"Humiliant", c'est le terme avancé par des lycéens qui se sont sentis piégés par le sujet qui leur a été donné lors de l'examen du Bac Français 2019, pour les sections S et ES. Les élèves de Première se sont sentis pour la plupart désorientés face à aux sujets présentés. Un ressenti qui divise l'opinion...et les générations.

Plus de 25 000 lycéens se réunissent autour d'une pétition

Pour alerter l'Education Nationale face aux difficultés rencontrées par les étudiants pour le Bac 2019, une pétition a été lancée il y a quelques heures. Elle réunit déjà plus de 25 000 signatures et ne cesse d'être partagée sur les réseaux sociaux comme Facebook. Cette pétition demande aux correcteurs de faire preuve de clémence pour la notation des copies, ce qui ne manque pas de provoquer une vague d'indignation. Car si les lycéens s'unissent pour défendre le point de vue de l'injustice, la majorité des Français ne soutiennent pas leurs revendications. 

L'affaire Andrée Chedid

La poétesse ne se doutait certainement pas qu'elle soulèverait un jour la colère des lycéens des sections S et ES. En effet, la problématique souvent relevée pour cette épreuve du Bac Français 2019, concerne le poème donné en commentaire de texte. Cette année, un poème d'Andrée Chedid, appelé Destination : arbre a été soumis à l'épreuve du baccalauréat. Un texte en vers libres, contemporain, et donc souvent peu étudié en classe de Première scientifique ou économique. 
Selon l'auteur de la pétition : "Les élèves ayant choisi la filière S et ES ne sont pas pour la plupart à l'aise avec la matière du Français et la difficulté de l'épreuve était extrêmement élevée par rapport à la capacité des élèves à raisonner et à connaitre des notions sur la poésie". Un manque de connaissance qui a souvent donné le genre masculin à Andrée Chedid. Une erreur qui ne sera heureusement pas pénalisée par les correcteurs...

Les étudiants ont de plus en plus recours aux pétitions pour contester la légitimité d'un sujet d'examens. Mais les futurs bacheliers n'ont pour le moment jamais officiellement obtenu gain de cause. Qu'ils se rassurent cependant, les correcteurs feront certainement preuve d'un peu plus d'indulgence, si le niveau des copies est aussi bas que les lycéens semblent l'envisager. Une chose est certaine, certains n'oublieront pas de si tôt la grande poétesse et grand-mère du chanteur M !