
GÉO
kunzite a écrit :
Effectivement, mais je ne crois pas que la circoncision soit aussi néfaste pour les garçons que l'excision pour les filles et à ma connaissance, elle n'est pas considérée comme une mutilation sexuelle puisqu'elle est même utilisée comme traitement du phimosis .
Mais c'est une pratique inutile elle aussi quand il n'y a pas de pathologie . J'ignore d'ailleurs qu'elles sont ses origines .
Ben, il y a des morts par hémorragie ou infection et des handicaps quand c'est mal fait. De plus la sensibilité est altérée.
kunzite
GÉO a écrit :
Un patriarcat qui circoncit aussi les jeunes garçons, sans leur demander leur avis non plus.
Effectivement, mais je ne crois pas que la circoncision soit aussi néfaste pour les garçons que l'excision pour les filles et à ma connaissance, elle n'est pas considérée comme une mutilation sexuelle puisqu'elle est même utilisée comme traitement du phimosis .
Mais c'est une pratique inutile elle aussi quand il n'y a pas de pathologie . J'ignore d'ailleurs qu'elles sont ses origines .
GÉO
kunzite a écrit :
Ce que Waris DIRIE a connu c'est le pire : l'infibulation qui est l'ablation totale des organes génitaux externes avec une suture qui laisse juste le passage de l'urine et du sang des règles et qui sera ouverte le soir des noces .
L'excision, c'est en général uniquement ( si on peut dire ) l'ablation du clitoris . C'est une mutilation qui peut se réparer contrairement à l'infibulation . Dans tous les cas, c'est une horreur . C'est une pratique tellement ancrée dans les mentalités qu'il est difficile pour une fillette d'y échapper .
Une femme non excisée ne pourra pas se marier . Ce qui explique sans doute que les mères qui ont été excisées continuent à perpétuer la tradition pour le bien de leurs filles croient-elles .
En fait ce sont les hommes qui pourraient faire cesser cette pratique si eux-mêmes renonçaient à exiger des épouses qu'elles soient excisées . C'est le patriarcat qui s'exerce dans toute sa splendeur .
Un patriarcat qui circoncit aussi les jeunes garçons, sans leur demander leur avis non plus.
kunzite
Ce que Waris DIRIE a connu c'est le pire : l'infibulation qui est l'ablation totale des organes génitaux externes avec une suture qui laisse juste le passage de l'urine et du sang des règles et qui sera ouverte le soir des noces .
L'excision, c'est en général uniquement ( si on peut dire ) l'ablation du clitoris . C'est une mutilation qui peut se réparer contrairement à l'infibulation . Dans tous les cas, c'est une horreur . C'est une pratique tellement ancrée dans les mentalités qu'il est difficile pour une fillette d'y échapper .
Une femme non excisée ne pourra pas se marier . Ce qui explique sans doute que les mères qui ont été excisées continuent à perpétuer la tradition pour le bien de leurs filles croient-elles .
En fait ce sont les hommes qui pourraient faire cesser cette pratique si eux-mêmes renonçaient à exiger des épouses qu'elles soient excisées . C'est le patriarcat qui s'exerce dans toute sa splendeur .
caligai
Trois agences de l'ONU "s'alarment que ces pratiques néfastes continuent d'être perpétrées avec la complicité de certains membres de la communauté" au Sénégal. Au total, près de deux millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales dans le pays.
Onze fillettes âgées de cinq mois à cinq ans ont été collectivement excisées le 15 février dernier dans le sud du Sénégal, ont dénoncé ce mardi 28 février trois agences de l'ONU, s'alarmant de la persistance de ces "pratiques néfastes" dans ce pays et appelant à un "sursaut collectif".
Les faits se sont déroulés dans le département de Goudomp, dans la région de Sédhiou en Casamance (sud), selon ce communiqué commun de l'Unicef, du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et de l'ONU Femmes.
12,9% des filles âgées de moins de 15 ans sont excisées
"Un tel retour en arrière est impensable, sachant que l'excision porte atteinte à l'intégrité physique, à la santé et à l'avenir des filles et compromet leur dignité. Mettre fin à cette pratique est une nécessité pour garantir l'égalité des chances et le respect des droits humains", souligne Arlette Mvondo.
Au Sénégal, près de deux millions de filles et de femmes ont subi des MGF et 12,9% des filles âgées de moins de 15 ans sont excisées, selon l'ONU.
