Agencement de cuisine EHPAD : quelles règles de sécurité adopter ?
Concevoir une cuisine pour un EHPAD, c’est tout un défi. Vous désirez un espace où la sécurité ne fait aucun compromis, mais celui-ci doit rester pratique et chaleureux. Les résidents, souvent âgés ou à mobilité réduite, ont des besoins bien spécifiques. Découvrez donc les règles essentielles pour créer une cuisine adaptée, qui allie fonctionnalité et esthétique.
Assurer une accessibilité sans faille
Dans une cuisine d’EHPAD, respecter les normes pour les personnes à mobilité réduite (PMR) est non négociable. Les plans de travail ajustables entre 70 et 90 cm s’adaptent à tous, que l’on soit assis ou debout. Les allées, d’au moins 120 cm de large, permettent de circuler sans encombre, même en fauteuil roulant. Sous les éviers et les plaques, un espace dégagé évitera tout obstacle. Les rangements coulissants, eux, à portée de main, facilitent l’accès aux ustensiles et favorisent l’indépendance des résidents.

Par ailleurs, il y a d’autres petits détails à ne pas négliger. Un sol antidérapant, respectant la norme NF EN 13 845, limite les risques de chute, un souci majeur pour les seniors. Aussi, les meubles aux angles arrondis réduisent les blessures. Pour terminer, les commandes des appareils, avec des boutons larges et clairs, doivent être pensées pour être intuitives. De fait, chaque élément impliqué dans l'agencement de la cuisine pour un EHPAD doit simplifier la vie tout en garantissant une sécurité optimale, avec une touche d’harmonie.
Placer l’ergonomie au premier plan
Des spécialistes comme Mobilaug vous diront que l’ergonomie est la clé pour une cuisine d’EHPAD réussie. Pour les soignants, qui jonglent avec des tâches parfois lourdes, des plans de travail réglables en hauteur allègent l’effort physique. Placer les ustensiles courants entre 80 et 120 cm évite de se contorsionner. Ces ajustements, simples en apparence, rendent le travail plus fluide et préservent la santé du personnel.
Pour les résidents, l’ergonomie est avant tout une question d’autonomie. Ainsi, des plaques à induction avec arrêt automatique peuvent prévenir les brûlures. Les robinets à levier unique, faciles à utiliser, conviennent à ceux qui ont des difficultés à manipuler. D’ailleurs, un éclairage d’au moins 300 lux améliorera la visibilité et réduira les risques d’erreur.
Opter pour des matériaux durables et hygiéniques
Les matériaux dans une cuisine d’EHPAD doivent être robustes et faciles à entretenir. Les plans de travail en quartz ou stratifié haute pression résistent aux chocs et aux taches, tout en se nettoyant en un clin d’œil. Une feuille de pierre naturelle, fine de 0,5 à 0,8 mm, peut protéger les murs avec style sans réduire l’espace. Ces choix assurent une longue durée de vie, même avec une utilisation intensive, tout en gardant un environnement propre.

L’hygiène est également une priorité absolue. Des surfaces lisses avec peu de joints empêchent la saleté de s’accumuler. Les hottes à filtres lavables maintiennent une bonne qualité d’air. Choisir les bons matériaux revient donc à garantir une cuisine à la fois pratique et accueillante, qui répondra bien aux exigences d’un EHPAD.
Prévenir les risques avec des équipements adaptés
La sécurité dépend aussi des équipements choisis. Les appareils électroménagers doivent inclure des systèmes tels que des arrêts automatiques sur les fours ou des détecteurs de surchauffe. Les plaques à induction, déjà mentionnées, s’éteignent sans récipient pour éviter tout incident. Des mains courantes à 85 cm de hauteur offriront en plus un appui fiable pour les résidents. Ces détails, souvent discrets, sont essentiels pour un espace sûr.
La gestion des flux compte tout autant. Les zones de préparation, cuisson et lavage doivent être bien séparées, avec des marquages visuels, comme des contrastes de couleur au sol, pour aider les malvoyants. Les extincteurs et détecteurs de fumée, requis par la norme NF S61-937, doivent être facilement accessibles. En combinant ces mesures, la cuisine deviendra un lieu où les risques sont sous contrôle.
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