Les parents de Vincent Lambert n'ont plus aucune possibilité de recours auprès de la justice, pour stopper l'arrêt des soins de leur fils. Leur prise de parole auprès de l'assemblée de l'ONU ne leur aura pas permis de gagner cette dernière bataille auprès de l'équipe médicale et du Dr Sanchez, désormais en charge du protocole d'arrêt des soins de ce patient qui émeut toute la France.

Une guerre familiale depuis plus de 10 ans

C'est en 2008 que le destin de Vincent Lambert va basculer vers l'après que l'on connaît aujourd'hui, après un grave accident de la route. Infirmier en unité psychiatrique, c'est un soignant apprécié et compétent, très investi dans son travail. Son accident le laissera du jour au lendemain tétraplégique mais aussi et surtout, dans un état végétatif malheureusement irréversible
Alors que son épouse Rachel, soutenue par six frères et soeurs et un neveu de Vincent Lambert soutiennent que ce dernier ne souhaitait pas d'acharnement thérapeutique, les parents décident de se battre contre cette décision. M. Lambert aurait en effet fait mention, au travers de diverses discussions antérieures à l'accident, de sa volonté de ne pas vivre dans un état végétatif. Depuis 11 ans, la famille Lambert est divisée en deux clans, qui ne communiquent malheureusement plus que par le biais de leurs avocats. 

La dernière bataille ?

Les parents de Vincent Lambert ont conscience de ne plus avoir de recours juridiques possibles, pour stopper ce qu'ils qualifient comme un "assassinat déguisé" et une "euthanasie". Ils ont néanmoins déposé une plainte contre le Dr Sanchez, en charge des soins de leur enfant, pour homicide volontaire avec préméditation. Le médecin est responsable de l'application du protocole d'arrêt des soins, depuis la décision rendue le 28 Juin dernier par la Cour de Cassation. 
Vincent Lambert est placé sous sédation profonde et continue, afin d'éviter à son corps toute souffrance, lors de l'arrêt de la nutrition et de l'hydratation. Face à cette dernière bataille, les parents de Vincent Lambert ont écrit dans une lettre ouverte : "Si nous ne l’acceptons pas, nous ne pouvons que nous résigner dans la douleur, l’incompréhension, mais aussi dans l’espérance.". Un espoir qu'ils conserveront certainement jusqu'aux derniers instants de vie de leur fils.