Avatar rdbrdb

LIBERTE INDIVIDUELLE (de lire ou de ne pas lire inutile d'écrire trop long !) PASSE SANITAIRE ET LIBERE INDIVIDUELLE

rdbrdb - 8 août 2021 09:46

7 août 2021
Passe sanitaire et liberté individuelle
Quelques centaines de milliers de Français sont dans la rue pour protester contre l’obligation d’un « passe sanitaire ». Il ne s’agit plus simplement d’un mouvement d’humeur mais d’une révolte populaire qui n’est pas sans rappeler le mouvement des Gilets jaunes (2019) et celui des Bonnets rouges (2013).
Pas question ici de prendre position sur l’obligation du passe sanitaire. Nous ne nous demanderons pas s’il s’agit d’une mesure de salut public ou d’une atteinte insupportable à la liberté. Mais nous nous interrogerons sur la notion de liberté et le respect des procédures démocratiques par le gouvernement français...

Dans le droit fil de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, nous tendons à penser que la liberté « consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (Article IV de la Déclaration). Ainsi puis-je revendiquer le droit de ne pas me vacciner, ne pas attacher ma ceinture de sécurité, ne pas inscrire mes enfants à l'école, mais aussi porter un voile (si je suis une femme) ou encore payer une femme pour qu'elle porte un enfant conçu à partir de mes gamètes.

L'application stricte de cette définition conduit à une impasse. Il faut beaucoup de contorsions en effet pour justifier d'un côté le refus de se faire vacciner, d'autre part l'acceptation de la ceinture de sécurité. Si j’accepte l’obligation de porter la ceinture de sécurité en voiture ou encore de me faire vacciner contre la fièvre jaune quand je vais dans certains pays, pourquoi devrais-je contester l’obligation du passe sanitaire dans les magasins et les lieux de spectacle ?

On pourra rétorquer que le vaccin contre la fièvre jaune a été validé par l’expérience, ce qui n’est pas le cas du vaccin contre le covid. C’est affaire de débat et c’est là le nœud de l’affaire. Qui peut juger du bien-fondé d’une contrainte ? Face à un enjeu collectif, chacun est-il habilité à agir selon son opinion personnelle, ce qui revient à supprimer toute contrainte ?...

La loi, garante de la liberté
Chaque société, pour conserver sa cohésion, doit imposer des règles de conduite communes, comme par exemple, en France, inscrire ses enfants au cursus scolaire commun, respecter le code de la route, ne pas dissimuler son visage, ne pas faire commerce de ses organes, etc. Toutes ces obligations et bien d’autres, qui limitent de fait la liberté individuelle, sont admises par l’ensemble des citoyens. Pourtant, elles ne coulent pas de source et plusieurs d’entre elles sont ignorées par des pays tout aussi démocratiques que la France.

Les députés de l’Assemblée nationale de 1789 ont eux-mêmes convenu de la nécessité d’imposer des bornes à la liberté individuelle. Ils ont pris soin de souligner que « ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi » (Article IV) en précisant : « La loi est l'expression de la volonté générale » (Article VI). En d’autres termes, la loi doit émaner du Peuple souverain (j'aime bien cette formule qui nous vient de Rousseau). C'est essentiel pour l'acceptabilité de la loi car toute loi contient des obligations susceptibles d'affecter telle ou telle catégorie de citoyens. Une loi qui ne gênerait personne et ne contiendrait que des obligations consensuelles serait inutile.

Si une loi est promulguée sans débat comme il est de règle dans les régimes despotiques, les catégories affectées par cette loi vont tendre à s’y opposer de toutes les façons possibles (révolte ou désobéissance massive) en arguant de son illégitimité. Le gouvernement n’aura d’autre solution que de mettre au pas les récalcitrants par la répression et les tribunaux.

Si par contre une loi est véritablement débattue au Parlement, alors les citoyens auront le loisir de peser les termes de l’enjeu et d’en discuter entre eux s’il en est besoin. Au final, ils seront portés à accepter le vote de leurs députés et il ne sera pas nécessaire de mobiliser policiers et juges pour faire appliquer la loi. C’est tout l’avantage de la démocratie (étymologiquement, le « gouvernement par le peuple ») sur le despotisme (le « pouvoir d’un seul »)... Et c'est d'évidence ce qui a manqué à la loi sur le passe sanitaire, dont le vote, acquis d'avance, n'a pas fait l'objet d'un débat approfondi et contradictoire.

L'arbitraire, ennemi de la liberté
Dès lors que les gouvernants jouent le jeu de la démocratie, dès lors que les citoyens connaissent et comprennent les règles sociales qui s'appliquent à chacun et les limites qui s’appliquent à leurs pulsions et leurs désirs, chacun peut vivre dans la sérénité. L'ennemi de la liberté, ce ne sont pas les limites à cette liberté, sous réserve qu'elles aient fait l’objet d’un vote démocratique, mais c'est l'arbitraire et l'opacité.

Parions que si le gouvernement français avait laissé les parlementaires dé-battre du passe sanitaire sans leur forcer la main, nous n'en serions pas venus à nous battre dans la rue à son propos ! Dès le début de la pandémie, notons-le, il a requis l’état d’urgence. En s'appuyant sur une majorité de députés « godillots », il a pu faire passer des mesures coercitives d’une rare violence (confinement général) et parfois ubuesques (auto-attestations de sortie, limitation à 30 du nombre de fidèles dans les lieux de culte, cathédrale ou chapelle, etc.).

Les manifestations contre l’obligation du passe sanitaire traduisent l’exaspération de citoyens privés d’un débat démocratique et ouvert sur ces questions comme sur bien d'autres. Cette exaspération a des racines profondes. Elle vient en premier lieu de la judiciarisation de la loi, qui a débuté avec l’extension du droit de saisine du Conseil Constitutionnel en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Depuis lors, les magistrats français et européens, sans autre légitimité que d’avoir été nommés à leur poste par des homologues bienveillants, n’ont de cesse de grignoter des parcelles de pouvoir. Ils en viennent à encadrer la loi sans que les représentants du Peuple souverain aient leur mot à dire.

La classe politique a accepté cette judiciarisation parce qu’elle sert son dessein, qui est de déléguer aux instances européennes les instruments de la souveraineté nationale : monnaie, maîtrise des frontières, droit de la citoyenneté, etc. Chaque fois qu’émerge une tentative de renforcer la souveraineté nationale, autrement dit la maîtrise de leur destin par les citoyens, il se trouve un tribunal (Conseil Constitutionnel, Conseil d’État, Cour de justice européenne) pour y faire obstacle avec les meilleures intentions du monde.

Si les députés s’inclinent si facilement, c’est que depuis l’introduction du quinquennat en 2000 et l’alignement du mandat présidentiel sur la législature, il n’y a plus de débat véritable au Parlement. Les élections législatives suivant de quelques semaines l’élection présidentielle, les électeurs sont naturellement portés à donner une majorité très confortable à l’hôte de l’Élysée, lequel se trouve dès lors assuré pendant cinq ans d’un pouvoir quasi-absolu, plus important que celui dont pouvait jouir Louis XIV !

L’illustration la plus percutante de cette dérive antidémocratique nous a été fournie en 2005 (16 ans déjà !) par le référendum sur le traité constitutionnel européen. Au terme d’une campagne intense et richement argumentée, ce texte a été clairement rejeté par les citoyens et malgré cela imposé par la classe politique, tous bords confondus, sous le nom de traité de Lisbonne.

Sauf sursaut démocratique comme nos cousins britanniques en ont donné l’exemple en restaurant leur souveraineté, il est à craindre que nous nous éloignions de l'idéal démocratique avec un pouvoir qui ne laisse aucune chance au vote populaire chaque fois que celui-ci cherche à exprimer sa différence ou ses inquiétudes, que ce soit sur les institutions européennes, l'écotaxe ou le passe sanitaire.

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2021-08-08 06:51:06

LIBERTE INDIVIDUELLE (de lire ou de ne pas lire inutile d'écrire trop long !) PASSE SANITAIRE ET LIBERE INDIVIDUELLE

Avatar rdbrdb

rdbrdb8 août 2021 09:46

7 août 2021
Passe sanitaire et liberté individuelle
Quelques centaines de milliers de Français sont dans la rue pour protester contre l’obligation d’un « passe sanitaire ». Il ne s’agit plus simplement d’un mouvement d’humeur mais d’une révolte populaire qui n’est pas sans rappeler le mouvement des Gilets jaunes (2019) et celui des Bonnets rouges (2013).
Pas question ici de prendre position sur l’obligation du passe sanitaire. Nous ne nous demanderons pas s’il s’agit d’une mesure de salut public ou d’une atteinte insupportable à la liberté. Mais nous nous interrogerons sur la notion de liberté et le respect des procédures démocratiques par le gouvernement français...

Dans le droit fil de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, nous tendons à penser que la liberté « consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (Article IV de la Déclaration). Ainsi puis-je revendiquer le droit de ne pas me vacciner, ne pas attacher ma ceinture de sécurité, ne pas inscrire mes enfants à l'école, mais aussi porter un voile (si je suis une femme) ou encore payer une femme pour qu'elle porte un enfant conçu à partir de mes gamètes.

L'application stricte de cette définition conduit à une impasse. Il faut beaucoup de contorsions en effet pour justifier d'un côté le refus de se faire vacciner, d'autre part l'acceptation de la ceinture de sécurité. Si j’accepte l’obligation de porter la ceinture de sécurité en voiture ou encore de me faire vacciner contre la fièvre jaune quand je vais dans certains pays, pourquoi devrais-je contester l’obligation du passe sanitaire dans les magasins et les lieux de spectacle ?

On pourra rétorquer que le vaccin contre la fièvre jaune a été validé par l’expérience, ce qui n’est pas le cas du vaccin contre le covid. C’est affaire de débat et c’est là le nœud de l’affaire. Qui peut juger du bien-fondé d’une contrainte ? Face à un enjeu collectif, chacun est-il habilité à agir selon son opinion personnelle, ce qui revient à supprimer toute contrainte ?...

La loi, garante de la liberté
Chaque société, pour conserver sa cohésion, doit imposer des règles de conduite communes, comme par exemple, en France, inscrire ses enfants au cursus scolaire commun, respecter le code de la route, ne pas dissimuler son visage, ne pas faire commerce de ses organes, etc. Toutes ces obligations et bien d’autres, qui limitent de fait la liberté individuelle, sont admises par l’ensemble des citoyens. Pourtant, elles ne coulent pas de source et plusieurs d’entre elles sont ignorées par des pays tout aussi démocratiques que la France.

Les députés de l’Assemblée nationale de 1789 ont eux-mêmes convenu de la nécessité d’imposer des bornes à la liberté individuelle. Ils ont pris soin de souligner que « ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi » (Article IV) en précisant : « La loi est l'expression de la volonté générale » (Article VI). En d’autres termes, la loi doit émaner du Peuple souverain (j'aime bien cette formule qui nous vient de Rousseau). C'est essentiel pour l'acceptabilité de la loi car toute loi contient des obligations susceptibles d'affecter telle ou telle catégorie de citoyens. Une loi qui ne gênerait personne et ne contiendrait que des obligations consensuelles serait inutile.

Si une loi est promulguée sans débat comme il est de règle dans les régimes despotiques, les catégories affectées par cette loi vont tendre à s’y opposer de toutes les façons possibles (révolte ou désobéissance massive) en arguant de son illégitimité. Le gouvernement n’aura d’autre solution que de mettre au pas les récalcitrants par la répression et les tribunaux.

Si par contre une loi est véritablement débattue au Parlement, alors les citoyens auront le loisir de peser les termes de l’enjeu et d’en discuter entre eux s’il en est besoin. Au final, ils seront portés à accepter le vote de leurs députés et il ne sera pas nécessaire de mobiliser policiers et juges pour faire appliquer la loi. C’est tout l’avantage de la démocratie (étymologiquement, le « gouvernement par le peuple ») sur le despotisme (le « pouvoir d’un seul »)... Et c'est d'évidence ce qui a manqué à la loi sur le passe sanitaire, dont le vote, acquis d'avance, n'a pas fait l'objet d'un débat approfondi et contradictoire.

L'arbitraire, ennemi de la liberté
Dès lors que les gouvernants jouent le jeu de la démocratie, dès lors que les citoyens connaissent et comprennent les règles sociales qui s'appliquent à chacun et les limites qui s’appliquent à leurs pulsions et leurs désirs, chacun peut vivre dans la sérénité. L'ennemi de la liberté, ce ne sont pas les limites à cette liberté, sous réserve qu'elles aient fait l’objet d’un vote démocratique, mais c'est l'arbitraire et l'opacité.

Parions que si le gouvernement français avait laissé les parlementaires dé-battre du passe sanitaire sans leur forcer la main, nous n'en serions pas venus à nous battre dans la rue à son propos ! Dès le début de la pandémie, notons-le, il a requis l’état d’urgence. En s'appuyant sur une majorité de députés « godillots », il a pu faire passer des mesures coercitives d’une rare violence (confinement général) et parfois ubuesques (auto-attestations de sortie, limitation à 30 du nombre de fidèles dans les lieux de culte, cathédrale ou chapelle, etc.).

Les manifestations contre l’obligation du passe sanitaire traduisent l’exaspération de citoyens privés d’un débat démocratique et ouvert sur ces questions comme sur bien d'autres. Cette exaspération a des racines profondes. Elle vient en premier lieu de la judiciarisation de la loi, qui a débuté avec l’extension du droit de saisine du Conseil Constitutionnel en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Depuis lors, les magistrats français et européens, sans autre légitimité que d’avoir été nommés à leur poste par des homologues bienveillants, n’ont de cesse de grignoter des parcelles de pouvoir. Ils en viennent à encadrer la loi sans que les représentants du Peuple souverain aient leur mot à dire.

La classe politique a accepté cette judiciarisation parce qu’elle sert son dessein, qui est de déléguer aux instances européennes les instruments de la souveraineté nationale : monnaie, maîtrise des frontières, droit de la citoyenneté, etc. Chaque fois qu’émerge une tentative de renforcer la souveraineté nationale, autrement dit la maîtrise de leur destin par les citoyens, il se trouve un tribunal (Conseil Constitutionnel, Conseil d’État, Cour de justice européenne) pour y faire obstacle avec les meilleures intentions du monde.

Si les députés s’inclinent si facilement, c’est que depuis l’introduction du quinquennat en 2000 et l’alignement du mandat présidentiel sur la législature, il n’y a plus de débat véritable au Parlement. Les élections législatives suivant de quelques semaines l’élection présidentielle, les électeurs sont naturellement portés à donner une majorité très confortable à l’hôte de l’Élysée, lequel se trouve dès lors assuré pendant cinq ans d’un pouvoir quasi-absolu, plus important que celui dont pouvait jouir Louis XIV !

L’illustration la plus percutante de cette dérive antidémocratique nous a été fournie en 2005 (16 ans déjà !) par le référendum sur le traité constitutionnel européen. Au terme d’une campagne intense et richement argumentée, ce texte a été clairement rejeté par les citoyens et malgré cela imposé par la classe politique, tous bords confondus, sous le nom de traité de Lisbonne.

Sauf sursaut démocratique comme nos cousins britanniques en ont donné l’exemple en restaurant leur souveraineté, il est à craindre que nous nous éloignions de l'idéal démocratique avec un pouvoir qui ne laisse aucune chance au vote populaire chaque fois que celui-ci cherche à exprimer sa différence ou ses inquiétudes, que ce soit sur les institutions européennes, l'écotaxe ou le passe sanitaire.

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2021-08-08 06:51:06

avatar
Avatar eva1724

eva1724

9 août 2021 12:37
Dominique a écrit :
Je reste toujours effaré de tous ces débats …..
J’ai perdu deux proches avec ce virus , ce ne sont pas avec les mots qu’on soigne de nos jours .
Que de blabla pour rien
Il y a des pays qui souffrent de ne pas avoir nos vaccins et nous envient mais ne comprennent pas du tout nos réactions et tous ces gens dont certains clament «  les vieux meurent et alors …. »
Que de valeurs perdus et quel égoïsme et irresponsabilité.

Pauvre France.
Allez je vous laisse à vos écritures

Complètement ok avec vous

Répondre·

Avatar niceflore

niceflore

9 août 2021 11:03

''Dès lors que les gouvernants jouent le jeu de la démocratie, dès lors que les citoyens connaissent et comprennent les règles sociales qui s'appliquent à chacun et les limites qui s’appliquent à leurs pulsions et leurs désirs, chacun peut vivre dans la sérénité. L'ennemi de la liberté, ce ne sont pas les limites à cette liberté, sous réserve qu'elles aient fait l’objet d’un vote démocratique, mais c'est l'arbitraire et l'opacité.''
Pour moi ce paragraphe est élémentaire ! Car actuellement les gouvernants sont en train de diviser les citoyens , et les faire s'opposer davantage !

Répondre·

Avatar Dominique

Dominique

9 août 2021 11:00

Je reste toujours effaré de tous ces débats …..
J’ai perdu deux proches avec ce virus , ce ne sont pas avec les mots qu’on soigne de nos jours .
Que de blabla pour rien
Il y a des pays qui souffrent de ne pas avoir nos vaccins et nous envient mais ne comprennent pas du tout nos réactions et tous ces gens dont certains clament «  les vieux meurent et alors …. »
Que de valeurs perdus et quel égoïsme et irresponsabilité.

Pauvre France.
Allez je vous laisse à vos écritures

Répondre·

Avatar Malena

Malena

9 août 2021 10:56

Très bien @simbad, les commentaires comme le vôtre sont très appréciables !

Répondre·

Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

9 août 2021 10:50
simbad a écrit :
Le texte proposé à notre réflexion fait état d'un constat grave : la disparition du débat démocratique au niveau de notre représentation nationale.

Mais cette disparition est la conséquence,à mon humble avis, de plusieurs éléments :

nous avons quitté l'ère de la communication sur le mode de la raison pour l'ère de la communication basée sur l'émotion ;
nous sommes passé dans l'ère de l'immédiateté, il faut une réponse à tout et tout de suite ;
nos représentants n'ont plus besoin d'être des sages ou des êtres d'expérience mais des relayeurs d'opinions, comme des influences sur le web ;
le marcronisme n'a que faire de l'opinion du peuple que celles - ci soit relayée par des corps intermédiaires ou directement (gilets jaunes) : voir comment ont été passées aux oubliettes les revendications dont certaines méritaient un vrai débat des gilets jaunes et la comédie de la convention citoyenne sur la mutation écologique...
Reste que nous demeurons à la merci d'une prise de pouvoir par une minorité agissante et plus démagogique que les autres et que le maintien du scrutin majoritaire n'aide pas à l'a représentation du plus grand nombre, qui ne se reconnait pas dans une représentation bipolaire...
Bonne journée à tous QR 30 avril.

Bravo et merci de nous donner un point de vue bien argumenté et que j'approuve .

Répondre·

Avatar simbad

simbad

9 août 2021 10:17

Le texte proposé à notre réflexion fait état d'un constat grave : la disparition du débat démocratique au niveau de notre représentation nationale.

Mais cette disparition est la conséquence,à mon humble avis, de plusieurs éléments :

nous avons quitté l'ère de la communication sur le mode de la raison pour l'ère de la communication basée sur l'émotion ;
nous sommes passé dans l'ère de l'immédiateté, il faut une réponse à tout et tout de suite ;
nos représentants n'ont plus besoin d'être des sages ou des êtres d'expérience mais des relayeurs d'opinions, comme des influences sur le web ;
le marcronisme n'a que faire de l'opinion du peuple que celles - ci soit relayée par des corps intermédiaires ou directement (gilets jaunes) : voir comment ont été passées aux oubliettes les revendications dont certaines méritaient un vrai débat des gilets jaunes et la comédie de la convention citoyenne sur la mutation écologique...
Reste que nous demeurons à la merci d'une prise de pouvoir par une minorité agissante et plus démagogique que les autres et que le maintien du scrutin majoritaire n'aide pas à l'a représentation du plus grand nombre, qui ne se reconnait pas dans une représentation bipolaire...
Bonne journée à tous QR 30 avril.

Répondre·

Avatar gotaab

gotaab

9 août 2021 06:40

C long !!!!
Et puis vous êtes fliqué avec votre téléphone !

Répondre·

Avatar Edith

Edith

9 août 2021 05:51

Vous parlez bien André, et c'est certain notre démocratie en a pris un sacré coup, mais les Français ne voient que leur propre bout de nez, il y bien longtemps que nos libertés s'estompent petit à petit, certains pays en ont plus que nous, d'autres moins, mais nous, c'est certain on recule et on ne fait rien. Si un militaire me disait un jour : "le Français gueule, puis se calme et accepte comme un mouton" et c'est bien vrai. Quant au Covid, on sait bien à peu près tout le monde que les laboratoires sont derrière, question d'argent, il faut vendre les stocks en racontant n'importe quoi, un pass obligatoire sur une terrasse de café à l'air libre, et pas dans le métro (sûr il faut aller travailler) mais s'il n'y a pas de contamination dans les métros ??? pourquoi y en aurait-il sur les terrasses, faisons court. Que les Français se décrochent de la désinformation de la TV, fassent marcher leur cervelle, et se documente par leur propres moyens et les expériences de certains, où va-ton ?

Répondre·

Avatar helene9434

helene9434

8 août 2021 16:14
carousse a écrit :
Il aurait peut-être mieux valu attendre une quarantaine d'années de discussions (y a pas le feu au lac !), et tout le monde à la fin serait d'accord, comme pour la réforme des retraites ; euh non, mauvais exemple...

ben oui, comme dit quelqu'un sur un autre topic, il faut laisser faire la sélection naturelle, ça fera moins de monde sur la planète...

Répondre·

Avatar Malena

Malena

8 août 2021 11:41

Je confirme, suis centriste, et le covid m'a déjà attaquée 2 fois !

Répondre·

Avatar labichedada

labichedada

8 août 2021 11:33

Coucou les intellos, il est temps et nécessaire de faire fonctionner vos neurones dans le bon sens!!!! Peu importe droite ou gauche, et même au centre, le virus n'a que le choix de proliférer, se développer, nous atteindre le plus vite possible et au plus grand nombre. A nous donc de choisir...

Répondre·

Avatar Malena

Malena

8 août 2021 11:16

Le nouveau variant colombien aurait fait 7 morts dans une maison de repos en Belgique...

Répondre·

Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

8 août 2021 11:10
Malena a écrit :
Suis d'accord avec @Vieuxchat, tout va trop vite sans doute pour des esprits récalcitrants mais peut être qu'il faut réagir sans tarder face à une pandémie galopante, les variants se succèdent et les malades se comptent toujours par milliers dans le monde !

Oui, plus le nombre de vaccinés (ceux qui veulent pouvoir aller où ils veulent...) augmente, plus le virus, le variant, le delta se propagent !.. Alors ?

Répondre·

Avatar rdbrdb

rdbrdb

8 août 2021 10:41
carousse a écrit :
Il aurait peut-être mieux valu attendre une quarantaine d'années de discussions (y a pas le feu au lac !), et tout le monde à la fin serait d'accord, comme pour la réforme des retraites ; euh non, mauvais exemple...

il aurait peut-être mieux valu attendre une quarantaine d'années de discussion...

carousse=corrneille ce jour .... vous m'avez fait presque éclater de rire ... "et le combat cessa faute de combattants...."T

Répondre·

Avatar Malena

Malena

8 août 2021 10:34
Vieuxchat a écrit :
Très bon texte, qui prouve que si nous ne sommes pas en dictature, nous ne sommes plus en Démocratie, puisque le gouvernement par l'intermédiaire des députés à sa botte nous impose ses lois, sans débat !

Suis d'accord avec @Vieuxchat, tout va trop vite sans doute pour des esprits récalcitrants mais peut être qu'il faut réagir sans tarder face à une pandémie galopante, les variants se succèdent et les malades se comptent toujours par milliers dans le monde !

Répondre·