Exposition : L’art de l’amour à EvianCulture

Exposition : L’art de l’amour à Evian

Emeline E.  |   Date de publication : 14 septembre 2012 07:53 / Dernière mise à jour : 8 mars 2022 15:51

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L’amour, thème fertile pour les artistes

De la photographie langoureuse de Wong Kar-Wai dans « In the mood for love » à « La capitulation du 29 juillet » peint par Pablo Picasso, l’amour a toujours inspiré les artistes. Ils trouvent en lui l’expression de la passion humaine, une fragile alchimie qui fait émerger des sentiments aussi puissants que contradictoires. L’amour jalonne l’histoire humaine et le parcours des créateurs.

Le Palais Lumière d’Évian nous fait revivre jusqu’au 23 septembre l’évolution de ce sentiment à travers les arts. Pas moins de 350 œuvres et documents, peintures, dessins, illustrations, correspondances et vidéos, retracent l’histoire et l’interaction entre amour et création. Un parcours découpé en huit parties qui suivent une progression logique dans l’approche du thème amoureux.

Du mythe à la galanterie

Le hall d’entrée à peine passé que déjà le génie frappe à la porte de nos émotions. « Le baiser » d’Auguste Rodin augure d’un savoureux chemin. Une première partie donne à voir l’amour à travers ses mythes. On trouve là un manuscrit de Cocteau et plusieurs œuvres traitant du mythe adamique.

Quelques pas et l’on passe à l’« Amour courtois ». Retour à la naissance de l’amour en France au XIIe siècle Apparition de la courtisanerie et de l’amour en dehors des mariages d’intérêts. Sillon que l’on creuse un peu plus avec la section « L’art de la galanterie ». Peintures et dessins de Boucher ou Baudouin témoignent de cette fraîcheur et de la délicatesse des rendez-vous galants.

Arrive alors une partie sur l’amour au quotidien, à travers l’évolution du mariage, ce jour si particulier peint par Chagall ou Rouault. Rodin et Picasso, eux, en croquent la volupté, le désir associé.

Un sentiment amoureux ambivalent

L’exposition ausculte aussi l’ambivalence du sentiment. Absence et fatalité lance cet aspect du trajet. « La Mort de Hyacinthe » de Jean Broc, dévoile une face plus sombre de l’amour, liée à la perte de l’être cher.

L’amour suscite parfois également la jalousie, le conflit. C’est un échange permanent comme en témoigne le Courrier du cœur. Cartes postales créatives de Saint-Exupéry, lettres de Drouet à Hugo, de Colette à Missy… De l’anonyme au génie, l’amour jalonne la vie.

Les réalisateurs de cinéma s’en inspirent, en font un sujet phare du 7e art. La section « Fantasmes sur grand écran » nous rappelle ces couples légendaires du cinéma : Bogart et Bacall, Morgan et Gabin…

L’exposition entre enfin dans « L’intimité des couples ». Immortaliser l’amour, rôle par essence des photographes comme Man Ray, Lartigue ou Doisneau et son célèbre « Baiser de l’opéra ». Des images atemporelles qui closent notre cheminement. On repart léger, forcément touché, et prêt à cultiver l’art d’aimer.

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