Comprendre les étiquettes pour consommer mieux
Les mentions obligatoires
Les mentions obligatoires doivent être présentes sur l’emballage de tous les produits alimentaires pré-emballés. Il s’agit de :
Dénomination de vente ou DV : Elle permet d’identifier le produit comme par exemple : mandarine, confiture, saumon, biscuit etc...
- Il ne faut pas confondre la DV avec la marque : « Nutella » est une marque, sa DV est « Pâte à tartiner »
- La DV peut parfois répondre à une définition réglementaire et dans ce cas elle devient une « dénomination spécifique ». C’est le cas pour les yaourts qui doivent répondre à un certain nombre de critères encadrés par une réglementation. Si le produit ne répond pas à l’ensemble des critères, ce n’est pas un yaourt mais une « spécialité laitière ».
- En l’absence de définition règlementaire le fournisseur doit clairement décrire son produit comme : « Biscuits fourrés à la confiture d’abricot ».
- Si la DV est absente, ce qui arrive encore parfois, il est préférable de ne pas les acheter sauf s’il s’agit de produits artisanaux dont vous connaissez la provenance.
Liste des ingrédients
- La liste des ingrédients mentionne tous les ingrédients utilisés pour l’élaboration du produit et ce dans l’ordre décroissant d’importance de ceux-ci.
- Elle doit indiquer clairement les additifs alimentaires avec indication de leur catégorie (ex : colorant, conservateur) ainsi que leur nom ou leur code CE (ex : E104 pour le jaune de quinoléine).
- Elle doit faire figurer les substances allergènes ou susceptibles d’entrainer une intolérance (ex : peut contenir des traces de noisette, d’arachide, de soja ou contient du gluten)
Quantité nette
- La quantité nette doit être indiquée en unités de volume pour les liquides (ex : 75cl ou 0.5L) et en unité de masse pour les autres produits (250g pour une boite de biscuits). Pour les conserves contenant un liquide vous devez retrouver la contenance de l’emballage, le poids net total et le poids net égoutté (ex : une boite de champignons de Paris de 425ml, d’un poids net de 400g et 230g égoutté).
La date de durabilité
- La date de durabilité dépend du type de denrée alimentaire, il en existe 2 types.
- DLC ou Date Limite de Consommation se traduisant par « à consommer jusqu’au » ou « à consommer avant le ». Traduisant un risque microbien, il est nécessaire de la respecter pour éviter tout risque d’intoxication alimentaire. Elle est apposée sur les denrées périssables comme les produits laitiers ou la viande pré-emballée.
- DLUO ou Date Limite d’Utilisation. Elle se traduit par « à consommer de préférence avant le ». Elle est plus longue que la DLC et contrairement à celle-ci le produit peut être consommé au-delà de cette date. Il n’y a aucun risque microbien mais au-delà de cette date le fournisseur ne garantit plus les qualités organoleptiques du produit vendu. Les produits concernés par les DLUO sont tous les produits stables qui peuvent être conservés à température ambiante.
Conseils d’utilisation
- Les conseils d’utilisation ne sont obligatoires que si leur absence peut entrainer une confusion pour l’utilisateur.
- Pour les conserves et les surgelés, il est obligatoire de proposer au moins 2 modes d’utilisation différents pour qu’un maximum de consommateur puisse en faire usage en fonction de l’équipement qu’il possède. Par exemple, un plat cuisiné surgelé doit pouvoir se préparer à la fois au four à micro-onde et au four traditionnel.
Les mentions légales de traçabilité
- Les mentions légales de traçabilité sont : le N° de lot, le nom et l’adresse d’un responsable de fabrication ou de distribution et l’origine du produit s’il existe un risque de confusion pour le consommateur. Elles doivent obligatoirement figurer sur les étiquettes.
- Les mentions de traçabilité sont essentielles pour retracer le parcours complet d’une denrée alimentaire. Cette traçabilité est très importante en cas de problème comme les toxi-infections alimentaires. Le N° de lot est interne au fournisseur, il le crée et lui seul en connaît la signification dans le cadre de sa production. Vous le retrouverez en général à proximité de la date de durabilité.
Les mentions facultatives
Les mentions facultatives ne répondent pas à une exigence règlementaire. Elles sont très nombreuses et on peut citer par exemple :
- Le logo « e » : situé le plus souvent vers la quantité nette, il garantit celle-ci. Sa présence n’est pas règlementée et correspond à une démarche volontaire de l’industriel.
- Les logos relatifs à l’environnement comme « éco-emballage », « recyclage »
- L’étiquetage nutritionnel : ne présente pas de caractère obligatoire sauf si le produit présente une « allégation nutritionnelle ».
L’etiquetage nutritionnel et les allégations nutritionnelles
Les allégations et l’étiquetage nutritionnels sont de plus en plus souvent présents sur l’emballage de nos produits alimentaires mais ces mentions ne sont pas encore obligatoires.
En quoi consiste l’étiquetage nutritionnel ?
L’étiquetage nutritionnel informe sur la composition nutritionnelle de l’aliment. Il doit mentionner les apports énergétiques, les teneurs en protides, lipides, glucides, fibres et sodium et éventuellement certains autres minéraux et vitamines.
Qu’est-ce qu’une allégation nutritionnelle ?
L’allégation nutritionnelle est un message relatif aux éléments de l’information nutritionnelle citée plus haut. Les allégations nutritionnelles peuvent :
- Porter sur la qualité du produit comme : « Riche en oméga 3 »
- Etre fonctionnelles en faisant un lien entre la présence d’une substance et une fonction de l’organisme comme : « Activia, actif de l’intérieur », suggérant ici qu’Activia aide à la digestion ou régénère la flore intestinale.
- Faire un lien entre un aliment et la réduction d’un risque pathologique comme tous les messages liant la diminution du risque cardiovasculaire ou la réduction du taux de cholestérol à la présence d’oméga 3 dans les margarines.
La présence d’allégation nutritionnelle rend obligatoire l’étiquetage nutritionnel.
Lire les étiquettes, c’est consommer mieux !
Lire les étiquettes peut sembler un exercice rébarbatif, c’est néanmoins un moyen très simple et peu couteux pour mieux consommer et contrôler la qualité de notre alimentation. Si vous souhaitez améliorer la qualité de votre alimentation pour des raisons de santé ou simplement parce que vous êtes sensibles au rapport qualité/prix voici quelques conseils faciles d’application pour consommer mieux :
- Eliminez systématiquement les produits ne présentant pas la liste des ingrédients. On en trouve encore quelques uns en particulier dans les produits d’importation.
- Privilégiez les produits présentant une composition nutritionnelle et/ou un signe de qualité.
- Limitez la consommation des produits élaborés ou les corps gras et/ou le sucre sont en 1ère ou 2ème position dans la liste des ingrédients.
L’alimentation est le premier garant de notre capital santé, nous lui consacrons selon l’INSEE environ 25% de notre budget, pour ces raisons nous sommes en droit d’être exigeants sur la qualité des produits que nous achetons. Lire et comprendre l’étiquetage des denrées alimentaires peut nous permettre de dire « Non, ce produit n’est pas de qualité » et d’inciter l’ensemble des filières alimentaires à produire de la qualité au juste prix.
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