
Nymphea73
doiver a écrit :
si j'ai fait remonter votre sujet c'est simplement c'est qu'il est bon de se rappeler que nous serons tous confrontés à la fin de vie à un moment ou un autre ...
C'est une problématique qui m'a concernée directement et j'ai rédigé mes directives anticipées pour décharger ma fille de ce poids de la décision d'abréger une fin de vie et de la culpabilité souvent inévitable qui l'accompagne (mon père est DCD en Unité de Soins Palliatifs et sous pompe à morphine).
Nymphea73
hervé Nono a écrit :
Bonjour
Dans des circonstances un peu différentes
J’ai pu accompagner un peu un homme dans ses dernières semaines de vie
En fait il aurait pu vivre encore cet homme mais très diminué dans ses capacités physiques et intellectuelles
C’est surtout la dégradation de son intellect qui a conduit cet homme à choisir de quitter le monde des apparences en cessant de s’alimenter
J’ai cru comprendre à cette occasion qu’une personne a le droit de cesser de s’alimenter et que la loi ne peut pas l’y contraindre .....
🐸🙂🐈
Le refus alimentaire est fréquent chez les personnes très âgées ou en état de démence. Dans ce cas précis, même en EHPAD, le "forçage" est assimilé à de la maltraitance et la personne mise sous perfusion. La famille est prévenue de l'état de dégradation et une décision commune de "laisser partir" peut être prise (c'est du vécu).
doiver
Nymphea73 a écrit :
Je ne sais qui a fait remonter ce sujet de 2015 ..... Je n'ai pas changé de conviction et ai rédigé mes directives anticipées indiquant le refus d'acharnement thérapeutique et ma fille est ma "personne de confiance". Des médecins font des injections létales (en prenant le risque d'être poursuivis pour homicide volontaire) et ceci à la demande du patient, de sa famille dans des cas extrêmes de douleurs insupportables qui ne sont plus soulagées par la morphine et/ou ses dérivés. C'est un problème de société malgré la loi Leonetti-Claeys de 2016 qui ne permet que la sédation profonde et continue jusqu'au décès du malade.
si j'ai fait remonter votre sujet c'est simplement c'est qu'il est bon de se rappeler que nous serons tous confrontés à la fin de vie à un moment ou un autre ...
doiver
Dans le début la première phrase ce récit , paru dans les journaux de l'époque c'est le mot "aidé"qui me choc .Il est employé dans le sens de" facilité"" rendre possible ", pour moi il condamne déjà Jean Mercier . J'aurai préféré le mot " pour avoir soutenu " . Puisque c'était une décision commune . C'est pourquoi les jurés ne doivent pas lire la presse ... Il a été innocenté en décembre 2017 depuis il est parti rejoindre son épouse . Il a voulu transformer son combat personnel en bataille collective . Mais le sujet de l'euthanasie reste tabou .... Acquitté pour un geste d'amour ....
hervé Nono
Bonjour
Dans des circonstances un peu différentes
J’ai pu accompagner un peu un homme dans ses dernières semaines de vie
En fait il aurait pu vivre encore cet homme mais très diminué dans ses capacités physiques et intellectuelles
C’est surtout la dégradation de son intellect qui a conduit cet homme à choisir de quitter le monde des apparences en cessant de s’alimenter
J’ai cru comprendre à cette occasion qu’une personne a le droit de cesser de s’alimenter et que la loi ne peut pas l’y contraindre .....
🐸🙂🐈
Nymphea73
Adoldo a écrit :
Je suis un partisan convaincu du droit pour chacun de choisir sa fin de vie. Pour l'euthanasie, j'acquitterais Jean Mercier. J'attends toujours une loi digne de ce nom (pas la loi Léonetti-Claeys) qui permettrait à chacun d'être véritablement libre.
La loi Leonetti-Claeys est une hypocrisie car il s'agit bien de provoquer le décès par un arrêt de l'assistance respiratoire, de la perfusion, de l'alimentation par sonde gastrique, etc avec une sédation profonde par de la morphine. Au préalable, le cas du/de la malade est examiné par un Comité d'Ethique qui accepte ou refuse l'accès à la fin de vie programmée. Je suis au fait de cette problématique ayant accompagné la fin de vie d'une jeune femme de 27 ans en état végétatif chronique depuis l'âge de 11 ans, ceci à la demande de sa Maman que je connaissais.
moh
Force doit rester à la loi.... Si elle ne convient plus faut la changer...
Dans le cas qui nous est soumis ici, ma sympathie va au monsieur... Et logiquement il sera condamné (à une peine de principe).
Ceci dit en tant que juré seul doit entrer en compte le rapport à la loi ( et éventuellement les arrangements que celle ci permet)... la morale, la politique, les intérêts des uns et des autres ne doit pas entrer en considération. Il y va de la cohésion de la société...
Nymphea73
Je ne sais qui a fait remonter ce sujet de 2015 ..... Je n'ai pas changé de conviction et ai rédigé mes directives anticipées indiquant le refus d'acharnement thérapeutique et ma fille est ma "personne de confiance". Des médecins font des injections létales (en prenant le risque d'être poursuivis pour homicide volontaire) et ceci à la demande du patient, de sa famille dans des cas extrêmes de douleurs insupportables qui ne sont plus soulagées par la morphine et/ou ses dérivés. C'est un problème de société malgré la loi Leonetti-Claeys de 2016 qui ne permet que la sédation profonde et continue jusqu'au décès du malade.
hervé Nono
Et bien merci pour ce sujet nymphéa
je pense que les gens qui s’aiment ont le droit de faire des choix communs ,,,
Je présume que ce couple qui était manifestement uni
Était également bien informé ,sur les tenants et aboutissants de leurs siuations individuelles et commune ,,,
et qu’ils ont partagé une décision qui juridiquement est peut-être répréhensible..
Mais qui humainement est respectable
Donc je les acquitterais ,,,
doiver
IL est facile de voir les choses suivant nos convictions telles qu'elles sont décrites ici . Nous sommes tous potentiellement des jurés sauf exception (déchus des droits civiques , âgé de moins de 23 ans et plus de 75 ans ) C'est une expérience très enrichissante qu'il ne faut pas refuser . Une affaire ne se résume pas en quelques lignes surtout quand des vies en dépendent .....
