SantéCombattre les allergies printanières
En France, le rhume des foins touche une personne sur cinq
La rhinite pollinique saisonnière ou pollinose, plus communément appelée rhume des foins, est une réaction aux allergènes répandus dans l’air lors de la floraison. Ce type de rhinite se développe généralement au moment de la puberté, rarement avant.
Les symptômes sont variés : éternuements répétés, reniflements, nez qui coule, qui gratte ou nez bouché, démangeaisons des yeux ou de la gorge, yeux rouges ou gonflés, fatigue ; le pollen est votre pire ennemi !
Sachez qu’il existe trois saisons polliniques, et des disparités régionales liées à la répartition des espèces botaniques et aux variations climatiques :
- la saison des arbres, qui commence en début d’année dans le sud de la France. Les pollens provoquant le plus d’allergies sont ceux du cyprès, du bouleau et du platane ;
- la saison des graminées entre avril et juillet ; les plus allergisants sont le chiendent, le blé et l’avoine ;
- la saison des herbacées entre mai et septembre. Les espèces les plus « nocives » sont l’ambroisie, l’armoise, l’oseille et l’ortie.
Bon à savoir
A contrario la rhinite allergique (RA) est « persistante », elle se manifeste toute l’année et dépend surtout d’allergènes domestiques (poussière, moisissures, champignons, acariens, poils d’animaux).
Quels traitements contre les allergies printanières ?
En premier lieu, consultez votre allergologue ou votre pharmacien afin d’établir un diagnostic. Ensuite, il vous indiquera les précautions et traitements à prendre pour vous soigner. Les remèdes varient selon le degré d’allergies de chacun.
En cas de symptômes légers, l’Homéoplasmine peut être une solution. En appliquant la crème sur les parois internes de vos narines, vous empêcherez les particules allergènes de pénétrer dans votre nez.
D’autre part, certaines huiles essentielles - estragon et huile de nigelle (cumin noir), par exemple - ont des vertus antiallergiques et sont préconisées si vous souffrez de problèmes respiratoires (spasmes), notamment.
Les probiotiques, ces micro-organismes vivants (bactéries ou levures) ajoutés comme compléments à certains produits alimentaires (yaourts ou céréales, par exemple) peuvent aussi avoir un effet curatif ou du moins bénéfique sur une personne allergique.
Aux grands maux, les grands remèdes : la désensibilisation
En cas de symptômes plus handicapants, médecin et pharmacien préconisent des antihistaminiques sous forme de comprimés, parfois un traitement anti-inflammatoire local (solution nasale, collyre, gouttes pour les yeux) et éventuellement des corticoïdes. En cas de gêne respiratoire importante, il convient de prendre un bronchodilatateur.
Mais selon l’OMS, l’unique traitement véritablement « efficace et durable » est la désensibilisation, qui agit sur le système immunitaire. Le patient doit alors s’astreindre à une certaine rigueur : séances chez l’allergologue, éviction de l’allergène et traitement sur le long terme.
Pour l’heure, voici quelques gestes à adopter : se laver souvent les mains, prendre une douche après toute exposition à un allergène, utiliser un oreiller en mousse, changer régulièrement taies et draps.


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