Le mouvement des gilets jaunes a été particulièrement opérant au niveau des stations de péages de nos autoroutes. Une aubaine pour les automobilistes qui ne s'acquittaient plus de la taxe en vigueur, lorsque les barrières étaient levées par les manifestants. Mais un cauchemar pour les sociétés d'autoroutes qui enregistrent des pertes énormes depuis le début du mouvement.
Et elles ont peut-être trouvé le moyen de récupérer une partie des pertes...

Vinci Autoroutes déclare la guerre aux contrevenants

Il semble qu'une nouvelle bataille se prépare et elle risque de surprendre plus d'un automobiliste, partisan ou non du mouvement des gilets jaunes. Il vous est peut-être arrivé d'emprunter une portion d'autoroute gratuitement depuis le début des actions et vous avez très certainement apprécié ce "geste" insolite. Seulement voilà, cette soudaine gratuité qui ne cesse de durer ne plaît pas vraiment aux exploitants des autoroutes sur notre territoire.
Vinci compte plus de 250 péages bloqués et des dizaines de millions d'euros perdus depuis le début du mouvement des GJ et ses opérations "péages gratuits". La société a décidé de mener une enquête afin d'identifier un maximum de véhicules ayant franchi un péage gratuit !

Un courrier envoyé aux automobilistes identifiés

Selon le quotidien régional Le Progrès "La société APRR (...) a même décidé de faire la traque à tous les automobilistes qui sont passés sans payer". Une traque qui se fera par le biais du visionnage des vidéosurveillances présentes sur chaque site et l'identification des plaques minéralogiques des véhicules. Un courrier sera ensuite adressé aux propriétaires des véhicules, accompagé d'une facture !
Cette identification s'annonce longue et compliquée, certaines portions autoroutières comptant des dizaines de milliers de voitures s'arrêtant aux péages quotidiennement. Les abonnés au service de télépéage qui empruntaient les files classiques pour ne pas "biper" risquent d'être facilement identifiable...
Légalement, les sociétés d'autoroutes sont dans leur bon droit car les usagers sont dans l'obligation de s'acquitter du péage, malgré les opérations "péages gratuits". Mais en cherchant à récupérer leur dû, Vinci et ses concurrents risquent d'attiser la colère des gilets jaunes et des automobilistes dans leur ensemble. Un risque qu'ils semblent néanmoins prêts à prendre...