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Pimaly
Par Pimaly mercredi 18 septembre 2019 12:49

Norman Rockwell

Exposés pour la première fois en Europe, 40 tableaux du peintre américain Norman Rockwell sont à découvrir au Mémorial de Caen.

Parmi les oeuvres emblématiques, "Les Quatre Libertés", tableaux inspirés par un discours mémorable du président Roosevelt, qui traduisent l'engagement de l'artiste dans l'effort de guerre...

http://dominique.gentel-levitan.over-blog.fr/2019/07/les-quatre-libertes.html

... et "Le problème qui nous concerne tous", réalisé en 1963 contre le racisme, sa plus célèbre illustration pour Look : Ruby Bridges, petite fille noire américaine, la première écolière noire escortée vers sa classe de La Nouvelle-Orléans par des agents fédéraux, sous les hurlements racistes.

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-trois-oeuvres-intemporelles-de-norman-rockwell-sont-decouvrir-au-memorial-6491312

Norman Rockwell est célèbre pour ses couvertures de magazines qu’il réalise notamment pour le Saturday Evening Post. Il est aussi l’auteur d’affiches célèbres. Son style se caractérise à la fois par son réalisme et par son humour.

L'essor de la la photographie et le déclin de l'illustration dans les années 60, amène Norman Rockwell à quitter le Saturday Evening Post. À la fin des années 60, il travaille pour la revue Look et illustre des thèmes plus en relation avec les convulsions politiques du temps.

Le Mémorial de Caen consacre une grande exposition à cet illustrateur populaire qui croquait une Amérique rêvée avant d’en décrire, plus tard, les noirceurs.

Norman Rockwell fut l’un des artistes les plus populaires aux États-Unis, renvoyant à ses contemporains l’image optimiste d’une société harmonieuse, essentiellement blanche et provinciale, avant, l’âge venu, de transformer ses pinceaux en armes de combat contre le racisme, le Ku Klux Klan, la guerre du Vietnam. Jusque-là, ce dessinateur croquait, avec une ironie bienveillante, menus événements domestiques et grands moments du XXe siècle.

Changement radical à 69 ans

Après avoir longtemps déroulé les chromos idéalisés d’une Amérique heureuse, même dans ses pires périodes (la « grande dépression », la Seconde Guerre mondiale), ce changement radical, à 69 ans, marque la fin de sa très longue collaboration (quarante-sept ans) avec The Saturday Evening Post et son transfert au magazine Look. Il passe, en 1963, d’une ligne rassurante (elle lui fut reprochée), où il convenait de ne représenter les Noirs qu’à des postes subalternes, à une conscience critique et combative au service de la cause des droits civiques. Rockwell abandonne les séries souriantes de Willie Gillis, jeune G.I. dont on suivait les plaisantes péripéties en dehors du front, ou de Liberty Girl, exemple de femme robuste et émancipée, engagée, comme travailleuse, dans la guerre.
Les illustrations colorées de Norman Rockwell, si chères au cœur des Américains, entraient dans la plupart des foyers. Elles avaient pour modèles l’homme et la femme de la rue. Le gouvernement les utilisa massivement pour l’édification des masses. On les voyait partout. On les aimait.

Le premier grand tournant dans sa carrière date de février-mars 1943 quand The Saturday Evening Post publie Les Quatre Libertés (d’expression, de conscience, de vivre à l’abri du besoin, d’être protégé), allusion au discours du président Roosevelt, le 6 janvier 1941, qui préparait l’opinion publique à une entrée probable dans la guerre contre le nazisme.

Le dédain de l’administration, l’engouement du public

« À la grande surprise de la Maison-Blanche, raconte Clothilde Mazau, médiatrice culturelle, cette partie du discours passa quasiment inaperçue. Mais pas pour Norman Rockwell qui en avait capté toute l’importance. » Pendant un an, ce thème le hante. Comment le traduire ? Il tâtonne, multiplie les esquisses. Jusqu’au jour où il décide de s’inspirer de sa famille et de ses voisins. Quand il propose de mettre son talent au service du gouvernement, l’administration lui fait savoir qu’elle fera appel à de vrais artistes plutôt qu’à un illustrateur. Le dédain des bureaucrates sera pris à revers par l’engouement immédiat du public. « Dès la première parution, des milliers de lecteurs réclament des reproductions, rappelle Clothilde Mazau. Le gouvernement imprime prestement quatre millions d’affiches, placardées dans les établissements publics, qui vont servir à soutenir l’effort de guerre, ajoutées à la tournée des tableaux dans une quinzaine de villes. »
Le Mémorial de Caen ne s’arrête pas à cet épisode glorieux. Il remet en perspective, sur deux niveaux, pour respecter la césure des deux périodes, avec une cinquantaine de tableaux et d’objets, la carrière prolixe de cet illustrateur précoce. Norman Rockwell avait débuté à 16 ans. Il ne lâchera ses pinceaux qu’à 84, laissant derrière lui une moisson de 4 000 oeuvres.

Jusqu'au 27 octobre.


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