C'est une histoire incroyable mais malheureusement vraie. La semaine dernière, un lycéen a braqué une arme à quelques centimètres du visage de sa professeure. Son motif ? Vouloir être inscrit comme "présent" à ce cours obligatoire auquel l'adolescent est arrivé très en retard.
La scène a été filmée par un autre élève à l'aide d'un smartphone avant de la diffuser sur les réseaux sociaux. On y voit un protagoniste qui a bien du mal à exprimer ses volontés mais qui pointe une arme de façon très assurée. 

Une arme finalement factice

Lorsque l'on regarde la vidéo de ce lycéen qui s'improvise braqueur, diffcile de penser que l'arme qu'il utilise est en fait un pistolet à billes. L'assurance du jeune homme, qui aura 16 ans en Novembre, a fait émerger une large vague d'indignation jusqu'au sommet de l'Etat. 
Dimanche soir, le lycéen a été mis en examen pour "violences aggravées". Il a ensuite été remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires, comme l'a indiqué le parquet de Créteil. Des poursuites contre X pour enregistrement et diffusion de la vidéo ont été engagées, en attendant l'identification de l'auteur de cette dernière.

Des profs à bout

La vidéo démontre un autre fait inquiétant. On constate que cette professeure de biotechnologie au lycée Édouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne), semble plus blasée que paniquée face à une arme braquée devant son visage. 
Le malaise est plus que perceptible chez une majorité d'enseignants en zone d'éducation prioritaire. Habitués aux pires comportements, la colère a laissé place à la lassitude, face à des adolescents en constant conflit avec l'autorité. Chahut, insultes, agressions, dégradations, menaces sont le quotidien de cette profession qui n'a plus vraiment les moyens de se défendre. 
L'enseignante a porté plainte contre son élève, soutenue par sa hiérarchie. Un conseil de discipline aura également lieu au retour des vacances de la Toussaint. Celui-ci décidera de l'exclusion définitive ou non du lycéen.