Au bonheur des papilles

- 16 septembre 2023 14:05

Umami : le cinquième goût selon les Japonais, est-il vraiment la révolution gastronomique qu’on nous promet ?

Fabrizio Bucella : Il est assez complexe de définir le umami. C’est une histoire gustative, bien sûr, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est aussi, pour partie à tout le moins, une affaire marketing. A cet égard, il est pertinent de rappeler la différence de perception entre le umami, du côté des Japonais, et ce qu’en observent les occidentaux car le sujet est aussi très culturel. Notons d’ailleurs que c’est la première fois que l’une des saveurs dites fondamentales a un nom culturellement marqué. 

Passé ce préambule, il importe de définir ce qu’est une saveur fondamentale. Sur le plan scientifique, il s’agit d’une saveur gustative qui engendre une réponse sensorielle spécifique, liée à une famille de molécules spécifiques et potentiellement à des récepteurs spécifiques au niveau des papilles (ce n’est pas systématique). L’umami, puisque c’est de lui qu’il est question, serait la responsable sensorielle à la famille de molécule à laquelle appartient le glutamate monosodique (GMS). 

C’est un exhausteur de goût. C’est pour cela qu’il est difficile de définir sa saveur exacte puisqu’il vient relever le goût des autres aliments. Une étude menée sur des monolingues américains et des bilingues anglais-japonais illustre bien la difficulté des premiers à poser un mot sur le goût exact de l’umami tandis que les locuteurs d’origines japonaise disposaient d’au moins deux mots pour l’identifier : umaï, que nous avons traduit par umami, et ajinomoto, du nom de la firme qui commercialise le glutamate monosodique au Japon. Cette firme, il est intéressant de le savoir, a été fondée par un homme réputé pour avoir découvert la saveur umami. L’entreprise qu’il a fondée commercialise d’ailleurs le GMS aux producteurs agricoles.

⚫ Les quatre premiers goûts sont généralement associés au doux, à l'acide, à l'amer ou au salé. Comment qualifier, en Français, le umami ? Existe-t-il ici aussi depuis plus longtemps que nous ne pourrions le penser ?

Il est vrai de penser que l’umami existait chez nous, et ce depuis longtemps, en témoigne Jean Anthelme Brillat-Savarin et le terme “osmazôme” (du grec ancien osmế pour « odeur » et zômós pour « jus, bouillon ») qu’il avait popularisé 100 ans avant Ikeda, le fondateur de la société Ajinomoto. Le terme remonte, lui-même, au premier empire et désigne un phénomène chimique spécifique : l’extraction des saveurs des viandes, qui présente une saveur spécifique. C’est celle que l’on retrouve dans les bouillons et les potages, qu’on retrouve dans de nombreuses cultures, y compris occidentales. L’extraction lente, par chaleur, de légumes, de viandes ou de poissons entraîne l’apparition (notamment) de glutamates monosodiques, ce qui correspond à l’umami. La composition du bouillon cube est assez proche de celle de l’umami, même s'il y a davantage de gras et de sel. C’est pour cela que nous avons plus de mal à l’identifier en occident.

Le parmesan, par exemple, est composé de beaucoup de graisse et de beaucoup de sel… Ainsi que d’une bonne dose de glutamate monosodique. Mais encore faut-il retirer la graisse et le sel pour identifier le dernier composant. Sans l’avoir dégusté de façon “pure” par le passé, il est difficile de l’identifier.

⚫ Faut-il penser qu'il pourrait changer le rapport des chefs à leur cuisine ? Dans quelle mesure faut-il s'attendre à des changements gastronomiques ?

Il ne faut pas s’attendre au moindre changement sur le plan gastronomique. L’idée même que l’umami pourrait bouleverser notre culture gustative est, à mon sens, une vaste blague. Ce qui n’empêche pas un certain nombre de cuisiniers de parler d’umami, parce qu’il s’agit d’un terme très à la mode ces derniers temps. Mais dans les faits, nos grands-mères utilisaient déjà l’umami “naturel” dans leurs propres plats. Les oignons, par exemple contiennent beaucoup “d’umami naturel” et c’est bien pour cela qu’il faut les faire rissoler avant la préparation et non pendant. C’est tout l’objet de l’extraction. C’est vrai aussi pour les tomates (particulièrement les tomates cerises et les tomates très mûres, qui sont des grandes pourvoyeuses d’umami) que l’on cuit lentement. Les sauces à base de tomates sont remplies de glutamate monosodique. Le viandier de Taillevent est rempli de recettes qui comportent, peut-être involontairement mais tout de même, du glutamate monosodique. Cela n’a rien de nouveau. 

Fabrizio Bucella, critique gastronomique, docteur en sciences et professeur ordinaire à l'Université Libre de Bruxelles.

Au bonheur des papilles

16 septembre 2023 14:05

Umami : le cinquième goût selon les Japonais, est-il vraiment la révolution gastronomique qu’on nous promet ?

Fabrizio Bucella : Il est assez complexe de définir le umami. C’est une histoire gustative, bien sûr, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est aussi, pour partie à tout le moins, une affaire marketing. A cet égard, il est pertinent de rappeler la différence de perception entre le umami, du côté des Japonais, et ce qu’en observent les occidentaux car le sujet est aussi très culturel. Notons d’ailleurs que c’est la première fois que l’une des saveurs dites fondamentales a un nom culturellement marqué. 

Passé ce préambule, il importe de définir ce qu’est une saveur fondamentale. Sur le plan scientifique, il s’agit d’une saveur gustative qui engendre une réponse sensorielle spécifique, liée à une famille de molécules spécifiques et potentiellement à des récepteurs spécifiques au niveau des papilles (ce n’est pas systématique). L’umami, puisque c’est de lui qu’il est question, serait la responsable sensorielle à la famille de molécule à laquelle appartient le glutamate monosodique (GMS). 

C’est un exhausteur de goût. C’est pour cela qu’il est difficile de définir sa saveur exacte puisqu’il vient relever le goût des autres aliments. Une étude menée sur des monolingues américains et des bilingues anglais-japonais illustre bien la difficulté des premiers à poser un mot sur le goût exact de l’umami tandis que les locuteurs d’origines japonaise disposaient d’au moins deux mots pour l’identifier : umaï, que nous avons traduit par umami, et ajinomoto, du nom de la firme qui commercialise le glutamate monosodique au Japon. Cette firme, il est intéressant de le savoir, a été fondée par un homme réputé pour avoir découvert la saveur umami. L’entreprise qu’il a fondée commercialise d’ailleurs le GMS aux producteurs agricoles.

⚫ Les quatre premiers goûts sont généralement associés au doux, à l'acide, à l'amer ou au salé. Comment qualifier, en Français, le umami ? Existe-t-il ici aussi depuis plus longtemps que nous ne pourrions le penser ?

Il est vrai de penser que l’umami existait chez nous, et ce depuis longtemps, en témoigne Jean Anthelme Brillat-Savarin et le terme “osmazôme” (du grec ancien osmế pour « odeur » et zômós pour « jus, bouillon ») qu’il avait popularisé 100 ans avant Ikeda, le fondateur de la société Ajinomoto. Le terme remonte, lui-même, au premier empire et désigne un phénomène chimique spécifique : l’extraction des saveurs des viandes, qui présente une saveur spécifique. C’est celle que l’on retrouve dans les bouillons et les potages, qu’on retrouve dans de nombreuses cultures, y compris occidentales. L’extraction lente, par chaleur, de légumes, de viandes ou de poissons entraîne l’apparition (notamment) de glutamates monosodiques, ce qui correspond à l’umami. La composition du bouillon cube est assez proche de celle de l’umami, même s'il y a davantage de gras et de sel. C’est pour cela que nous avons plus de mal à l’identifier en occident.

Le parmesan, par exemple, est composé de beaucoup de graisse et de beaucoup de sel… Ainsi que d’une bonne dose de glutamate monosodique. Mais encore faut-il retirer la graisse et le sel pour identifier le dernier composant. Sans l’avoir dégusté de façon “pure” par le passé, il est difficile de l’identifier.

⚫ Faut-il penser qu'il pourrait changer le rapport des chefs à leur cuisine ? Dans quelle mesure faut-il s'attendre à des changements gastronomiques ?

Il ne faut pas s’attendre au moindre changement sur le plan gastronomique. L’idée même que l’umami pourrait bouleverser notre culture gustative est, à mon sens, une vaste blague. Ce qui n’empêche pas un certain nombre de cuisiniers de parler d’umami, parce qu’il s’agit d’un terme très à la mode ces derniers temps. Mais dans les faits, nos grands-mères utilisaient déjà l’umami “naturel” dans leurs propres plats. Les oignons, par exemple contiennent beaucoup “d’umami naturel” et c’est bien pour cela qu’il faut les faire rissoler avant la préparation et non pendant. C’est tout l’objet de l’extraction. C’est vrai aussi pour les tomates (particulièrement les tomates cerises et les tomates très mûres, qui sont des grandes pourvoyeuses d’umami) que l’on cuit lentement. Les sauces à base de tomates sont remplies de glutamate monosodique. Le viandier de Taillevent est rempli de recettes qui comportent, peut-être involontairement mais tout de même, du glutamate monosodique. Cela n’a rien de nouveau. 

Fabrizio Bucella, critique gastronomique, docteur en sciences et professeur ordinaire à l'Université Libre de Bruxelles.

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Avatar paule

paule

17 septembre 2023 11:25
helene9434 a écrit :
vous avez bien lu le texte ?
plusieurs fois il est dit que la substance appelée glutamate de sodium (l'umami japonais) existe à l'état naturel dans presque tous les plats français.

je ne lis les pavés qu'en diagonale
et j'ai répondu à ce post :
nous avons tout ce qu'il faut naturellement (je souligne naturellement)
si nous cuisons nos aliments comme il se doit.
Tous les pays n'ont pas cette diversité dans l'assiette. Profitons de notre chance

la phrase ci-dessous recopiée , était ironique : (voir le "lol" en fin de phrase !) :
"On ingère déjà bien assez de produits inutiles
out le umami lol"

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Avatar janine33

janine33

17 septembre 2023 09:35
helene9434 a écrit :
en fait, je voulais dire que je connais ce symptôme depuis les années 70, car c'est à ce moment qu'on en a beaucoup parlé, les restaurants asiatiques se multipliant, en particulier à Paris, à la fin de la guerre du Vietnam et les boat-people.
Il devait évidemment exister depuis plus longtemps, mais de façon moins fréquente.
De plus, je travaillais dans une société de négoce et d'importation de produits chimiques, notamment dans le domaine pharmaceutique et cosmétiques. J'avoue que je ne me souviens plus exactement du pourquoi certaines personnes y sont très sensibles et pas d'autres.

Des réactions particuliers sont tout à fait possible . Comme à d’autres aliments qui ne nous conviennent pas. Je n’en avais pas entendu parler .
Est ce fréquent ?
Est ce que ça diminue avec l’habitude ?

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Avatar Dany

Dany

17 septembre 2023 08:52

L'umami serait donc un tsunami dans notre culture gustative ! 😁

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Avatar helene9434

helene9434

17 septembre 2023 07:31
Sylvaine a écrit :
OK.
Je vous demandais car vous disiez :"je sais ce qu'est le "syndrome du restaurant chinois", comme on disait dans les années 70."

Je pensais que vous pourriez m'en dire plus.

C'est la 1ère fois que j'entends parler de ce syndrome. Mais si ça date des années 70.... je ne suis pas au fait de l'info, ce n'est pas peu dire. 😏

Mais j'aime tellement cette cuisine.... que je ferai fi de mes fourmillements. 😊

en fait, je voulais dire que je connais ce symptôme depuis les années 70, car c'est à ce moment qu'on en a beaucoup parlé, les restaurants asiatiques se multipliant, en particulier à Paris, à la fin de la guerre du Vietnam et les boat-people.
Il devait évidemment exister depuis plus longtemps, mais de façon moins fréquente.
De plus, je travaillais dans une société de négoce et d'importation de produits chimiques, notamment dans le domaine pharmaceutique et cosmétiques. J'avoue que je ne me souviens plus exactement du pourquoi certaines personnes y sont très sensibles et pas d'autres.

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Avatar janine33

janine33

17 septembre 2023 07:03

Comment faire un goût umami ? ( wiki)
L'association de deux aliments riches en umami accentue la sensation du goût umami. Par exemple, faire une soupe en combinant des poireaux et des carottes (riches en acide glutamique) avec un bouillon de poulet ou de veau (riches en nucléotides) crée une saveur umami.

C’est la base des pots au feu de nos grands mères , du bœuf bourguignon , du civet …. Ces bons plats à cuisine profonde , qui durent plusieurs heures et où les fumets se mélangent pour former un goût et un parfum qui s’accroche . On le retrouve , version prête à l’emploi dans les bouillons-cube : Royco, maggi,knorr …
Nous avons fait de l’umami sans le savoir !

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Avatar janine33

janine33

17 septembre 2023 06:51

Un goût que j’adore , j’ignorais son nom ! J’affectionne les restos chinois pour une saveur particulière indéfinissable .

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Sylvaine

16 septembre 2023 21:14
helene9434 a écrit :
je ne suis pas médecin !
il faudrait demander plus de précision au vôtre ou à votre pharmacien.

OK.
Je vous demandais car vous disiez :"je sais ce qu'est le "syndrome du restaurant chinois", comme on disait dans les années 70."

Je pensais que vous pourriez m'en dire plus.

C'est la 1ère fois que j'entends parler de ce syndrome. Mais si ça date des années 70.... je ne suis pas au fait de l'info, ce n'est pas peu dire. 😏

Mais j'aime tellement cette cuisine.... que je ferai fi de mes fourmillements. 😊

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Avatar helene9434

helene9434

16 septembre 2023 21:05
Sylvaine a écrit :
Oui mais pourquoi ça donne de tels fourmillements ?
Un malaise qui ne dure pas longtemps mais ça fait drôle, ce n'est pas agréable du tout.

C'est nocif ???

je ne suis pas médecin !
il faudrait demander plus de précision au vôtre ou à votre pharmacien.

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Avatar Sylvaine

Sylvaine

16 septembre 2023 21:00
helene9434 a écrit :
oui, je sais ce qu'est le "syndrome du restaurant chinois", comme on disait dans les années 70.
les asiatiques rajoutent une bonne quantité de glutamate de synthèse dans leur plats.
Les occidentaux ne le supportent pas toujours, pas habitués depuis l'enfance...
Pour ma part, je n'en ai jamais souffert, mais j'ai connu des collègues qui l'ont eu.
Peut-être que depuis les années 70, les quantités ont un peu diminué dans les restaus en Europe.

Dans les selfs, les chaînes, ça me le fait systématiquement.
Or, chez le petit resto artisanal dont je parlais, rien. Alors que leurs sauces ont la même consistance.

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Avatar Sylvaine

Sylvaine

16 septembre 2023 20:57
helene9434 a écrit :
oui, je sais ce qu'est le "syndrome du restaurant chinois", comme on disait dans les années 70.
les asiatiques rajoutent une bonne quantité de glutamate de synthèse dans leur plats.
Les occidentaux ne le supportent pas toujours, pas habitués depuis l'enfance...
Pour ma part, je n'en ai jamais souffert, mais j'ai connu des collègues qui l'ont eu.
Peut-être que depuis les années 70, les quantités ont un peu diminué dans les restaus en Europe.

Oui mais pourquoi ça donne de tels fourmillements ?
Un malaise qui ne dure pas longtemps mais ça fait drôle, ce n'est pas agréable du tout.

C'est nocif ???

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Avatar helene9434

helene9434

16 septembre 2023 20:53
Sylvaine a écrit :
Oui, Hélène.
Mais dans les plats asiatiques des chaînes de restos, il doit être beaucoup plus présent.

Lors d'une visite chez mon médecin, je lui dis :
"Docteur, à chaque fois que je vais manger au chinois avec mes amis, j'ai une réaction lors de la digestion. Je ressens un certain malaise, des fourmillements dans les membres supérieurs et sur mon visage.".
Il me répond :"Glutamate ? !".
C'est tout.
Il n'est pas très causant.

Donc, je ne vais plus dans les restos genre self mais j'ai découvert un petit resto où le patron cuisine tout lui-même. Sa cuisine est ouverte aux regards et l'on voit 4 pianos protégés par du papier alu et ses énormes marmites en fer blanc au dessus desquelles il s'affaire.
C'est très propre, sa femme et lui sont toujours tirés à 4 épingles et d'une gentillesse, d'une convivialité hors pairs. !
Dès que vous rentrez, ça sent trop bon.
Je prends des plats à emporter pour le bureau.
Je n'ai jamais ressenti ce malaise de fourmillement après avoir mangé leurs plats.
Et pourtant, du glutamate, il doit y en avoir aussi.
Sûrement moins.

oui, je sais ce qu'est le "syndrome du restaurant chinois", comme on disait dans les années 70.
les asiatiques rajoutent une bonne quantité de glutamate de synthèse dans leur plats.
Les occidentaux ne le supportent pas toujours, pas habitués depuis l'enfance...
Pour ma part, je n'en ai jamais souffert, mais j'ai connu des collègues qui l'ont eu.
Peut-être que depuis les années 70, les quantités ont un peu diminué dans les restaus en Europe.

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Avatar Sylvaine

Sylvaine

16 septembre 2023 19:47
helene9434 a écrit :
vous avez bien lu le texte ?
plusieurs fois il est dit que la substance appelée glutamate de sodium (l'umami japonais) existe à l'état naturel dans presque tous les plats français.

Oui, Hélène.
Mais dans les plats asiatiques des chaînes de restos, il doit être beaucoup plus présent.

Lors d'une visite chez mon médecin, je lui dis :
"Docteur, à chaque fois que je vais manger au chinois avec mes amis, j'ai une réaction lors de la digestion. Je ressens un certain malaise, des fourmillements dans les membres supérieurs et sur mon visage.".
Il me répond :"Glutamate ? !".
C'est tout.
Il n'est pas très causant.

Donc, je ne vais plus dans les restos genre self mais j'ai découvert un petit resto où le patron cuisine tout lui-même. Sa cuisine est ouverte aux regards et l'on voit 4 pianos protégés par du papier alu et ses énormes marmites en fer blanc au dessus desquelles il s'affaire.
C'est très propre, sa femme et lui sont toujours tirés à 4 épingles et d'une gentillesse, d'une convivialité hors pairs. !
Dès que vous rentrez, ça sent trop bon.
Je prends des plats à emporter pour le bureau.
Je n'ai jamais ressenti ce malaise de fourmillement après avoir mangé leurs plats.
Et pourtant, du glutamate, il doit y en avoir aussi.
Sûrement moins.

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Avatar helene9434

helene9434

16 septembre 2023 18:38
paule a écrit :
Pour faire court, vous nous demandez ce que l'on pense des exhausteur de goût.

Si les aliments sont cuits correctement, nous avons largement de quoi régaler nos papilles en France.
On ingère déjà bien assez de produits inutiles
out le umami lol

vous avez bien lu le texte ?
plusieurs fois il est dit que la substance appelée glutamate de sodium (l'umami japonais) existe à l'état naturel dans presque tous les plats français.

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Avatar paule

paule

16 septembre 2023 17:38

Pour faire court, vous nous demandez ce que l'on pense des exhausteur de goût.

Si les aliments sont cuits correctement, nous avons largement de quoi régaler nos papilles en France.
On ingère déjà bien assez de produits inutiles
out le umami lol

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

16 septembre 2023 14:47

Heureux de savoir "qu'il ne faut pas s'attendre au moindre changement sur le plan gastronomique" en France .. Et puis je ne suis pas ouvert aux actions de mercatique des amis japonais : il me suffit de voir passer les cyclistes invitant au " Eat sushi ". Nos quatre saveurs identifiées depuis très longtemps chez nous, acceptent du bout des lèvre le "piquant" prôné par les cuisiniers chinois . Depuis les journalistes Gault et Millau qui nous ont invités à manger nos poisson "roses à l'arrête", je les cuit très peu, quand ils ne sont pas consommés crus , comme à Tahiti, et toujours fraîchement sortis de l'océan ..
C'est la fin de saison des langoustines des sardines, du thon . Nous nous reporterons sur les coquillages et tous les poissons plats ... Je vois d'ici revenir l'affreuse et immense guelle de la "marache" (la lotte) dont on ne consomme que la queue . Pourquoi ça vous fait rêver madame ?

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