Exposition : Michel-Ange au siècle de CarpeauxCulture

Exposition : Michel-Ange au siècle de Carpeaux

Emeline E.  |   Date de publication : 8 juin 2012 13:34 / Dernière mise à jour : 20 juin 2013 22:59

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Le XIXe, un tournant dans l’influence de Michel-Ange

C’est une exposition remarquable qu’offre le Musée des Beaux-Arts, tant par les œuvres réunies que par son approche. Elle propose aux visiteurs d’explorer l’émergence de l’influence de Michel-Ange au XIXe siècle à travers les travaux de Jean-Baptiste Carpeaux, né à Valenciennes, et d’autres immenses artistes l’ayant précédé ou succédé.

L’importance de Michel-Ange met du temps à se faire sentir, son travail étant jugé trop impudique pour servir de modèle. Mais les artistes du XIXe veulent s’affranchir de tout académisme et se tournent ainsi vers les travaux du maître italien, pour s’écarter de règles qu’ils jugent obsolètes.

Itinéraire artistique

On part dans une sorte d’investigation sur l’influence de Michel-Ange. Outre de nombreux travaux de Carpeaux, toiles, dessins, sculptures, l’exposition réunit des œuvres d’artistes comme Rodin, Delacroix ou encore Moreau. À travers six sections, son parcours jalonne les différentes étapes et apports de Michel-Ange dans leur œuvre.

« Les visages du génie » lancent ce cheminement. Des représentations du visage du maître italien rappellent combien, avec la naissance au XIXe du musée Napoléon, celui-ci prend une dimension nouvelle. À la manière de Michel-Ange, Carpeaux touche à « La sensibilité anatomique ». La dissection et l’étude de l’anatomie sont un passage obligé à une représentation parfaite du corps. Cette section explore les prémices de l’influence de l’italien.

Dans les pas de Michel-Ange

Arrivé à Rome en 1856, Carpeaux y découvre les fresques peintes de la chapelle Sixtine qui développent son goût pour la peinture. « À l’école de la chapelle Sixtine » témoigne aussi de l’influence du jugement dernier et de l’Enfer de Dante dans l’approche de Carpeaux. Plus loin, « Ugolin : l’enfer de Carpeaux » prolonge ce thème. Avec Ugolin, l’artiste s’impose un travail si contraignant qu’il tutoie l’enfer mais est couvert de gloire. Plus tard, il prend la mesure des qualités de sculpteurs du maître.

Dans « Le génie du sculpteur », on admire avec plaisir le célèbre Penseur de Rodin. L’exposition se referme sur ce « Mimétisme » qui montre comment la copie d’une dizaine de dessins de Michel-Ange a permis à Carpeaux de mener à bien son cheminement artistique. Un parcours que l’on savoure avec bonheur tant il fascine par ses qualités esthétiques et didactiques.

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