Avant d’avoir officiellement été mis en place dès la rentrée scolaire, le dépistage de drogue dans les lycées d’Ile-de-France est déjà sur la sellette. Le préfet de région Jean-François Carenco a adressé en Juillet une lettre à Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, pour contester l’application des tests de dépistage.
Selon le préfet, ces mesures de dépistage ne respectent ni le cadre du code des collectivités territoriales, ni celui du code de l’éducation.

Une mesure anti-drogue au lycée

Le dépistage du cannabis au lycée est une idée proposée dès 2015 par Valérie Pécresse (LR), présidente de la région Ile-de-France.

Au-delà de la détection d’adolescents consommateurs de matières illicites, il s’agit également de lutter contre le décrochage scolaire et les pratiques addictives au lycée. Les résultats de ces tests seraient transmis aux parents de l’adolescent s’il est mineur. Les lycéens majeurs seraient seuls à connaître le résultat de leur test, secret médical oblige.

Des ados en proie aux addictions ?

Le dépistage des lycéens devait avoir lieu avec l’accord préalable des chefs d’établissements de la région Ile-de-France. La consommation de cannabis touche particulièrement les lycéens. A l’âge des premières expériences, les ados français détiennent la palme des plus gros consommateurs de cannabis d’Europe, devant l’Estonie et l’Italie, selon l’OMS.
A l’âge de 15 ans, 29% des garçons et 26% des filles ont déjà consommé du cannabis. La moyenne mondiale étant de 15%. A 17 ans, un ado sur deux (48%) a déjà consommé au moins une fois de la marijuana ou du cannabis. Cette tendance inquiétante ne cesse malheureusement de croître, si l’on en croit les études annuelles de l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT).

Etes-vous pour ou contre le dépistage de drogue au lycée?