Solidarité, entraide, partage, pour seniors en coopérative d'habitants.
Pascal - 24 janvier 2022 17:55


louis-deux
Je vous fait part (a tte fin utile...) de mon expérience et des infos recueuillies pour une recherche des pistes de "coliving" en voisinage convivial en ile de france
1) J'ai essayé de constituer un groupe de recherche EN COMMUN ( 7/10 pers) mais la majorité des personnes "intéressées" ( 125 dont 121 F ) m'ont demandé Mais elles me demandaient de les tenir "informées" de MES recherches..ou voulaient simplement "discuter" des avantages et inconvéniants de la" formule" sans faire l'effort minimal de constituer un premier groupe pour des visites des lieux envisageables ....que j'avais détectés ...
d'autre part:
2) Plusieurs personnes ayant acheté des "parts" en habitat participatif ou coopératif se sont retrouvées "prisonnières" de leur décision car elles ne parviennaient pas à les quitter (pour raisons diverses) faute d'acheteurs de remplacement (surtout si habitat intergénérationnel dont familles avec enfants = frais importants pour divers aménagements couteux ...non désirés par des seniors .
3) Ce qui semble le moins" risqué" ( si des pbs se manifestent après investissement financier ) est la formule de COLIVING LOCATIF mais regroupés au sein d'une propriété divisible ou aménageable en studios individuels + espace(s )commun(s) de convivialité partagés ( et donc avec seulement partage des charges pour ces espaces )....
C'est un peu la formule des "résidences autonomie" parisiennes ...mais leur accès est TRES DIFFICILE (longues listes d'attente sans proposition ou bien lieux et quartiers peu attrayants...)
Si cela peut vous aider dans vos recherches .... 😄 A SUIVRE
[email protected]
jplotton
Ce que vous présentez c'est ce qui correspond plus ou moins à ce qu'on appelait autrefois les foyers
soleil groupe d' Immeuble ou les appartements locatifs à prix réduit étaient réservés en priorité aux personnes âgées ou invalides
Dans ce genre on avait un restaurant réservé aux résidants âgés ou invalides et une cuisine centrale
pour le restaurant et assurant le portage des repas On y trouve également un cabinet médical avec
des infirmières assurant des permanences de nuit et le weekend des salles pour des rencontres
des bureaux (bureau du gérant et de l'assistante sociale)
channeau
janine33 a écrit :
Je ne suis pas en Rhône -Alpes mais en Aquitaine .
A ma connaisance, il y a au moins 2 coopératives d'habitants sur Bordeaux : "H Nord" et un projet pour seniors "Boboyaka La castagne". Vous trouverez des infos sur Internet et pourrez vous rapprocher d'eux.
Pascal
janine33 a écrit :
Je ne suis pas en Rhône -Alpes mais en Aquitaine .
Bonjour, je vous conseille de regarder la cartographie des Habitats participatifs sur le site de la Fédérarion habicoop. elle y précise recense les coopératives en précisant leur etat d'avancement ( projet, habitée etc...) Il y en a en aquitaine, notamment H'Nord à Bordeaux.
channeau
janine33 a écrit :
@Channeau a écrit « . Fuir la perspective de l'ephad, d'une vie de solitude et de sentiment d'inutilité...«
Vous résumez bien ce qui est recherché .
Je me sentirais bien aussi dans un habitat qui remplirait ces critères .
Je n’ai pas connaissance d’habitats coopératifs .
Et vous , en connaissez vous ?
Leur existence doit être rarissime .
De quelle région êtes-vous ?
Si vous êtes en Rhône Alpes, regardez ce qu'a écrit Pascal au début de cette discussion sur leur projet Mosaicoop. C'est un très bon exemple.
janine33
@Channeau a écrit « . Fuir la perspective de l'ephad, d'une vie de solitude et de sentiment d'inutilité...«
Vous résumez bien ce qui est recherché .
Je me sentirais bien aussi dans un habitat qui remplirait ces critères .
Je n’ai pas connaissance d’habitats coopératifs .
Et vous , en connaissez vous ?
Leur existence doit être rarissime .
channeau
François a écrit :
Un ghetto de vieux ? Non, merci ! 😩
Un ghetto, quel triste mot, si dramatique !... pour un environnement de vie si passionnant qu'est un habitat coopératif . Jamais personne n'a volontairement opté pour ce lieu de mort... alors qu'il est connu que de permettre à des familles, ou à des seniors de vivre en lien avec d'autres leur redonne énergie, joie et désir de partage. Cela décuple l'envie de développer des liens humains de tous âges... En tout cas c'est mon expérience...
J'ai été l'été dernier à une conférence sur des projets d'habitats participatifs, et figurez-vous que 60 % des personnes intéressées (sur toute la France) étaient des seniors. Fuir la perspective de l'ephad, d'une vie de solitude et de sentiment d'inutilité... pour aller encore donner du sens à sa vie, dans ce genre de projets ouverts sur le monde et les grandes questions d'actualités.
"Ghetto de vieux" ! que nenni !...
janine33
Concrètement , en son temps , ce n’était pas rien :
« Le Familistère ou Palais social
Godin acquiert en 1857 à Guise un vaste terrain situé dans un méandre de l’Oise, en face de son usine. Il entre en contact avec l'architecte Victor Calland, auteur avec son confrère Albert Lenoir d’un projet de « palais de famille », mais il ne donne pas suite à leur proposition. L'industriel n'est pas seulement le promoteur du Familistère, il s'en fait l'urbaniste, l'ingénieur et l’architecte.
Le Palais social est destiné à accueillir 1 500 personnes, les familles des ouvriers et employés de l'usine. Le projet comprend trois grandes unités d’habitation juxtaposées, édifiées chacune autour d’une vaste cour intérieure couverte, des bâtiments « d’industrie domestique » (magasins et services) et des jardins. Le premier immeuble d’habitation est complètement achevé au cours de l’hiver 1860-1861.
Au printemps 1861, le Familistère compte déjà 350 résidents volontaires. Fort de ce succès, Godin peut poursuivre son programme. En 1870, le Familistère compte près de 900 habitants. Godin a déjà affecté à la réalisation du « Palais du travail » près d'un million de francs prélevés sur les bénéfices industriels des usines de Guise et de Bruxelles. Les logements sont spacieux et hygiéniques et les services sont nombreux et remarquables. Des emplois sont créés pour accomplir les travaux d'utilité commune : en 1867, 55 personnes sont employées au Palais social. Godin installe des comités de gestion du Familistère composés d'habitants hommes et femmes.«
nandocinqsix
Pascal a écrit :
C'est un point de vu et je le respecte.
Personnellement tous mes amis ont à peu près mon âge. C'est avec eux eux que j'aime voyager, faire du sport, partager des moments de loisirs. Mais pour habiter je cherche des personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi, ami.es ou inconnu.es. Par expérience, les vieux attirent rarement les jeunes.
Votre expérience est juste " Qui s'assemble, se ressemble !" , mais il y a des situations qui exigent la complémentarité . Les ghettos qui se forment spontanément n'apportent pas la diversité nécessaire à l'épanouissement des personnalités, et ne forment donc pas une société cohérente, ni surtout épanouie . Je partage l'avis de François, sans rejeter le concept de coopérative !
Pascal
François a écrit :
Un ghetto de vieux ? Non, merci ! 😩
C'est un point de vu et je le respecte.
Personnellement tous mes amis ont à peu près mon âge. C'est avec eux eux que j'aime voyager, faire du sport, partager des moments de loisirs. Mais pour habiter je cherche des personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi, ami.es ou inconnu.es. Par expérience, les vieux attirent rarement les jeunes.
Pascal
maloco a écrit :
Cela paraît très séduisant, en effet. En existe-t-il aujourd'hui ?
12 coopératives d'habitants habitées existent actuellement, mais il y a aussi une cinquantaine de projets de coopératives des toute la France.
Je fait actuellement parti d'un projet, Mosaïcoop à Crolles près de Grenoble.
L'emménagement est prévu pour début 2024.
Pascal
mimi4634 a écrit :
J'aime cette idée mais comment cela se passe pour les héritiers ?
Sinon vivre ensemble est un bon moyen pour ne pas être en exclusion.
Les héritiers récupèrent les parts sociales et l'épargne intégrée à la redevance, accumulée pendant le temps de location du défunt; Ces sommes indexées sur le coût de la vie. Ils peuvent également, si ils entrent dans les critères des habitants de la coopérative, (âge, revenus) demander à intégrer la coopérative, mais ils seront obligés de respecter les conditions d'attribution des logements après avoir participé à la vie de la coopératives pour être certain de vouloir y habiter et pour être également coopté par le groupe des habitants.