CuisineQuels sont les meilleurs restaurants du monde?
Le champion du monde
est... Danois
Comme en 2010, 2011 et 2012, le Noma de Copenhague arrive cette année en tête du palmarès des 50 meilleurs restaurants du monde, recensés depuis 2002 par le magazine britannique Restaurant, avec San Pelegrino en sponsor. Le chef danois René Redzepi récupère ainsi sa couronne, laissée en 2013 aux frères espagnols Roca, du restaurant El Celler de Can Roca de Gérone. Ces derniers arrivent cette fois seconds, devant l'Osteria Francescana (Modène, Italie), troisième comme l'an passé.
Les Français ? Pas dans leur assiette
Pour retrouver des Français dans ce classement, il faut descendre à la 11e place, avec le restaurant Mirazur (Menton, frontière italienne). L'établissement est tenu par l'Italo-Argentin Mauro Colagreco. Viennent ensuite quatre autres tablées de l'Hexagone : L'Arpege d'Alain Passard (25e), Le Chateaubriand d'Inaki Aizpitarte (27e), L'Atelier Saint-Germain de Joël Robuchon (31e) et L'Astrance de Pascal Barbot (38e). Le constat est donc sans appel : un Danois, un Brésilien, deux Américains, deux Britanniques, trois Espagnols et un Italien, mais point de Français dans le top 10.
Coupe du monde de la gastronomie
En quelques années, le World's 50 Best Restaurants est devenu un rendez-vous incontournable dans le monde de la gastronomie. Ses lauréats sont désignés par plus de 900 votants, critiques, chef, restaurateurs et gastronomes pêle-mêle, répartis en 26 zones géographiques. Les jurés doivent voter pour leurs sept établissements préférés dans l'ordre. Ils ne peuvent désigner que quatre restaurants de leur pays d'origine, et doivent avoir mangé aux tables qu'ils choisissent au maximum 18 mois avant le vote.
Deux lauréats frappés par des intoxications massives
Mais aucune note de frais n'étant exigée, cela laisse vite la porte ouverte aux dérives. Pis : depuis plusieurs années, des jurés français claquent la porte, à l'instar du journaliste François-Régis Gaudry, qui perçoit ce classement comme une « chambre d’enregistrement du buzz médiatique, avec ses modes, ses effets de loupe, ses engouements excessifs, ses humeurs moutonnières et ses petites manœuvres ». Ou encore le rédacteur en chef du site Atabula, Franck Pinay-Rabaroust, qui dénonce une « opacité totale à tous les niveaux ».
Le plus sévère des critiques est peut-être Gilles Pudlowski. Il parle dans les colonnes du Point de « fumisterie », et regrette par exemple que le Noma n'ait pas payé l'intoxication alimentaire qu'il a provoquée chez 63 convives en février 2013. Et Le Point de rappeler le passé trouble du chef britannique Heston Blumenthal, cinquième en 2014, malgré les centaines d'intoxications alimentaires qu'il a provoquées dans deux de ses restaurants, dont 24 dans le fameux Dinner de Londres, resté portes closes une semaine en février... avant d'être encensé par le classement de la revue Restaurant en avril !

Comment voulez voius que les "inventeurs" de FasT Food et de Mac Do puissent apprécier et donner de bonnes notes à des vrais cuisiniers

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