SantéProduits chimiques : pour votre santé, évitez-les !
- Qu’est-ce que l’hypersensibilité chimique multiple (MCS) ?
« C’est une hypersensibilité aux molécules de synthèse, aussi bien par ingestion, contact ou inhalation. Elle touche toutes les sphères, ORL, la digestion, la peau, les articulations, les troubles cognitifs, l’énergie… De plus, c’est une maladie accumulative, c’est-à-dire que plus on est exposé, plus elle s’aggrave. Elle est aussi irréversible, même si les bons réflexes permettent d’atténuer les symptômes.
D’autre part, c’est une maladie qui peut être plus ou moins aiguë. Je suis dans le premier cas, ce qui fait que je dois m’isoler et évincer de ma vie beaucoup de produits pour ne pas être exposée à ces molécules. Par exemple, je ne peux plus porter de vêtements synthétiques ni monter dans une voiture, ni faire mes courses sans masque… Chacune de ces simples actions provoque un symptôme. »
- Pourquoi le diagnostic de cette maladie est si difficile à poser ?
« Il s’agit d’une maladie reconnue par l’OMS, mais pas en France. Ici on parle uniquement de syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques, ce qui est trop restrictif. Elle n’est donc pas reconnue par une grande partie du corps médical.
D’autre part, les symptômes sont très variés, si bien qu’on peut croire à une ou plusieurs autres maladies. J’ai par exemple longtemps été persuadée d’être allergique aux arachides, alors que le problème sont les pesticides. Je peux tout à fait consommer des cacahuètes bio.
Certaines molécules provoquent des réactions émotionnelles, en leur présence un malade peut se mettre à pleurer sans raison, si bien qu’il peut se penser maniaco-dépressif. Les douleurs articulaires peuvent aussi faire penser par exemple à la fibromyalgie. Le plus dur c’est donc d’identifier la ou les molécules à l’origine du problème et de bien contextualiser les symptômes pour qu’ils ne dirigent pas vers une fausse piste. »
- Comment réagir face à cette maladie ?
« Le meilleur moyen reste l’éviction, cela fait diminuer les symptômes. Ne pas s’exposer inutilement à ces molécules. Par exemple, l’assouplissant est un produit extrêmement nocif, mieux vaut ne pas en utiliser. Il faut donc faire un tri. Celui-ci sera d’autant plus efficace que vous aurez identifié les produits en cause. Pour cela, il faut savoir remettre les symptômes dans leur contexte. »
À noter
« Produits chimiques : l’overdose » de Célestine Delorghon / éditions Mosaïque-santé / avril 2013 / 224 pages / 14, 90 €.
- La menace semble être partout !
« Quand je regarde la télévision, je me rends compte que sur une page de publicité, je ne peux rien acheter, tous les produits contenant ces molécules. Que l’on soit atteint ou pas, il est important de se protéger tant nous sommes constamment exposés. Ce livre a aussi pour but de faire changer les mentalités et les modes de consommation pour réduire drastiquement notre exposition. C’est un enjeu crucial, le nombre de personnes atteintes devrait augmenter à l’avenir, car plus on est exposé, plus le seuil de tolérance diminue et plus on est malade. »
- Au quotidien, que faire pour réduire notre exposition aux produits chimiques ?
« La première chose à faire est d’éviter tout ce qui n’est pas indispensable. Par exemple, au lieu de se laver avec des gels douche qui en contiennent énormément, préférez les savons naturels, comme le savon d’Alep ou de Marseille.
Notre alimentation peut aussi en être une source, du fait des colorants, édulcorants, conservateurs, gluten présents… Il faut donc choisir des produits bio, frais et bien lire les étiquettes quand il s’agit d’aliments industrialisés.
Les exemples sont nombreux, le tout est de bien connaître la composition de ce qu’on utilise et de savoir si on peut trouver une alternative sans produit chimique. Si la demande des consommateurs change, les industriels devraient enfin réagir et diminuer notre exposition. »
- Votre livre est-il uniquement un témoignage ou est-ce aussi un précis sur la MCS ?
« Étant donné que j’ai eu beaucoup de mal à obtenir le bon diagnostic, je souhaite informer au mieux les gens, en détaillant les troubles découlant du MCS dans ce livre. L’idée est bien sûr d’apprendre à les reconnaître, pour identifier la maladie, et ne pas subir un mauvais diagnostic.
Pendant des années les médecins m’ont donné des médicaments pour diverses pathologies, ce qui n’a fait qu’aggraver la situation, du fait des molécules chimiques qu’ils contiennent. J’ai fini par me rapprocher de l’association SOS MCS qui m’a conseillée, informée et dirigée vers un médecin qui a enfin diagnostiqué ma maladie. Quand j’ai découvert la MCS, j’ai compris que tout était lié. Ma fatigue, mes brûlures ORL, mes problèmes de peau, mes pertes de mémoires. »
Et vous, êtes-vous sensible aux produits chimiques ? SI oui, comment faites-vous pour les éviter au quotidien ? N'hésitez pas à témoigner dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.

Je connais une eau qui peut aider à limiter les effets des produits chimiques ,vous voulez en connaitre plus contactez moi.
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