CuisineSlow Food : manger bon, sain et juste
Recherche du plaisir et de la qualité dans le respect de l’environnement
Ras le bol des goûts standardisés et de la nourriture industrielle ? Le concept de Slow Food a été inventé par Carlo Petrini à Bra, dans le nord de l’Italie en 1986, et s’oppose clairement aux effets néfastes de la fast-food. Loin de l’agriculture et de l’élevage intensifs ou en batterie, des surfaces cultivées OGM… La Slow Food est une nouvelle façon de voir, de goûter et de penser la gastronomie.
Non seulement ce mouvement a su rendre ses lettres de noblesse à la gastronomie, mais s’inscrit dans une dynamique de respect de l’environnement et des modes de production traditionnelle et équitable. Indissociable de l’identité et de la culture, ce concept est fondé sur la liberté de choix, l’éducation et le réveil des sens. Il s’agit d’utiliser à bon escient les ressources alimentaires qui s’offrent à nous en gardant à l’esprit l’idée que l’alimentation doit être synonyme de plaisir et de convivialité.
À noter
Les Conviviums sont des groupes locaux autonomes permettant aux membres de se rencontrer, de partager des repas à base de produits locaux, de côtoyer les producteurs, de (re)découvrir la gastronomie à travers séminaires et dégustations. Il en existe 38 en France.
« L’acte de manger peut influencer nos valeurs, nos attitudes et nos émotions »
Manger sainement et proprement signifie avant tout respecter les communautés locales et l’écosystème. En mai 2012, à l’occasion d’une conférence de l’ONU sur les questions autochtones, Carlo Petrini a déclaré que « la crise économique, environnementale et financière, ainsi que les problèmes de santé et d’obésité touchant la société moderne, nous appellent à retourner à nos racines et à des systèmes alimentaires durables compatibles avec notre planète ».
Manger est un acte agricole et les consommateurs doivent être « conscients et informés de l’impact de leurs choix sur les logiques de production alimentaire et sur la vie des producteurs locaux », affirme le défenseur de la gastronomie.
Le réseau Slow Food : la diversité de ses membres est une force
En respectant la logique de production alimentaire, l’environnement et la biodiversité, chacun est ainsi amené à consommer des produits plus goûteux, savoureux et frais. Mais comment rejoindre les initiés ? Un peu partout, les réseaux Slow Food organisent foires locales et internationales, manifestations, ateliers du goût et marchés pour mettre en avant la qualité des produits et de leurs producteurs. Tout le monde peut devenir membre et/ou créer un Convivium.
Adhérer à l’association, c’est s’éduquer au goût, combattre la restauration rapide et les aliments standardisés en sauvant les recettes locales, les produits traditionnels, les espèces végétales et animales. Mais aussi devenir un maillon du réseau international de producteurs et de coproducteurs ayant pour objectifs la protection et la valorisation des produits alimentaires durables. Pour tout savoir sur les programmes d’éducation au goût, rendez-vous sur le site de Slow Food.
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