait que renforcer ses convictions et sa foi en l'humain .
" Je suis l'homme, je suis l'enfant,
Je suis la femme noire, la femme jaune, la femme blanche
L'homme noir, l'homme jaune, L'homme blanc
Je suis l'oiseau
Et le poisson et la tortue
Et le cheval qui court.
Je suis l'herbe et l'arbre.
Je suis la mer et la montagne.
Si je fais du mal à une partie de moi,
A l'enfant qui est en moi,
A la femme qui est en moi,
De n'importe quel pays,
De n'importe quelle couleur,
Je me fais du mal à moi-même.
Aussi ai-je souvent mal
A toutes ces parties de moi
Mutilées, torturées, affamées,
En quelque lieu du monde.
Le jour approche
Où je serai entière et entier,
Où j'aurai assumé ma féminitude,
Ma mâlitude, ma négritude,
Ma jaunitude.
Je suis l'homme, je suis l'enfant,
Je suis la femme noire, la femme jaune, la femme blanche
L'homme noir, l'homme jaune, L'homme blanc "
Julos Beaucarne
Très beau poème
kunzite
Votre texte a immédiatement évoqué pour moi ce poète, chanteur, humaniste : Julos Beaucarne, décédé en 2021 pour qui j'avais une profonde admiration . Ses textes étaient empreints d'une profonde humanité et il vivait en accord avec ce qu'il écrivait, malgré le drame qu'il a vécu : l'assassinat de sa femme à 35 ans et qui n'a fait que renforcer ses convictions et sa foi en l'humain .
" Je suis l'homme, je suis l'enfant,
Je suis la femme noire, la femme jaune, la femme blanche
L'homme noir, l'homme jaune, L'homme blanc
Je suis l'oiseau
Et le poisson et la tortue
Et le cheval qui court.
Je suis l'herbe et l'arbre.
Je suis la mer et la montagne.
Si je fais du mal à une partie de moi,
A l'enfant qui est en moi,
A la femme qui est en moi,
De n'importe quel pays,
De n'importe quelle couleur,
Je me fais du mal à moi-même.
Aussi ai-je souvent mal
A toutes ces parties de moi
Mutilées, torturées, affamées,
En quelque lieu du monde.
Le jour approche
Où je serai entière et entier,
Où j'aurai assumé ma féminitude,
Ma mâlitude, ma négritude,
Ma jaunitude.
Je suis l'homme, je suis l'enfant,
Je suis la femme noire, la femme jaune, la femme blanche
L'homme noir, l'homme jaune, L'homme blanc "
Julos Beaucarne
Jean Claude
Criant de vérité, ce poème amenant une conclusion dont tout un chacun, nous devrions nous inspirer: l'altérité ?
Le Web nous donne cette définition : Dans le langage courant, l'altérité est l'acceptation de l'autre en tant qu'être différent et la reconnaissance de ses droits à être lui-même. L'altérité se différencie de la tolérance car elle implique la compréhension des particularités de chacun, la capacité d'ouverture aux différentes cultures et à leur métissage.
aranjuez
2ALAIN a écrit :
Tout ce qui se passe et qui se passera c'était .... votre projet bisounourssique , il s'agit , me semble t il de comprendre plutôt que d'avoir honte à ( sic ) son humanité
" Baruch de Spinoza : « Non ridere, non lugere, neque detestari, sed intelligere » – ni rire, ni pleurer, ni honnir, mais comprendre. "
merveilleuse pensée de Spinoza.
J'y ajouterai celle-ci : "Le réel, c’est quand on se cogne" de Lacan
Et il faut reconnaître que certains se cognent fort aujourd'hui.
Le réveil est douloureux pour ceux qui dormaient profondément, adossés à de grands principes humanistes tel que le droit-de-l'hommisme, le droit international etc.
On en voit le poids sur la scène internationale.
L'ONU qui devait régler les grands problèmes internationaux n'est qu'un marigot à caïmans où les pays s'opposent de manière clanique sans aucune volonté de paix, de justice, de compromis.
On revient à ce qui n'a jamais cessé d'être : le plus fort gagne et "malheur au vaincu" comme dit le proverbe latin.
Aurore
Quoi attendre de quelqu'un qui s'auto-proclame supérieur à toutes les autres espèces, se définit comme sapiens (sage, intelligent), et attribue à l'adjectif de son nom (humain) toutes sortes de qualités qu'il ne possède pas pour asservir autant les autres espèces qu'une partie de sa propre espèce ?
Hormis physiquement l'homme n'a pas évolué beaucoup depuis la préhistoire à laquelle il se réfère encore constamment, refusant de briser un schéma, lorsqu'on touche à son alimentation par exemple, comme s'il ne pouvait pas comprendre que 8 milliards d'individus ne peuvent pas manger les autres espèces comme lorsqu'ils étaient à 500 000 sur la planète.
Je suis persuadée que l'antispécisme est une clé, sans doute pas la seule, mais c'est mettre un sacré bâton dans les rouages du mécanisme de domination.
