FamilleSOS je garde mes petits-enfants pour les vacances !
Passer ses vacances chez papi et mamie est souvent synonyme de liberté pour les enfants. C'est aussi et souvent la première expérience d'une longue période loin du regard des parents. Pour les grands-parents, accueillir ses petits-enfants pour quelques jours de vacances peut être source de stress, surtout si c'est une première. Voici quelques conseils à suivre pour faire de ces vacances en famille une réussite !
Des vacances pas comme les autres
Que vous partiez en vacances avec vos petits-enfants ou que vous les gardiez à votre domicile, ces quelques jours ensemble sont une occasion unique de créer et renforcer le lien entretenu avec eux. L'éloignement géographique et les emplois du temps de chacun peuvent vous amener à ne voir que rarement vos petits-enfants. Passer quelques jours ensemble chaque année est une manière de retrouver une complicité et de se découvrir, dans la quiétude de la période estivale.
Les enfants le savent : passer des vacances avec papi et mamie c'est l'assurance de petits plaisirs autorisés alors qu'ils sont interdits à la maison ! Ces petites entorses sont importantes pour renforcer cette complicité unique qui existe entre les générations. Les vacances sont aussi l'occasion de transmettre des traditions familiales ou de simplement raconter à cette nouvelle génération quelques histoires de notre propre enfance. Les séances de visionnage de vidéos, diapositives et autres albums photos fascinent généralement les enfants, petits et grands. C'est aussi une jolie façon de cultiver leurs racines.
Pour éviter le stress : organisez-vous !
Si vous êtes stressés à l'idée d'accueillir vos petits-enfants pendant les vacances scolaires, rappelez-vous une chose : vous avez déjà réussi à élever des enfants. Vos petits-enfants ne devraient donc pas venir à bout de vos années de pratique et de votre expérience ! Ce séjour doit également être source de détente pour vous et, même si tout n'est pas parfait, c'est surtout de temps et d'affection dont vos petits-enfants auront besoin durant ces vacances pas comme les autres.
Prévoyez une liste d'activités, à la maison pour les jours de pluie et à l'extérieur pour les périodes de grand beau temps. Les activités d'eau sont très appréciées par enfants et ados en été mais nécessite votre plus grande vigilance. N'hésitez pas à partager des activités simples du quotidien, comme faire le marché le matin et cuisiner ensemble. Cinéma, ateliers artistiques, musées, accrobranche, escape game, cours de natation, etc. N'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie ou d'un office de tourisme pour connaître toutes les activités pour enfants disponibles pendant l'été, près de chez vous ou sur votre lieu de vacances.
Il existe un club pour enfants dans votre camping ou dans votre hôtel ? Ne culpabilisez pas d'y inscrire les enfants pour quelques heures ! Se faire des copains en vacances est aussi une expérience à vivre et cela vous laissera un laps de temps pour organiser la suite des vacances.
Préparez des armes contre l'ennui !
Les enfants de moins de dix s'ennuient rapidement et ont besoin de se dépenser, tout au long de la journée. Repérez les parcs, parcs aquatiques et autres espaces de jeux pour des sorties, si vous n'avez pas accès à un jardin ou si vous ne passez pas vos vacances en bord de mer. Prévoyez aussi des livres, livres de jeux, jeux de société, coloriages et autres activités à dégainer en cas d'ennui et / ou de jour de pluie.
Evitez au maximum d'avoir recours à la télévision ou à l'ordinateur pour les occuper, vous aurez bien du mal à les en défaire. Instaurez une règle avec vos petits-enfants à ce sujet : seulement 30 minutes d'écran par jour ! Le soir, optez pour une promenade (accompagnée de sa traditionnelle glace) pour délasser les esprits avant de tomber dans les bras de Morphée...

[Citation de Beatrice]Très dur le syndrome du nid vide quand on est seule [Fin de citation]Environ 35 % des parents, en majorité des mères, souffrent de ce "syndrome du nid vide". Une forme de dépression qui se traduit par un sentiment d'abandon et de vacuité quand les enfants quittent le domicile familial. Leur départ est en effet un mélange de joie, de bonheur, de fierté, mais aussi de tristesse. C’est également une forme de déchirement et de renoncement.
Notre réaction et notre manière de vivre ce déchirement dépendent en grande partie de la manière dont nous avons nous-mêmes vécu notre propre histoire avec nos parents. Quand notre départ a été douloureux ou conflictuel, cela va forcément résonner en nous et réactiver nos souvenirs lorsque nos enfants vont partir de la maison. Il faut alors faire un travail sur soi pour comprendre ce qui est en jeu.
C’est une page qui se tourne, et un nouveau chapitre qui s’ouvre. Ce n’est pas rien ! C’est un moment fort car la fonction parentale, notamment maternelle, prend un coup dans l’aile. La mission de protection des enfants s’arrête. C’est un renoncement qu’il ne faut pas minimiser. Le sentiment de vide que l’on ressent après leur envol du nid n’a sans doute jamais été aussi fort car, dans nos sociétés contemporaines, les enfants sont au centre de la famille. Ce moment est aussi une source de stress et d’angoisses car il faut apprendre à les lâcher pour de bon, à ne plus contrôler leur vie. Et cela s’anticipe.
Il faut avoir très tôt en tête que nos enfants auront un jour une vie sans nous. Ils ne nous appartiennent pas. Nous avons pour mission de les construire afin qu’ils réussissent à vivre loin de nous. Anticiper leur départ, c’est maintenir, quand ils sont encore à la maison, une vie en dehors d’eux, ne pas mettre sa propre vie en veilleuse. C’est avoir une vie affective et/ou professionnelle épanouie ou encore des activités personnelles car, à un moment donné, les enfants ne rempliront plus le quotidien.
Anticiper, n’est-ce pas aussi responsabiliser ses enfants pour préparer leur départ ? C'est un long chemin qui se construit dès leur plus tendre enfance en n'étant pas toujours sur leur dos, en ne les faisant pas crouler sous de multiples activités (lundi : musique, mardi : judo, mercredi : catéchisme, jeudi.... etc...). un enfant à aussi besoin de plages de solitude pour rêver et se trouver lui-même des occupations. Lui apprendre à jouer seul (je dis bien jouer et non pas être planté devant un écran) est autant d'enrichissant pour lui et son avenir que de moment repos et de méditation pour vous-même.
A la fin des études secondaires, quand votre enfant devient étudiant tout en vivant encore au domicile familial, vous pouvez par exemple, progressivement, commencer à le laisser gérer ses rendez-vous médicaux ou encore ses démarches administratives. Il est aussi judicieux de lui montrer l’intérêt d’avoir son permis de conduire, en ne jouant plus au chauffeur dès qu’il en exprime le désir…Mais pour cela, il faut aussi l'inciter à se trouver des petits jobs et à économiser afin qu'il se le paye (tout du moins en partie) lui-même. Cela va le rendre petit à petit autonome, ne plus, vous-même, vous sentir indispensable, donc à être plus libre dans vos mouvements comme dans votre tête et vous préparer doucement et sereinement à la "séparation".
Ce départ est en général, plus difficile à vivre pour les mères mais cela dépend des situations personnelles et de quelle femme est la mère. Si elle a par exemple bien investi sa vie affective, ce sera évidemment moins douloureux que si elle est seule. Si la relation mère/fille est très fusionnelle, c’est généralement très compliqué à gérer. Plus les enfants sont un refuge affectif fort, plus leur départ est douloureux et complexe. Mais ne jamais perdre de vue que les enfants se sentent souvent coupables de partir quand leur parent est célibataire. La culpabilité est aussi plus forte pour le petit dernier de la famille ou encore pour l’enfant unique sur qui il y a eu un investissement massif du ou des parents. C'est par conséquent au parent, isolé ou non, de faire en sorte d'adoucir cette culpabilité.
Apprendre à vivre seule après le départ des enfants n'est jamais un moment facile mais on peut s'y préparer en amont avec autant de vigilance que lors d'un départ en retraite, en amortir le choc soit en déménageant (pas toujours facile) soit en transformant leurs chambres en bureau, par exemple, ou encore en chambre d'amis. Et lorsque vos enfants viendront vous rendre visite, ils seront ravis de découvrir une belle chambre toute neuve pour les accueillir eux-même et leur compagnon.
On ne GARDE pas ses petits enfants mais, comme l'a si bien dit Marjorie25, on ACCUEILLE ses petits enfants

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