C'est un sujet qui provoque bien des débats depuis quelques jours et qui divise l'opinion publique. Le gouvernement, par le biais de son ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer, envisage de suspendre tout droit aux prestations sociales de la Caisse d'Allocation familiale, envers les parents d'élèves violents. Ainsi, la sanction ne serait plus seulement disciplinaire ou judiciaire mais aussi financière.

Aider à la lutte contre les violences scolaires

La violence à l'école est un enjeu majeur pour le ministère de l'éducation nationale et pour Jean-Michel Blanquer. De plus en plus de professeurs dénoncent le rapport de force permanent qu'ils entretiennent avec des enfants et adolescents ingérables. Mais cette violence est également démesurée entre adolescents. Certains deviennent les victimes permanentes d'un meneur ou d'un groupe et subissent durant des années des humiliations, voir des actes de torture psychologiques et physiques. Le taux de suicide chez les adolescents ne cesse d'ailleurs de grimper, parallèlement à l'utilisation des réseaux sociaux.
Violences physiques, verbales, intimidations, dégradations, sont le résultat d'un tout petit nombre d'adolescents, collégiens et lycéens. Mais cette minorité impose encore aujourd'hui son autorité, faute de l'accepter. Les enseignants, les adolescents victimes et leurs parents sont bien souvent démunis face à ce phénomène grandissant et aux faibles sanctions données aux agresseurs. La suppression des prestations sociales aux familles dont les enfants sont coupables de faits de violence pourrait bien faire changer les choses.

Faire réagir les familles

Il y a quelques semaines, un lycéen braquait une arme factice sur son professeur. Un fait divers qui avait soulevé la colère de nombreux Français et relancé le débat de cette suppression des allocations familiales aux parents d'élèves violents. 
Les prestations sociales seraient en fait suspendues afin de rembourser les éventuels dégradations faites par l'élève ou les dommages causés à une victime. La famille serait ainsi directement impactée par la "bêtise", le temps de reparer cette dernière. Cependant, cette mesure ne serait appliquée qu'au cas par cas, selon certains critères de revenus. Ainsi, une mère ou un père célibataire et sans emploi ne pourrait voir ses droits suspendus. 
La suppression des allocations familiales est-elle une solution pour lutter contre les violences scolaires ? Longtemps discutée, cette mesure pourrait pourtant voir le jour prochainement.