FamilleVeuf du jour au lendemain, j'ai élevé mes enfants tout seul...
Heureusement, j’avais mes enfants
J’ai été submergé, il y a eu tellement de choses à gérer. D’abord la maladie de Karine, son décès et l’absence qu’elle a laissée, mais aussi les nombreux papiers, les questions de l’administration… Et évidemment les enfants ! Notre quotidien a été perturbé bien sûr, mais surtout je ne savais pas quoi leur dire, comment leur expliquer cette injustice…
Ma priorité n’a jamais changé : je voulais que mes enfants souffrent le moins possible, et ils étaient ma seule raison de vivre ! Pendant des semaines, je n’avais ni le cœur ni la force de les restreindre et surtout je manquais de repères, d’entrain et de stabilité. S’il n’y avait eu que moi, nous nous serions complètement renfermés sur nous-mêmes, tous les 3. Je les aurais gardés près de moi toute la journée, je ne voulais plus qu’on se quitte, même pour aller à l’école ou au travail.
J’ai été soutenu
Heureusement, ma famille m’a beaucoup entouré. Sans ma mère surtout, je me demande ce que j’aurais fait : elle a organisé l’enterrement, et aussi la suite. Pendant longtemps elle s’est occupée des enfants, pour la sortie des classes, les devoirs et les activités parascolaires, afin que je puisse aller au bureau serein. Ça a duré 2 ans…
Le week-end, elle nous laissait seul, et aujourd’hui nous nous en amusons, mais c’était un désastre. En matière de repas surtout, je manquais de tout : la technique, l’imagination… On se souvient tous du jour où j’ai voulu nous préparer un plat chaleureux et équilibré : des endives au jambon ! Sauf que ça ne se fait pas en enfournant simplement du jambon et des endives. Nous avons fini à la pizzeria. Pour les courses, j’achetais soit 1 000 fois trop, soit pas suffisamment !
J’ai souffert du regard des autres
C’est rarement méchant, mais les gens parlent beaucoup entre eux. À la sortie des classes, on me regardait comme une bête de foire. J’intriguais, je sortais du "cadre", j’étais attendu au tournant et je sentais qu’on attendait avec impatience que je craque. C’est une difficulté supplémentaire que de devoir "paraître", faire preuve de force, sourire…
Des hauts et des bas
Je redoutais particulièrement le moment où les enfants allaient devenir des ados. Et j’ai eu raison ! Rien de très grave, mais l’aîné m’a beaucoup testé lorsqu’il est entré au lycée. Il sortait bien plus que de raison. Ses résultats scolaires étaient en baisse, il me reprochait son "manque de liberté". Puis quelques mois avant de passer son bac, il a rencontré une jeune fille qui l’a bouleversé et remis sur les rails.
Aujourd’hui ils sont séparés, mais je reste persuadé qu’elle a été une aide précieuse pour notre famille. Nous sommes toujours en contact, d’autant plus que je vis maintenant avec sa tante. Après tant d’années je me suis autorisé à m’investir de nouveau, et à retomber amoureux.
On n’oublie jamais !
Pour autant, Karine restera à jamais présente dans mon esprit, mais la vie est ainsi faite, et il faut faire avec. Nous gardons les bons souvenirs, quelques photos, je la sens parfois près de moi, mais je vis avec une autre femme (qui réalise à merveille les endives au jambon) et, enfin, avec davantage d’équilibre.
Et vous, vous êtes vous déjà retrouvé dans cette situation à élever vos enfants tout(e) seul(e) pour une raison ou pour une autre ? N'hésitez pas à faire part de votre expérience de père ou mère célibataire dans l'encadré « Commentaire sur l’article » ci-dessous.


Lorsque son époux décède jeune et que l on a des enfants, on est obligé d acquérir un automatisme pour avancer, se remettre en question pour endosser le rôle du père, du moins "essayer"..et garder celui de la mère....pour faire face à cette nouvelle vie de "femme seule".
Cette nouvelle vie doit prendre sa place le plus vite possible afin de montrer aux enfants qu ils peuvent compter sur la personne qui reste, que certaines choses vont être modifiées, bien sur, mais que tout ira pour le mieux.
Epaules solides, moral d acier (du moins en apparence !), petit traitement de soutien ...
ça sent le vécu, je peux vous l assurer !!
A sept ans, lorsque j ai perdu ma maman, j ai dit à mon papa "T inquiètes pas papa, on va s en sortir!!"..........
Les enfants sont solides
je me suis retrouvée veuve avec 3 fils de 9, 14 et 19 ans. Il y a eu la maladie de mon mari et son évolution (tout à gérer au mieux) son décès avec les incompréhensions de ma belle famille ( mes beaux parents étant divorcés !!!!!!); Puis il a fallu se donner un coup de pied au cul pour tout assumer (heureusement mes parents m'ont aidé, même s'ils n'étaient pas sur place). J'ai l'habitude de dire : il y a eu : avant, pendant, après. Cela va faire 20 ans en 2013, j'ai survécu tout va bien ; je n'ai jamais refait ma vie comme on dit, c'est le destin.
ma deuxieme epouse est morte en 1993 , notre fils avait 9 mois
ma premiere epouse dont j'avais un fils né en 1981 s'est tirée aux usa en 1996
j'ai élevé mes deux fils seul de 1993 a ce jour
quintonic ne m'a pas interviewé !!!!! mince!
le regard des autres , j'ai connu
beaucoup de blabla surtout
sauf quelques rares vraies personnes
je suis le contraire d'un mysogine mais un homme seul avec ses enfants celà vous fait peur mesdames .........................;;

la vie n'est pas toujours facile .beaucoup d'imprévu,il faut toujours lutter face aux difficultés comme ce putain cancer.

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