Les commentaires sont superflus.

- 29 mai 2021 20:21

Fred Vargas est une archéozoologue et romancière française, essentiellement des romans policiers.

Son petit billet d'humeur qui ne nécessite pas de commentaire,


"Je dédie ce post à mes enfants et à tous les enfants de la terre
Puissent-ils avoir la clairvoyance et le courage que nous n'avons pas eus (et je ne leur demande pas de nous pardonner).
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."
Fred Vargas

Les commentaires sont superflus.

29 mai 2021 20:21

Fred Vargas est une archéozoologue et romancière française, essentiellement des romans policiers.

Son petit billet d'humeur qui ne nécessite pas de commentaire,


"Je dédie ce post à mes enfants et à tous les enfants de la terre
Puissent-ils avoir la clairvoyance et le courage que nous n'avons pas eus (et je ne leur demande pas de nous pardonner).
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."
Fred Vargas

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Avatar kisscool

kisscool

25 novembre 2021 21:23
kisscool a écrit :
🌍 SUPER FLUX 🌍
SⱯꓨꓤⱯꓥ ꓷƎꓷ IꓛꓤƎW

- Ded nous à lâché ! Dommage mais bon vent... 😉

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Avatar janine33

janine33

17 octobre 2021 04:28

C’est pour les mêmes raisons que Dali , qu’Adam croqua la pomme !

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Avatar lenoah33

lenoah33

16 octobre 2021 19:40
Malena a écrit :
J'aime les cochons et pourtant j'avoue manger leur viande et tous ses produits dérivés, avec plaisir et sans arrière-pensée ! . Alors que je n'aime pas spécialement les bovins et que j'évite de plus en plus de mettre leurs morceaux à mes menus ! Peut être faut-il aimer un être pour savoir le déguster ! C'est ce que disait le peintre Dali en parlant de sa femme bien-aimée qu'il rêvait de gober comme une petite olive ! Ne dit-on pas : " il me dévore du regard, elle est belle à croquer, je la mangerai des yeux, j'en ferai bien mon quatre heure" etc..!!!!!!!!!!!

J' adore tes réponses pleines d' humour !!!!!

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Avatar janine33

janine33

18 septembre 2021 14:19

c’est sagement dit .

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Avatar delphinium29

delphinium29

18 septembre 2021 12:54

Tout le monde n'a pas les moyens d'acheter à tout va ... et à jeter ensuite ....On fait d'après
ses moyens du bord...sans deborder ...............

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Avatar janine33

janine33

16 septembre 2021 12:17
delphinium29 a écrit :
On n'a pas gaspillé .... nous navions pas dans nos salles de bains (lorsqu'on en avait une) tous ces produits pour la toilette : corps cheveux mains ....etc. . on se lavait avec le savon de Marseille à la lanoline .....On ne gaspillait pas l'eau... non plus .
Les femmes tricotaient , cousaient... on n'avait que le poste de radio dans la cuisine ....on cuisinait sur la cuisinière à charbon ... On n'allait pas en vacances ..... ni en colonies ;.....et l'on était HEUREUX avec peu ....

... être heureux avec peu , ce qui n’était pas un choix à l’époque a été remplacé par la civilisation du Caddy de supermarché .
À présent certains préconisent à titre philosophique , ou par anticipation économique , la sobriété heureuse (consentie ou pas ), et d’autres vont plus loin et prônent la décroissance .
Est ce la fin des plaisirs et de l’abondance ?

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Avatar delphinium29

delphinium29

22 août 2021 08:38

On n'a pas gaspillé .... nous navions pas dans nos salles de bains (lorsqu'on en avait une) tous ces produits pour la toilette : corps cheveux mains ....etc. . on se lavait avec le savon de Marseille à la lanoline .....On ne gaspillait pas l'eau... non plus .
Les femmes tricotaient , cousaient... on n'avait que le poste de radio dans la cuisine ....on cuisinait sur la cuisinière à charbon ... On n'allait pas en vacances ..... ni en colonies ;.....et l'on était HEUREUX avec peu ....

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Avatar alyde

alyde

3 août 2021 13:02
Capusa a écrit :
En matière d'émissions de CO2, internet pollue 1,5 fois plus que le transport aérien. La moitié des gaz à effet de serre produits par internet provient de l'utilisateur, l'autre moitié étant divisée entre le réseau et les data centers.
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Avatar Capusa

Capusa

3 août 2021 12:47
delphinium29 a écrit :
Pour gagner la 3ième revolution ..... Evitons d'employer les climatiseurs .. nos portables ... et autres inventions sublimes que nos enfants adorent ....

En matière d'émissions de CO2, internet pollue 1,5 fois plus que le transport aérien. La moitié des gaz à effet de serre produits par internet provient de l'utilisateur, l'autre moitié étant divisée entre le réseau et les data centers.

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Avatar Malena

Malena

3 août 2021 10:45

J'aime les cochons et pourtant j'avoue manger leur viande et tous ses produits dérivés, avec plaisir et sans arrière-pensée ! . Alors que je n'aime pas spécialement les bovins et que j'évite de plus en plus de mettre leurs morceaux à mes menus ! Peut être faut-il aimer un être pour savoir le déguster ! C'est ce que disait le peintre Dali en parlant de sa femme bien-aimée qu'il rêvait de gober comme une petite olive ! Ne dit-on pas : " il me dévore du regard, elle est belle à croquer, je la mangerai des yeux, j'en ferai bien mon quatre heure" etc..!!!!!!!!!!!

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Avatar delphinium29

delphinium29

2 août 2021 10:43

Pour gagner la 3ième revolution ..... Evitons d'employer les climatiseurs .. nos portables ... et autres inventions sublimes que nos enfants adorent ....

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Avatar linule

linule

3 juin 2021 18:26

Bravo !

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Avatar Aurore

Aurore

2 juin 2021 06:24
Bibracte a écrit :
J'y pensais aussi, mais pour aller jusque là faut garder toujours en tête l'idée de bien-être animal, bien-être qui n'est d'ailleurs qu'une vue de l'esprit selon nos normes anthropocentristes à nous...on en avait déjà parlé sur un autre forum, mais moi ce qui m'interpelle toujours c'est cette dichotomie des "chouchouteurs" de minous et toutous et leur résignation sinon leur indifférence face à ce désastre de l'élevage.
Pas évident quand même de ne pas tomber dans un schéma moralisateur malgré soi quand on aborde ce thème.

C’est qu’on nous a appris à concentrer toute notre affection sur le gentil et intelligent toutou, fidèle presque membre de la famille et à créer l’indifférence envers le sale et méchant cochon ou la grosse vache bête, donnant l’illusion ainsi d’une civilisation évoluée, qui traite chaque animal à sa juste valeur (ce qui inconsciemment entretient cette même idée entre humains, un riche on le respecte, un pauvre on le méprise). L’antispécisme avec sa conséquence logique le véganisme vient perturber toutes ces idées reçues, non un chien = un cochon = une vache en matière de sensibilité et de sentience, ils méritent tous d’être aimée, or qui aime ne tue pas.
L214 a informé tout récemment que l’Union européenne a versé 252 millions à l’industrie de la viande et du lait pour lui offrir des campagnes de pub. C’est dire à quel point il ne faudrait pas que les gens prennent conscience à quel point ils sont dupés, découvrent ce qui se passent dans les élevages et décident de passer au végétal, les animaux d’élevage sont une « marchandise » qui rapporte très gros aux industriels. Dans leurs pubs, on peut constater qu’ils sont tous passés en mode welfarisme, c’est leur dernière carte à jouer. Cependant de plus en plus, on sait maintenant que l’élevage est aussi l’une des causes principales du réchauffement climatique et que l’humain pourrait très bien se passer de produits animaux.

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Avatar Bibracte

Bibracte

1 juin 2021 10:24
Aurore a écrit :
Je pensais plutôt aux animaux dans leurs cages d’élevage et durant les transports où ils ne sont ni nourris ni abreuvés mais sont tenus serrés immobiles entre les excréments et les cadavres, mais le panga ce n’est pas triste non plus en effet... Non mais il faut manger du poisson hein, car les hommes préhistoriques pratiquaient aussi la pêche.
Le caca burger passera haut la main, il faut juste qu’il ne soit pas cher, et surtout, qu’il ne porte pas le logo végé... car le tofu, cé pa bon ! et ni l’homme préhistorique ni le lion n’en mange

J'y pensais aussi, mais pour aller jusque là faut garder toujours en tête l'idée de bien-être animal, bien-être qui n'est d'ailleurs qu'une vue de l'esprit selon nos normes anthropocentristes à nous...on en avait déjà parlé sur un autre forum, mais moi ce qui m'interpelle toujours c'est cette dichotomie des "chouchouteurs" de minous et toutous et leur résignation sinon leur indifférence face à ce désastre de l'élevage.
Pas évident quand même de ne pas tomber dans un schéma moralisateur malgré soi quand on aborde ce thème.

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Avatar Aurore

Aurore

1 juin 2021 10:09
Bibracte a écrit :
Ah oui le panga ! Plutôt fadasse ce poisson-là...
Il paraît que des types travaillent sur un caca-burger....je me demande si la pilule passerait mieux dans l'opinion pour ce genre d'aliment que pour une tablette de " Soylent green"...😖😱

Je pensais plutôt aux animaux dans leurs cages d’élevage et durant les transports où ils ne sont ni nourris ni abreuvés mais sont tenus serrés immobiles entre les excréments et les cadavres, mais le panga ce n’est pas triste non plus en effet... Non mais il faut manger du poisson hein, car les hommes préhistoriques pratiquaient aussi la pêche.
Le caca burger passera haut la main, il faut juste qu’il ne soit pas cher, et surtout, qu’il ne porte pas le logo végé... car le tofu, cé pa bon ! et ni l’homme préhistorique ni le lion n’en mange

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