JE PARTIRAI
- 4 mai 2023 08:44
JE PARTIRAI
4 mai 2023 08:44

janine33
alain a écrit :
Il devrait y avoir un délit de googlisation poétique , mais GVT a déjà tellement de boulot en matière de délinquance !
Meuh non !
Google nous permet de participer et d’alimenter les sujets , afin de paraître intelligents et cultivés .
Les vieux sont modernes .
Mais certains ont une mémoire fabuleuse tout de même .
kunzite
C'est à la chanson de Graeme ALLWRIGHT " l'Etranger " que me fait penser ce poème :
" Un jour penchée à ta fenêtre
Il te dira qu'il veut renaître
Au monde que ta tendresse lui cache
Et sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train il dit
Je t'avais prévenue je suis étranger "
Vamycrons
Oh OUI CHOULO. Superbe et merci.
En vous lisant, au début je me disais c'est du Victor HUGO...
Merci aussi à Janinne33 de nous avoir ressorti... celui que de lui, j'aime tant parmi d'autres qui en un temps... trop court nous ont permis à une amie et à moi, en essayant par correspondance de l'imiter timidement... de découvrir l'amour... 😌
nandocinqsix
@Vieuxchat : J'ai en mémoire la chanson de Desireles :"Voyage, voyage" qui fut un tube,
Mais la référence à Michel Fugain me va bien, la mélodie aussi car...:
"...les vrais voyageurs sont ceux là seuls qui partent
pour partir, cœurs légers, semblables aux ballons,
de leur fatalité, jamais ils ne s'écartent,
et sans savoir pourquoi, disent toujours allons !"
Dixit Charles Baudelaire, qui n'a fait qu'un seul grand voyage (forcé!) dans sa vie, hormis celui qui va dans les paradis artificiels ...
janine33
Vieuxchat a écrit :
Quelle curieuse et peu poétique définition des voyages de ce N.Bouvier ! J'en ai d'autres sensations...
D’autres comme Jacques Lanzman , fils d’émigrés juifs , ont marché , sont devenus écrivains , paroliers (Jacques Dutronc ) , les baroudeurs ont usé leurs souliers et dormi un peu partout , à la belle étoile . Pas moi . Je ne connais pas les bazars de Tabriz ni ceux du Caire . Mais bravo Messieurs d’avoir foulé les différents continents sans je suppose avoir des Nike-air à vos pieds . J’écoutais marche ou rêve à la radio !
Vieuxchat
nandocinqsix a écrit :
Les randonneuses marchent, pour marcher : elles ne vous disent pas merci .
Moi je vous remercie d'avoir rappelé les merveilleux vers de Victor Hugo : il était inspiré !
"On ne voyage pas pour se garnir d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que l'océan nous plume , nous rince et nous essore , et nous rende comme ces serviettes élimées que l'on vous tend avec un éclat de savon , dans les bordels de Tabriz !"
Dixit Nicolas Bouvier, que j'ai rencontré lors d'un premier festival des étonnants voyageurs à Saint-Malo .
Quelle curieuse et peu poétique définition des voyages de ce N.Bouvier ! J'en ai d'autres sensations...
nandocinqsix
janine33 a écrit :
Mieux vaut ne jamais être venu , ça économiserait un trajet !
Les randonneuses marchent, pour marcher : elles ne vous disent pas merci .
Moi je vous remercie d'avoir rappelé les merveilleux vers de Victor Hugo : il était inspiré !
"On ne voyage pas pour se garnir d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que l'océan nous plume , nous rince et nous essore , et nous rende comme ces serviettes élimées que l'on vous tend avec un éclat de savon , dans les bordels de Tabriz !"
Dixit Nicolas Bouvier, que j'ai rencontré lors d'un premier festival des étonnants voyageurs à Saint-Malo .
janine33
Merci Choulo , vous écrivez joliment .
Une réminiscence de Victor Hugo
à Léopoldine
Demain dès l’aube
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo, extrait du recueil «Les Contemplations» (1856)
