Contrefaçons, faux médicaments : l’UE ouvre une enquête visant Alibaba

- 6 novembre 2023 13:52


Quand, en pleine crise du covid, je luttais contre les incitations d'une Quintonicienne à acheter des produits illicites sur ce site chinois...

La Commission européenne a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête visant le site chinois de vente en ligne Aliexpress concernant la distribution présumée de produits illégaux, notamment de faux médicaments. L'exécutif bruxellois a expliqué avoir adressé à Aliexpress une demande formelle d'informations sur les mesures prises par cette filiale du géant chinois Alibaba afin de protéger les consommateurs conformément à la nouvelle législation européenne sur les services numériques (DSA) entrée en vigueur fin août.

Bruxelles avait déjà ouvert en octobre trois enquêtes visant les réseaux sociaux TikTok, X (ex-Twitter) et le groupe Meta (Facebook, Instagram) pour réclamer des précisions sur les mesures qu'ils mettent en œuvre contre la diffusion de « fausses informations », d'images et de propos violents, après les attaques du Hamas contre Israël. L'enquête annoncée lundi est la première visant le e-commerce dans le cadre du règlement DSA.

- Une première étape

Cette réglementation sur les services numériques « ne concerne pas seulement les discours haineux et la désinformation […], elle vise également à garantir le retrait des produits illégaux ou dangereux vendus dans l'UE via des plateformes de commerce en ligne », a déclaré le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton. Il a mis en garde contre « le nombre croissant de faux médicaments et de produits pharmaceutiques potentiellement mortels vendus en ligne ».

La demande d'informations envoyée à Aliexpress ne constitue pas pour l'instant une mise en cause. Mais il s'agit de la première étape dans une procédure qui peut conduire à de lourdes sanctions financières en cas d'infractions avérées et prolongées à la réglementation. Dans des cas extrêmes, les amendes peuvent atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial du groupe.

- Règles pour 19 très grands acteurs de l'Internet

Aliexpress doit fournir les informations réclamées par la Commission au plus tard le 27 novembre 2023. « Sur la base de l'évaluation des réponses, la Commission déterminera les prochaines étapes », précise-t-elle dans un communiqué. Le DSA impose depuis fin août des règles plus strictes à 19 très grands acteurs de l'Internet, dont X, Facebook, Instagram et TikTok, ainsi que les géants de la vente en ligne Amazon et Alibaba.

Ces règles incluent l'obligation d'agir « promptement » pour retirer tout contenu illicite ou d'en rendre l'accès impossible dès que la plateforme en a connaissance. Les sites de vente en ligne doivent également contrôler l'identité des vendeurs avant de les autoriser sur leur plateforme et bloquer les fraudeurs récidivistes. La vente illégale de médicaments en ligne, notamment de produits contrefaits ou de fausses substances médicamenteuses, a augmenté ces dernières années dans l'Union européenne, selon un rapport publié par Europol et l'Office de l'UE pour la propriété intellectuelle.

La majorité des contrefaçons pharmaceutiques sont désormais distribuées en ligne et les produits pharmaceutiques contrefaits font l'objet d'une large publicité sur les médias sociaux, d'après ce rapport portant sur l'année 2022. Les autorités sanitaires européennes ont, par exemple, alerté fin octobre les pharmaciens sur la circulation de stylos injecteurs faussement étiquetés comme contenant de l'Ozempic, un traitement contre le diabète détourné à des fins d'amaigrissement.

Par V.D. avec AFP – Le Point, 06/11/2023

Contrefaçons, faux médicaments : l’UE ouvre une enquête visant Alibaba

6 novembre 2023 13:52


Quand, en pleine crise du covid, je luttais contre les incitations d'une Quintonicienne à acheter des produits illicites sur ce site chinois...

La Commission européenne a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête visant le site chinois de vente en ligne Aliexpress concernant la distribution présumée de produits illégaux, notamment de faux médicaments. L'exécutif bruxellois a expliqué avoir adressé à Aliexpress une demande formelle d'informations sur les mesures prises par cette filiale du géant chinois Alibaba afin de protéger les consommateurs conformément à la nouvelle législation européenne sur les services numériques (DSA) entrée en vigueur fin août.

Bruxelles avait déjà ouvert en octobre trois enquêtes visant les réseaux sociaux TikTok, X (ex-Twitter) et le groupe Meta (Facebook, Instagram) pour réclamer des précisions sur les mesures qu'ils mettent en œuvre contre la diffusion de « fausses informations », d'images et de propos violents, après les attaques du Hamas contre Israël. L'enquête annoncée lundi est la première visant le e-commerce dans le cadre du règlement DSA.

- Une première étape

Cette réglementation sur les services numériques « ne concerne pas seulement les discours haineux et la désinformation […], elle vise également à garantir le retrait des produits illégaux ou dangereux vendus dans l'UE via des plateformes de commerce en ligne », a déclaré le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton. Il a mis en garde contre « le nombre croissant de faux médicaments et de produits pharmaceutiques potentiellement mortels vendus en ligne ».

La demande d'informations envoyée à Aliexpress ne constitue pas pour l'instant une mise en cause. Mais il s'agit de la première étape dans une procédure qui peut conduire à de lourdes sanctions financières en cas d'infractions avérées et prolongées à la réglementation. Dans des cas extrêmes, les amendes peuvent atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial du groupe.

- Règles pour 19 très grands acteurs de l'Internet

Aliexpress doit fournir les informations réclamées par la Commission au plus tard le 27 novembre 2023. « Sur la base de l'évaluation des réponses, la Commission déterminera les prochaines étapes », précise-t-elle dans un communiqué. Le DSA impose depuis fin août des règles plus strictes à 19 très grands acteurs de l'Internet, dont X, Facebook, Instagram et TikTok, ainsi que les géants de la vente en ligne Amazon et Alibaba.

Ces règles incluent l'obligation d'agir « promptement » pour retirer tout contenu illicite ou d'en rendre l'accès impossible dès que la plateforme en a connaissance. Les sites de vente en ligne doivent également contrôler l'identité des vendeurs avant de les autoriser sur leur plateforme et bloquer les fraudeurs récidivistes. La vente illégale de médicaments en ligne, notamment de produits contrefaits ou de fausses substances médicamenteuses, a augmenté ces dernières années dans l'Union européenne, selon un rapport publié par Europol et l'Office de l'UE pour la propriété intellectuelle.

La majorité des contrefaçons pharmaceutiques sont désormais distribuées en ligne et les produits pharmaceutiques contrefaits font l'objet d'une large publicité sur les médias sociaux, d'après ce rapport portant sur l'année 2022. Les autorités sanitaires européennes ont, par exemple, alerté fin octobre les pharmaciens sur la circulation de stylos injecteurs faussement étiquetés comme contenant de l'Ozempic, un traitement contre le diabète détourné à des fins d'amaigrissement.

Par V.D. avec AFP – Le Point, 06/11/2023

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melisse

8 novembre 2023 06:48

les médicaments qu'ils soient de france ou d'ailleurs sont faits pour enrichir les entreprises pharmaceutiques pas pour soigner le malade !

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Avatar DominiqueW88

DominiqueW88

7 novembre 2023 19:31

Pour ma part, pendant 2 ans j’ai acheté un médicament directement en Inde parce qu’il était vendu 3,5 fois moins cher qu’en France et non remboursable. Puis, en vacances à Djerba, générique à 37 centimes pièce. Le tout sans ordonnance bien entendu.
Maintenant, le générique est vendu en France 35 centimes pièce alors que la marque est à 3 euros pièce. Et là, c'est avec ordonnance.
Donc, quand on nous donne la possibilité, on fait bien.

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Avatar artmonika

artmonika

7 novembre 2023 16:15
janine33 a écrit :
Mais nous avons souscrit à la libre concurrence et au « maintient du pouvoir d’achat » , par des prix bas , prix qui sont « régulés » par le marché !
Tant que la société n’aura comme valeur que la ligne de mire du pouvoir d’achat ( donc celle de la consommation ) , nous aurons des délocalisations .

Evidemment.
On voit ce que donne la libre concurrence et pas seulement pour les médicaments. Je pense à l'énergie notamment.

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Avatar janine33

janine33

7 novembre 2023 15:56
artmonika a écrit :
C'est en effet la vraie question.
C'est quand même lamentable que nous en soyons arrivés à une pénurie de médicaments "chez nous" au jour d'aujourd'hui.
Quand on voit l'argent qui coule dans les grands labos, c'est une honte !

Mais nous avons souscrit à la libre concurrence et au « maintient du pouvoir d’achat » , par des prix bas , prix qui sont « régulés » par le marché !
Tant que la société n’aura comme valeur que la ligne de mire du pouvoir d’achat ( donc celle de la consommation ) , nous aurons des délocalisations .

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Avatar artmonika

artmonika

7 novembre 2023 14:53
Vieuxchat a écrit :
Quand la France sera t-elle capable de refaire les médicaments les plus utilisés ? Marre de dépendre d'autres pays, surtout de la Chine...

C'est en effet la vraie question.
C'est quand même lamentable que nous en soyons arrivés à une pénurie de médicaments "chez nous" au jour d'aujourd'hui.
Quand on voit l'argent qui coule dans les grands labos, c'est une honte !

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Avatar artmonika

artmonika

7 novembre 2023 09:03

Pour moi, c'est complètement irresponsable d'acquérir des médicaments destinés à se soigner hors du circuit les authentifiant et les validant.
Comme c'est tout aussi irresponsable d'opter pour les sites étrangers qui proposent des prix attractifs, pour recourir à la chirurgie, notamment esthétique, ou à des soins dentaires tels les implants.
C'est jouer avec sa santé et, évidemment, prendre des risques avérés.
Bonne journée.

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Avatar janine33

janine33

7 novembre 2023 07:45

Comme quoi , la liberté d’échange des produits est une gangrène qui résulte du droit de commercer mondialement , ce droit s’étant ouvert tant aux honnêtes gens qu’aux faussaires .
Il nous sera impossible d’endiguer quoique ce soit : les voleurs sont probablement plus nombreux que les honnêtes gens .

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poloderouen2013

7 novembre 2023 06:39

au lieu de brandir l'interdit, qu'ils analyses les produits incriminés et les divulguent sur le net, par les grands Boss des médocs Francais, on fait le ménage chez nous... les autres se Demer......t.

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alain

6 novembre 2023 19:31

GIF

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alain

6 novembre 2023 18:34
carousse a écrit :
quand les Français accepteront de les payer aux prix français

Facile comme réponse donc
N.B. : Je peux continuer de souffrir de ma (mes) maladie orpheline avec la bouche fermée
!

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Avatar carousse

carousse

6 novembre 2023 18:26
Vieuxchat a écrit :
Quand la France sera t-elle capable de refaire les médicaments les plus utilisés ? Marre de dépendre d'autres pays, surtout de la Chine...

quand les Français accepteront de les payer aux prix français

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alain

6 novembre 2023 17:19

" La contrefaçon de médicaments est un problème majeur dans de nombreux pays africains. Des recherches ont montré que de nombreux pays en développement ont une forte prévalence de médicaments de qualité inférieure. Par exemple, jusqu'à 88,4 % des antipaludiques sur certains marchés africains ont été signalés comme étant des contrefaçons. L'utilisation de médicaments inefficaces est à l'origine de 64 000 à 158 000 décès dus au paludisme chaque année en Afrique subsaharienne.
Ce trafic rapporterait 200 milliards de dollars et tue de plus en plus. 120 000 enfants succombent chaque année en Afrique. Un trafic qui gangrène tout le continent et contribue au financement du terrorisme. "
" Un quart des médicaments vendus en Afrique sont faux ou périmés "

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Vieuxchat

6 novembre 2023 14:55

Quand la France sera t-elle capable de refaire les médicaments les plus utilisés ? Marre de dépendre d'autres pays, surtout de la Chine...

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